‹ Rapports militaires, écrits de Berlin, 18661870Chapitre 11 sur 133 · DE LA -LANDWEHR · texte numérisé non relu

DE LA -LANDWEHR

Réponse. — Les sous -officiers de la landwehr proviennent :

1° Des sous-officiers sortis de l’armée;

2° Des simples soldats qui, pendant leur troisième année de service dans l’armée , ont reçu l’instruction nécessaire pour remplir les fonctions de sous -officier de landwehr (chaque compagnie de l’armée forme, dans leur dernière année de service, deux hommes aux fonctions de sous-officier de landwehr) ;

3° Des hommes de la landwehr. Ceux qui se recommandent par leur zèle et leurs aptitudes sont promus au grade de sous-officier.

3e Question. — Quelle est la composition des cadres de la landwehr?

Réponse :

Infanterie. — En temps de paix , les 32 régiments d’infanterie de la landwehr et les li de la garde n’ont ni état-major ni cadres permanents. Les officiers et la troupe sont en position de congé, mais chaque bataillon a un dépôt, composé comme il suit :

1 commandant (c’esttoujours

un officier de l’armée) . .

\ lieutenant

4 sergents-majors

6 sous-officiers

4 premiers soldats

2 soldats

Tolal.

2 officiers, 16 hommes.

En temps de guerre, les cadres des régiments de landwehr sont conformes à ceux des régiments de ligne.

Cavalerie. — Il y a 12 régiments de cavalerie de landwehr, mais sans état-major ni cadres formés. Chaque escadron compte, en temps de paix, un dépôt ainsi composé :

\ IL'Ulenant

2 sous-officiers.. . .

2 premiers soldats

Total.

( < officier,

( 4 hommes.

Il y a, en outre, 1 officier de la ligne comme commandant des h escadrons du régiment et, pour la comptabilité, 1 payeur et 1 secrétaire.

4e Question. — Les chevaux de la landwehr sontils achetés et nourris par l’État?

Réponse. — La Prusse (je ne tiens pas compte des trois provinces qu’elle vient de s’annexer) est divisée en huit grandes circonscriptions militaires, dans chacune desquelles se recrute et stationne un corps d’armée de toutes armes , troupes actives et troupes de landwehr. Chaque circonscription compte en moyenne treize districts, appelés districts de bataillon de landwehr. Le district de bataillon de landwehr est la véritable unité territoriale pour le recrutement des forces militaires de la Prusse, pour le contrôle des hommes de la réserve et de ceux de la landwehr, comme pour toutes les mesures qu’entraîne

DE LA LANDWEIIR.

le passage du pied de paix au pied de guerre ( la mobilisation, selon l’expression allemande).

Les hommes de la landwehr vivent dans leurs foyers en position de congé , mais ils peuvent être rappelés pendant leur temps de service pour faire des exercices de huit à quinze jours.

La cavalerie de la landwehr est constituée en escadrons correspondant aux districts de recrutement des bataillons d’infanterie. Les chevaux dont elle a besoin pendant la durée de ces exercices sont fournis par les particuliers et par les communes, lesquelles font des achats directs, comme elles l’entendent. Quand les exercices sont terminés , les communes revendent les chevaux. La perte pécuniaire qui s’ensuit représente la charge imposée aux différentes communes.

Cette charge est beaucoup plus lourde en temps de guerre, car, indépendamment des chevaux de cavalerie de landwehr, les communes ont à fournir les chevaux nécessaires aux trains , aux bagages et aux ambulances de l’armée.

En paix comme en guerre, c’est l’Etat qui nourrit les chevaux.

On remarquera d’ailleurs que, en Prusse, le cheval est assimilé à l’homme, c’est-à-dire qu’il doit le service à l’État. Tous les chevaux du pays, sans en excepter ceux des particuliers, sont portés sur des situations officiellement établies et fournies au gou-

vernement par les autorités locales. Pour une guerre, l’État, désireux d’éviter le mécontentement public, achètera de préférence les chevaux dans le commerce, soit en Prusse, soit à l’étranger. Mais, s’il trouvait les exigences du commerce trop élevées , il se procurerait les chevaux chez les particuliers ou les propriétaires, à des prix qu’il fixerait lui-même.

Au printemps dernier, pendant la mobilisation qui a précédé la guerre d’Autriche, l’État a complété les effectifs des chevaux de la cavalerie et de l’artillerie de l’armée par des achats faits dans le commerce. Les chevaux de cavalerie de la landwehr, ceux des parcs, des ambulances, etc., ont été fournis par les communes et à leurs frais.

5‘ Question. — Quel est l’uniforme de la landwehr?

Réponse. — Il ne diffère de celui de l’armée que par la coiffure. Toute l’infanterie de l’armée a le casque, excepté les bataillons de chasseurs, qui portent le shako en cuir noir h double visière. Toute la landwehr porte ce même shako avec une croix blanche sur le devant, comme signe distinctif.

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