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CHAPITRE

ROLES HYDRAULIQUES, RÉLIERS.

§ 1. — Roues hydrauliques.

Parmi les roues hydrauliques , nous citerons d'abord la roue-\anne de M. Sagebien, qui est déjà connue et appréciée depuis plusieurs années. On peut la définir : une roue de côté, à marche très- lente, dans laquelle l'eau agit presque exclusivement par son poids. Les aubes ont une très-grande hauteur : environ un tiers du rayon. Ces roues sont capables d'utiliser des chutes d'un débit énorme pouvant atteindre 1,500 litres par seconde et par mètre de largeur de la roue; elles donnent un rendement très-élevé, entièrement comparable à celui des meilleures turbines, et qui diminue d'une manière peu sensible par les crues d'aval. Ces résultats sont d'autant plus remarquables qu'ils ont été obtenus par le perfectionnement d'un genre de moteur étudié depuis longtemps et sur lequel le dernier mot de la science paraissait avoir été dit.

M. A. Delnest (Belgique] a exposé une roue de côté, dont les aubes sont composées de deux parties symétriques par rapport au plan médian de la roue, où elles viennent se réunir en faisant entre elles un angle obtus. Par cette disposition des aubes, M. Delnest s'est proposé de rendre plus facile leur dégagement, de permettre l'échappement de l'air par leurs extrémités latérales, et d'empêcher le relèvement de l'eau du bief d'aval. Du reste, iious manquons de renseignements sur les résultats pratiques donnés par ce moteur.

La machine hydraulique de iMarly, dont un modèle est exposé dans un pavillon du parc, a été construite, d'après les ordres de l'Empereur, par M. Dufrayer, pour amener l'eau de

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la Seine sur les plateaux de Versailles et à Saint-Clou. 1. Six roues de côté de 12 mètres de diamètre mettent en jeu vingtquatre pompes horizontales, qui peuvent élever, en vingtquatre heures, et d'un seul jel, 1,500 mètres cubes d'eau à une hauteur de 156 mètres, répartie sur un parcours de 2,280 mètres. La machine de Marly est bien construite, et tous les détails en ont été étudiés avec soin. Le rendement est de 58 pour 100 environ en eau élevée.

M. Colladon a exposé son système de roue flottante. Cet appareil, qui a déjà paru à l'Exposition de 18(>2, est (Tune construction assez simple. La disposition adoptée par M. Colladon permet à la roue de suivre toutes les variations du niveau de l'eau, sans qu'elle cesse de transmettre au bâtis, qui est fixe, et de là à l'usine, la force motrice développée par l'action du courant. Le coursier suspendu à l'axe de la rout* en suit tous les mouvements, de manière à se placer toujours exactement au-dessous d'elle.

En combinant ce système de roue flottante avec l'appareil «le Wettinann, MM. Colladon et Cordier ont établi une roue élévatoire qui peut, sans clapets ni autres organes de ce genre, servir à élever l'eau à plusieurs mètres de hauteur. Des expériences faites en 1857 par M. Thury ont montré que le rendement en eau élevée était de 25 pour 100, en admettant que la partie utilisable de la puissance du cours d'eau soit représentée par la force vive de la masse liquide, qui vient frapper la surface immergée des aubes.

§ 2. — Béliers.

M. Bollée a exposé des béliers hydrauliques, dans lesquels la soupape a la forme d'un cylindre fermé par le bas et percé sur son pourtour de fenêtres rectangulaires. Lorsqu'elle est soulevée par l'action de l'eau, son bord supérieur entre dans une rainure pratiquée dans le bâtis fixe, mais sans pénétrer jusqu'au fond; cette disposition diminue beaucoup l'intensité

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des chocs. Un levier chargé d'un contre-poids permet d'équilibrer partiellement la soupape, et, par conséquent, de faire varier la vilesse. M. Bollée a heureusement profité du choc produit par le coup de bélier pour alimenter le réservoir d'air, au moyen d'une sorte de pompe disposée de manière à ce que la prise d'air puisse se faire à une hauteur quelconque, et, par conséquent, au-dessus des plus hautes eaux. Les appareils de. M. Bollée avaient déjà été exposés en 1862, et ils n'ont subi depuis cette époque aucune modification de quelque importance

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