CONGÉS DU ROI
Le i'r octobre est la date normale à laquelle le contingent de 3' année passe dans la réserve pour être remplacé par le contingent de nouvelle levée. Mais depuis plusieurs années, le gouvernement prussien, pour raison d’économie, renvoie, par anticipation, dans la réserve les hommes de 3° année, en même temps qu’il n’incorpore le nouveau contingent qu’après le 1” octobre. Il résulte de celte double mesure l’économie la plus réelle de toutes celles que le gouvernement s’ingénie à réaliser; car elle représente, en moyenne, le montant des frais de solde et d’entretien, pendant 3 mois, du tiers de l’effectif de l’infanterie de ligne et de l’artillerie à pied.
Cette année-ci les dispositions prescrites par un ordre du Roi du 17 février pour le renvoi dans la
réserve, par anticipation, sont les mêmes que l’an dernier. Les manœuvres devront être terminées dans tous les corps d’armée le 15 septembre au plus lard, et les commandants supérieurs ont l’ordre de congédier les hommes qui auront pris part aux manœuvres d’automne, le premier ou le deuxième jour après les manœuvres, ou de suite à leur rentrée dans les garnisons respectives.
L’ordre du 17 février fixe ensuite le nombre de recrues que chaque corps de troupe devra recevoir, en remplacement de la classe renvoyée dans la réserve. Ce nombre total, qui constitue le conlingentde cette année, s’élève à 95,540, y compris /j77 hommes
pour la marine. Sur ces 95,540 hommes, sont :
Levés effectivement. . . . 86,860 i
„ ■ , , ■ o on , 9o,540 nommes.
Engages volontaires. . . . 8,680 '
Les 86,860 hommes levés se répartissent comme il suit :
Prusse 69,691 \
^aïe 7, "20 | 86 8gQ |10mmes,
Hesse 795 (
Autres États 8,654 |
L’incorporation de ce contingent de 1870 aura lieu aux dates suivantes :
Les recrues de la cavalerie, de l’artillerie à cheval et du train devront avoir rejoint le 15 octobre ;
Les troupes à pied de la garde, le 3 novembre ;
Celles de la ligne, le 15 décembre.
Mais le besoin de faire des économies est tel, qu’aux mesures dont il vient d’être parlé la Prusse en ajoute une autre qui consiste à délivrer des congés temporaires, en assez grand nombre, aux soldats de 2' année. On les appelle en Prusse congés du Roi. Cette mesure, que j’ai déjà signalée dans mon Rapport du 2 décembre 1869 et qui est qualifiée de provisoire, date de 1868. J’en rappelle ici les dispositions :
Chaque compagnie d’infanterie envoie en congé 5 hommes; chaque bataillon de chasseurs, 64 hommes, etc.
(Voir mon Rapport du 2 décembre 1869.)