‹ Rapports militaires, écrits de Berlin, 1866-1870Chapitre 45 sur 150 · I. Prusse · texte numérisé non relu

I. Prusse

il. Saxe royale 2,420,795

ni. Hesse (Nord) 257,273

iv. Mecklcnbourg-Schwerin 560,578

v. Saxe-Weimar 282,856

vi. Merklenbourg-Strelitz 98,6''8

vu. Oldenbourg 316,960

viii. Brunswick 304,039

ix. Saxe-Meiningcn 180,193

x. Saxe-Altenbourg 141,650

xi. Saxe-Cobourg-Gotha 168,290

xii. Anhalt 196,858

xiii. Schwarzbourg-Rudolstadt 75,132

xiv. Schwarzbourg-Sondershausen 67,542

xv. Waldeck 57,050

xvi. Reuss branche ainée 44,172

xvu. Reuss branche cadette 89,974

xtiii. Schaumbourg-Lippe 31,168

xix. Lippe 112,599

xx. Lubeck 48,439

xxi. Brême 108,792

xxu. Hambourg 302,599

Confédération du Nord 29,974,779

Les forces militaires de la Confédération de l’AI-

lemagne du Nord comprennent l’ensemble des forces militaires de ces différents États.

Aucun d’eux, à l’exception de la Prusse et de la Saxe, n’a une population suffisante pour constituer un corps d’armée. La Prusse, profitant de cette circonstance, les a amenés tous, moins la Saxe, h consentir de faire entrer leurs troupes comme parties intégrantes dans plusieurs de ses corps d’armée propres, dont le nombre est de 11, plus la garde. Ainsi , par exemple , les troupes du duché d’Anhalt et celles des États de la Thuringe font partie des h ' et 5° corps d’armée; celles des grands-duchés de Mecklenbourg font partie du 9' corps, celles d’Oldenbourg et de Brunswick sont englobées dans le 10e corps, etc.

Seul de tous les États de la Confédération , le royaume de Saxe a constitué ses troupes à part, en un corps d’armée qui porte le n° 12.

A ces 12 corps d’armée, plus la garde, qui composent les forces fédérales , il convient d’ajouter le contingent du grand-duché de Hesse, qui a mis, par une convention particulière , toutes ses troupes , même celles de la partie située au sud du Main, à la disposition de l’Allemagne du Nord, sous le nom de 25' division.

On peut donc dire , finalement , que les forces militaires dont dispose le roi de Prusse comprennent trois groupes distincts, quoique très-inégaux :

1° Celles de la Prusse et de tous les autres États, la Saxe exceptée, constituées en 11 corps d’armée, olus la garde ; c’est véritablement aujourd’hui l’armée prussienne ;

2° Celles de la Saxe, c’est-à-dire un corps d’armée portant le n° 12 ;

3° Celles de la Hesse, sous le titre de 25' division.

Avant d’entrer dans le détail des effectifs, je rappellerai plusieurs points principaux.

Bases générales.

Population de la Confédération du Nord : 29,974,779 habitants.

Rapport de l’effectif militaire à la population :

1° Effectif budgétaire : 1/100' sans les officiers, 1/96' avec les officiers;

2° Effectif sur pied de guerre : 1/33'.

Nombre des jeunes gens de 20 ans, chaque année : 300,000 à 330,000.

Contingent annuel : 93,000 hommes moyennement.

Rapport du contingent annuel à la population : 1 /322e.

Durée du service : 12 ans, savoir :

3 ans sous les drapeaux (de 20 à 23 ans) ;

h ans dans la réserve ;

5 ans dans la landwehr;

De 17 à 42 ans dans le landsturm.

Je ne reviendrai pas sur les principes d’organisation des forces militaires de l’Allemagne du Nord. On sait que le territoire de la Confédération est divisé en 12 grandes circonscriptions dont j’ai envoyé le tableau l’an dernier et dont chacune correspond, comme recrutement, organisation et dénomination, à un corps d’armée complet. Il faut entendre par corps d’armée , comme on fait en Prusse, l’ensemble de toutes les forces militaires fournies par une circonscription, que ces forces appartiennent h l’armée permanente, à la réserve ou à la landwehr. C’est, si on veut, le total des hommes de la circonscription âgés de 20 à 32 ans qui servent sous les drapeaux ou qui y ont servi. Aussi les Prussiens disent-ils avec un certain orgueil que leurs corps d’armée sont de 70,000 hommes.

