I. — RETOUR A l’emploi DU BRONZE
Aujourd’hui 31 août a été prise à Berlin une décision de la plus haute importance : le retour à l'emploi du bronze pour la fabrication des pièces de campagne. Je renvoie à mes Rapports des 20 février et 29 juillet 1868 pour expliquer ce résultat, et, si je m’empresse de le faire connaître, c’est en raison de l’influence qu’il est appelé à exercer sur la décision que nous avons à prendre nous- mêmes en France relativement à la matière, bronze ou acier, qu’il convient d’adopter pour un nouveau matériel d’artillerie de campagne. Le retour au bronze, auquel vient de se déterminer l’artillerie prussienne, est un fait heureux pour la France, qui ne compte pas de fonderie d’acier comparable à, celle de M. Krupp et qui possède des approvisionnements de bronze considérables.
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J’ai donné, à la date du 29 juillet, quelques détails sur les expériences de tir de la Commission d’essais, au polygone de Tegel, avec six canons en bronze se chargeant par la culasse, dont quatre de h et deux de G. C’est à. la suite des résultats satisfaisants qu’elle a obtenus que la Commission, réunie aujourd’hui en conférence, s’est prononcée à l’unanimité pour le retour au bronze dans la fabrication des canons de campagne et pour l’adoption des modèles de h et de G qui ont servi aux récentes expériences.
I.a question sera soumise prochainement à ce qu’on appelle ici l’Inspection générale de l’artillerie, que préside le prince Charles ; mais la décision de ce comité ne saurait être douteuse. Il faudra ensuite, pour que l’importante mesure dont il s’agit soit définitivement arrêtée, que le Roi ait donné sa sanction.
Il serait question de commencer ces jours-ci k couler une dizaine de pièces de campagne des nouveaux modèles adoptés.