A la gauche du spectateur
3. Li partie supérieure de l'oreille est également couverte par les cheveux.
3i0 RAPHAËL PEINTRE DE PORTRAITS.
bien enchâssés dans l'arcade sourcilière, sont grands et ombragés d'épais sourcils, mais sans vive expression. Ils regardent le pape avec une admiration béate, qui n*a rien de forcé ni de joué, qui est sincère au plus haut point, et dans laquelle se concentrent en ce moment les facultés intellectuelles du personnage. Le nez, long et droit, n'a subi encore aucune dépression dans sa formel La bouche est plutôt grande que petite, bien dessinée, mais d'un sentiment un peu mou qui complète celui des yeux. Une légère moustache couvre la lèvre supérieure ; une barbe, également soyeuse et fine, se retrouve sous la lèvre inférieure et garnit à peine le menton, qui est saillant. Les joues, sèches plutôt que maigres, sont rasées. Le col dénote de la force. L'aumusse, qui enveloppe la poitrine, est rouge. Le rochet blanc n'est visible que sur une partie du bras droit. On ne voit d'ailleurs que le haut du corps ; le reste disparaît derrière la figure du pape... . Rien de plus vrai, de moins posé, de plus franchement ressemblant que ce portrait, dont la physionomie est honnête, mais sans charme. -
En 1518, le cardinal Jules de Médicis avait dépassé de quelques années déjà quarante ans et jouissait de toute la faveur de Léon X. 11 était fils naturel de Julien de Médicis, frère de Laurent le Magnifique. Sa naissance demeure obscure : on n'en sait pas précisément l'époque, et l'on n'est pas fixé davantage sur