CONCLUSIONS
De ce que nous venons de voir, il résulte en somme:
1” Que l'existence de la pneumonie paludéenne aiguë (hépatisation due à l'hématozoaire) n'est pas démontrée. Ce fait permet de penser que si elle existe, elle doit être extrêmement rare parce que nombreux sont ceux qui se sont mis à sa recherche, sans résultat indiscutable jusqu'ici ;
2° Que, par contre, il existe une pneumonie paludéenne chronique, rare cest vrai, et qui n’est en somme qu'une cirrhose paludéenne du poumon consécutive à des poussées congestives répétées ;
3° Que les pneumonies des paludéens sont, par conséquent, le plus souvent des pneumonies à pneumocoques, qui peuvent se diviser comme suit, d’après leurs rapports avec le paludisme
A. Pneumonies où l’hématozaire et le pneumocoque évoluent en même temps :
a) Pneumonies compliquées de paludisme, c'està-dire pneumonies au cours desquels paraissent des accès paludéens
b) Pneumonies compliquant du paludisme, c'està-dire pneumonies venant se surajouter à des accès.
B. Pneumonies où l’hématozoaire et le pneumocoque évoluent successivement :
a) Pneumonies appelées par le paludisme, c’està-dire se développant sur cet état hyperemique
qui leur est si favorable.
b) Pneumonies réveillant un paludisme latent, c’est-à-dire affaiblissant la défense de l'organisme, au point qu'un hématozoaire latent el peu virulent peut recommencer à évoluer.
c\ Pneumonies évoluant sans être déformées par le paludisme du sujet.
lels sont les rapports de la pneumonie et du paludisme.
Alger, le 20 mars 1911.
Vu : Le Président de thèse,