‹ Rapports militaires, écrits de Berlin, 18661870Chapitre 79 sur 133 · III. — NOUVEL ANNUAIRE DE L’ARMÉE · texte numérisé non relu

III. — NOUVEL ANNUAIRE DE L’ARMÉE

pour 1869.

Les Allemands aiment beaucoup les travaux de statistique. Il en a déjà été fait plusieurs sur le nouvel Annuaire de l’armée prussienne pour l’année 1809, depuis sa publication.

On s’est plu à le comparer à celui de 1858, pour donner une idée de l’accroissement des forces militaires de la Prusse pendant cette période de 10 ans.

Premièrement, on a mis en regard les forces de la Prusse de 1858 avec celles de la Prusse de 1868, qui comprend en plus le Hanovre, les duchés de l’Elbe , la Hesse électorale, Nassau et Francfort. On trouve ainsi :

I Infanterie : 168 bataillons de garde et de ligne; 67 — de landwehr:

Cavalerie : 168 escadrons de garde et de ligne. Diminution . . Cavalerie : 136 escadrons de landwehr.

Si on remarque que, parmi les troupes d’augmentation, 41 bataillons et 84 escadrons ne font que rem-

«APPORTS M Ll TA IR RS.

placer les forces militaires qu’avaient avant 1866 les pays annexés depuis à la Prusse, on voit que l’ancienne Prusse seule compte aujourd’hui de plus qu’en 1858 :

127 bataillons de garde et de ligne et 450 escadrons idem.

Secondement, on sait que la Prusse a conclu avec tous les États de la Confédération de l’Allemagne du Nord, excepté le duché de Brunswick et le royaume de Saxe, des conventions militaires en vertu desquelles les forces militaires de ces États font réellement partie intégrale de l’armée prussienne. Le nouvel Annuaire comprend ces forces au nombre de :

22 bataillons (régiments d’infanterie n"‘ 89, 90, 91 , 93, 94, 95, 96, et le bataillon de chasseurs n° 43);

45 escadrons (régimenls de dragons n°' 47, 48 et 49).

Si on tient compte de ces forces englobées, on a le tableau comparatif suivant :

Infanterie : garde et ligne, 4 36 bataillons; landvvehr, 4 46 bataillons. Total, 252 bataillons.

Cavalerie : garde et ligne, 452 escadrons; landvvehr, 4 36 escadrons. Total, 288 escadrons.

Infanterie : garde et ligne, 324 bataillons; landvvehr, 482 bataillons, dont 4 4 des petits États. En 4 868.. j Total, 506 bataillons.

/Cavalerie : garde et ligne, 334 escadr. ; landvvehr... V Total, 334 escadrons.

En 4858..

DES DEUX CLERGÉS

Ainsi l’infanterie a été plus que doublée pendant ces 10 ans, et il en est de même de la cavalerie si on a égard aux 136 escadrons de landwehr qui n’ont été supprimés qu’en 1867.

Troisièmement, comme le duché de Brunswick n’a pas fait de convention militaire avec la Prusse , son contingent ne figure pas dans l’Annuaire. Il se compose du 92e régiment d’infanterie, de i régiment de landwehr et du 17e régiment de hussards.

Ne figurent pas non plus dans l’Annuaire : le 12e corps d’armée (royaume de Saxe) et la 25e division ( grand-duché de Hesse ).

Ces 3 États ont comme infanterie et cavalerie :

42 bataillons de ligne,

29 bataillons de landwehr,

45 escadrons.

Si on les ajoute aux forces précédentes, on trouve que la Prusse dispose aujourd’hui, sans parler des troupes de remplacement ou de dépôt :

De 557 bataillons (garde, ligne et landwehr); 379 escadrons garde et ligne) ; c’est-à-dire de 325 bataillons et 91 escadrons de plus qu’en 1858.

Les faiseurs de statistiques n’ont pas manqué de montrer à quel point l’élément bourgeois a envahi le corps d’officiers pendant les 10 dernières années. Effectivement, parmi les 13,000 officiers de l’armée

fédérale , on n’en compte plus qu’un tiers appartenant à la noblesse; les deux autres tiers sont issus de la bourgeoisie, de telle sorte qu’il n’est plus possible de dire que le corps d’officiers se recrute dans la noblesse. Cet accroissement considérable de l’élément bourgeois est la conséquence de la fusion dans l’armée prussienne des officiers des contingents fournis par les petits États de la Confédération du Nord.

Je donne ici le tableau suivant, pour le cas où on le trouverait intéressant.

L’armée compte :

t d’infanterie. . .

Généraux. . .< lieutenants. . .

» majors

[ d’infanterie. . .

1 de cavalerie. . .

Colonels . . . / d’artillerie . . .

1 de pionniers . .

1 du train ....

Lieutenants-colonels ......

Majors

Capitaines et lieutenants

) Total. 4,388

La classe noble domine surtout dans la cavalerie, où elle entre pour 92 sur 100. La bourgeoisie l’emporte dans l’artillerie et les pionniers, comme 75 sur 25.

A ne considérer que les 1,382 généraux et officiers supérieurs, il entre dans ce nombre 366 officiers de la classe bourgeoise, savoir :

DES DEUX CLERCÉS.

2 généraux-lieutenants,

5 généraux- majors,

46 colonels,

78 lieutenants-colonels,

233 majors,

parmi lesquels 1 71 appartiennent aux armes spéciales.

DE LA

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