‹ Rapports de la Pneumonie et du Paludisme: Essai de classificationChapitre 25 sur 26 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

De ce que nous venons de voir, il résulte en somme:

1” Que l'existence de la pneumonie paludéenne aiguë (hépatisation due à l'hématozoaire) n'est pas démontrée. Ce fait permet de penser que si elle existe, elle doit être extrêmement rare parce que nombreux sont ceux qui se sont mis à sa recherche, sans résultat indiscutable jusqu'ici ;

2° Que, par contre, il existe une pneumonie paludéenne chronique, rare cest vrai, et qui n’est en somme qu'une cirrhose paludéenne du poumon consécutive à des poussées congestives répétées ;

3° Que les pneumonies des paludéens sont, par conséquent, le plus souvent des pneumonies à pneumocoques, qui peuvent se diviser comme suit, d’après leurs rapports avec le paludisme

A. Pneumonies où l’hématozaire et le pneumocoque évoluent en même temps :

a) Pneumonies compliquées de paludisme, c'està-dire pneumonies au cours desquels paraissent des accès paludéens

b) Pneumonies compliquant du paludisme, c'està-dire pneumonies venant se surajouter à des accès.

B. Pneumonies où l’hématozoaire et le pneumocoque évoluent successivement :

a) Pneumonies appelées par le paludisme, c’està-dire se développant sur cet état hyperemique

qui leur est si favorable.

b) Pneumonies réveillant un paludisme latent, c’est-à-dire affaiblissant la défense de l'organisme, au point qu'un hématozoaire latent el peu virulent peut recommencer à évoluer.

c\ Pneumonies évoluant sans être déformées par le paludisme du sujet.

lels sont les rapports de la pneumonie et du paludisme.

Alger, le 20 mars 1911.

Vu : Le Président de thèse,

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