II. — ÉCOLES ET ÉTABLISSEMENTS
d'instruction.
Il est inutile de rappeler ici tout ce qu’on fait en Allemagne pour répandre l’instruction dans toutes les classes de la nation. On peut s’en former une idée, en ce qui concerne l’instruction militaire proprement
PLACES FORTES
dite, par la seule nomenclature des écoles ou établissements de tout genre. J’ai souligné les noms de ceux qui ont été créés depuis 1866.
On compte :
I L'Académie do guerre,
I L'École d'artillerie et du génie,
L’École centrale de gymnastique,
L' École de tir d'artillerie,
A Berlin.
I L Ecole de pyrotechnie,
I L'Institut médico-chirurgical, f L’École vétérinaire,
\ La Forge d’instruction,
A Hanovre . . L’École de cavalerie,
A Spandau . . L’École de lir d'infanterie,
A Kiel .... L’École navale,
A Potsdam. . . Le balaillon d'instruction.
7 Écoles de guerre, à Potsdam, Neisse, etc.
7 Maisons de cadets, il Berlin, etc.
4 Écoles de soiis-ofliciers, à Potsdam, etc.
3 Orphelinats militaires, à Potsdam, Annabourg, château de Pretsch.
Il est question de créer, en outre :
\ École de télégraphie militaire,
1 École de chemins de fer,
1 cinquième École de sous-officiers,
I École spéciale de sous-officiers d'artillerie.
De son côté, le royaume de Saxe, qui fait partie de la Confédération du Nord, possède :
t Maison de cadets, à Dresde,
< École de cavalerie, h Dresde,
I Mai. -on d'orphelins, à Struppen.
La plupart de ces écoles ou établissements de la Confédération du Nord ont subi depuis 1866 un accroissement considérable, en même temps qu’une organisation mieux appropriée aux besoins actuels.
Voulant me faire une idée du nombre total d’officiers, sous-ofliciers et élèves qui reçoivent l’instruction dans ces divers établissements, je me suis procuré au ministère de la guerre les renseignements nécessaires. Abstraction faite des h maisons d’orphelins, qui comptent 1,200 enfants, on a, en chiffres ronds, les totaux suivants :
Personnel préposé à renseignement, GOO ;
Officiers, sous-officiers, aspirants et élèves, 7,500.
Les 8 maisons de cadets comprennent à elles seules plus de 1,800 élèves, et les ù écoles de sousofficiers environ 2,000.
On voit qu’en tenant compte des 1,200 enfants des maisons d’orphelins, on arriverait au chiffre d’environ 9,000, comme représentant le total des individus qu’entretient la Confédération du Nord pour maintenir dans l’armée l’instruction k la hauteur voulue.