Chacune de ces 12 grandes circonscriptions de corps d’armée se divise en 6 circonscriptions de brigade qui correspondent aux 4 brigades des corps d’armée. Une circonscription de brigade se subdivise en districts de bataillon de landwehr. Le district de bataillon de landwehr est le véritable centre de recrutement et d’organisation : il renferme , comme chacun sait, un dépôt permanent. J’ai fait connaître, dans mon Rapport de décembre 1867, la nouvelle division du territoire de la Confédération en districts

de bataillon de landwehr. Je rappellerai qu’elle a été fixée sur les bases suivantes :

1° A chaque régiment d’infanterie de ligne de 3 bataillons correspond 1 régiment d’infanterie de landwehr de 2 bataillons, qui porte le même numéro et le même nom provincial que ledit régiment de ligne;

2° A chaque régiment de fusiliers de ligne de 3 bataillons correspond 1 bataillon d’infanterie de landwehr dit de réserve, portant le même numéro;

3° La division de la landwehr en 1er et 2' ban n’existe plus; les hommes font partie de la landwehr jusqu’à 32 ans.

Comme on voit, 2 districts de bataillon de landwehr fournissent au recrutement de 1 régiment d’infanterie de ligne à 3 bataillons et de 1 régiment de landwehr à 2 bataillons.

Je fais suivre ici le tableau À, qui donne pour chaque corps d’armée le nombre des régiments d’infanterie, soit de ligne, soit de landwehr, et celui des régiments de cavalerie ou d’artillerie qui en font partie. J’y distingue les forces afférentes aux trois groupes que j’ai signalés plus haut, savoir : l’armée prussienne proprement dite, l’armée saxonne et la division hessoise.

Tableau A. - COMPOSITION DES CORPS D’ARMÉE.

no

Ce tableau indique exactement la composition des corps d’armée. Il montre que le territoire de la Confédération, en y ajoutant la Hesse de la rive gauche du Main, est divisé en 200 districts de bataillon de landwehr ordinaires -f- 12 de réserve. (Voir le Rapport du 2 décembre 1867.) La Prusse et les autres États, moins la Saxe, en comptent 170 qui fournissent, par groupes de 2, 8 h régiments d’infanterie de ligne à 3 bataillons, plus 85 régiments de landwehr à 2 bataillons. Ces Etats ont en outre 11 districts de bataillon de landwehr de réserve correspondant aux 11 régiments de fusiliers de ligne.

I. — DE l'effectif BUDGÉTAIRE OU DE PAIX DE L’ARMÉB FÉDÉRALE.

L’article 60 de la Constitution fédérale a fixé jusqu’au 31 décembre 1871 à, un pour cent de la population de 1867 l'effectif de l’armée sur pied de paix. Les officiers ne sont pas compris dans cette fixation 1 et, comme le chiffre de la population s’élevait en 1 867 à 29,900,000, il s'ensuit que l’effectif de l’armée (officiers non compris) doit être de 299,000 hommes. Si on ajoute k ce chiffre celui du nombre des officiers (12,985), des payeurs, des vétérinaires, des armu-

I. Quanta la gendarmerie, elle relève, comme on sait, du budget du ministère de l’intérieur.

riers et des selliers, on a 313.583, qui représente l'effectif budgétaire actuel.

Je joins à mon Rapport un extrait du budget du ministère de la guerre pour 1869 : on y verra que l’elTectif de l’armée fédérale est bien conforme au chiffre fixé par la Constitution. Il n’y est pas tenu compte de la réduction d’environ 12,000 hommes opérée le 1" mai dernier, parce que le budget pour 1869 a été imprimé avant cette date. La réduction dont il s’agit n’est, d’ailleurs, que provisoire.

J’ai établi le tableau B avec la plus grande exactitude. Il fait connaître les effectifs adoptés dans toute la Confédération pour les bataillons, les escadrons, les batteries et les régiments des différentes armes. J’y compte les musiciens, comme on fait en Prusse, parmi les combattants. Les colonnes des non -combattants comprennent les médecins, les vétérinaires, les payeurs, les armuriers, les ouvriers, les infirmiers et les soldats du train.

Tableau B. — EFFECTIFS AU PIED DE PAIX.

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