‹ Rapports relatifs à la consolidation des temples (volume 2)Chapitre 56 sur 76 · IO · texte numérisé non relu

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A. liARSANTI.

lia pas eu son pareil jusqu'à présent dans ihistoirc dos découvertes égyptolo-

}}M|iies.

En voici la description aussi complète que j'ai pu la taire. On la trouvera peut-être minutieuse, mais que Ton sonfj;e (jue nous avons ici pour la première lois une chapelle d'époque [diaraonique encore pourvue de son mobilier. Par mobilier je nentends pas les menus ustensiles en bois, en pierre ou en métal qui servaient au culte, vases sacrés, encensoirs, plateaux d'offrandes et insignes divers : ceux-là n étaient probablement pas laissés sur les lieux par les prêtres célébrants, et étaient rentrés dans la sacristie. Mais les autels subsistent et les obélisques et le naos avec les statues des deux divinités adorées dans la chapelle, ainsi (|ue vous les avez reconnus lors de votre première visite. Il v a donc là une nécessité de décrire avec autant d'exactitude que possible l'état des lieux tel qu'il était au moment où la chapelle sortit des sables qui l'avaient recouverte pendant tant de siècles.

Parues crtérieares du mur. — l^a chapelle étant adossée au rocher du côté ouest et au mur de briques du coté est, na de faces extérieures décorées que des côtés sud et e^t (pi. CF^iVl).

Face stid(l\^. y). — La porte qui v est |>rati([uée ouvre à o m. ^lo cent, plus haut

Ki^ij. -. — Schéma dos tableaux el inscriptions figurés sur la facfl suJ do !a chapollo.

(pie le niveau du sol de la plate-forme qui court en avant des grands colosses, et elle est rejointe à celui-ci par un petit escalier de quatre marches assez grossier (|)l. GLVII). La porte même est surmontée du dis(|ue ailé tlanqué des deux

r.AiM'OUï sur. i.i;s monuments diiîsamboi i,. wj

uraMis avT'C. à flioito et à paiiche, la If'fjcnde : f» — >■ ■> — -) ^»" |i. Sous le disque, sur la Itaiide du linteau, est {^raxé le protocole de Haiiisi-s II i-ii fji'ux portions allVontées : ^ | ' ' [ l 1^) ^^^'-^ (3^3 -^ ^ ! f ^'"' '''' '"«"^^"^^ (III lil, en une seule colonne V(;rticale. à lest : ^« — •) ^SZT]±>f J 1^ •

Un seul ljas-r(;licl occu[)e I espace <|ui sépare la portf de I an<jle du iiiur (pi. CLVIII). On y voit Uainsès II dehout entre Harmakhis : (- — -) I i i ' yr

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(HEMlâf

AV/Yv csV. — Klle penchait en avant, ainsi i|ue je lai dit plus liaiil. i-l a\aiil tout, j'ai dû la remettre à la verticale, ce que j ai l'ait d un seul coup au inoven d un appareil de planches et de crics. J'ai de plus reconstruit les deux ♦petits p\lones, dont aucune trace ne subsistait (cf. pi. ("iLI\). avec les IVaj^ments que jai recueillis dans le sable et dans la maçonnerie de la tombe du major Tidswell. Les deux j/etites tours, une Fois rebâties, lutilité en de\iiit t'vidente. L autel intérieur esl plac(' au iiiilieii de la chapelle, pisle dans le créneau quelles forment : lors(|ue le prêtre venait le mal m réciter la |)iière. il se trouvait, lui ciii<|uièine avec les quatre sin^'es, en face du soleil levant qui leur envoyait ses premiers ravons entre les deux. Chacun de ces deux massifs |uirlait un tableau [•(qjrésentant Ramsès en adoration ile\aiil une des formes du Soleil. Celui du sud est presque détruit, mais on \ distingue encore, sur la droite, un Harmakhis :

("*""■) jlliv^ il '' '"'""l"^ hununn et à tète de faucon citiiïée du disque, ileboul

devant un autel : de I autre ciUi' de I aiilid. à jjauche. le mi : [m — ►) |I

"^^^■i % I ( élail (leliDul. mais i»n ne xoil nlus de lui tl'i»?

les |aiiibes. Le massil du nord esl un piii mieux conservé : le dieu (• — •) \ a la même lorme et S(tii nom esl t'cril : r \r ^^ , ^^'— " . Il

ne reste de la léjjt'ude du nti que les deux cartouches. . Le ciH'ps même de la muraille comprend deux lableaiix (pi. CLI\ I. qui. tous

lôO

A. liAl'.SAM'I.

les (Il'U\, nous monirt'iit Haiiisès jijjenouillé sur le siyue de la réunion des deux terres ^^, de vaut Amon-Rà, an sud, et devant Harmakhis, an nord, qui lui

tendent le signe de vie. Dans le tableau du noid il reste (juelques fragments dti

discours d"Amon-Rà : î i "— ' ...''■^ I w 11 '^. et derrière

le dieu, en une seule colonne verticale (|ui sépare les deux : (^ — -) lT| XOK

roi les fragments de la légende ordinaire : V-^ .... il*' *^' '^"

voil le double royal, représenté par les deux bras armés unis à une enseigne (pii supporte les restes du nom de double : ^P'^W'*" — 'xtf'^P' accompagné

. Dans le tableau du nord.

de sa légende :

le discours d'Hai'makhis est presque complet : (» — >■) i | ] ] V ."^ 1 A

'"^ I ''=^^ Il ''•^ I (^ '"^: on voit derrière namses la

-m^ \ O m. -^ Il J I '^1

légende ordinaire : Yt ,/ , - ï '*\" 1^"'^ '^ symbole du double avec

- lé«.n,le : t^^ VaiîiÀ

Poiiioiis intérieures de In cliapelle. — Kn.y pénétrant, nous avons constaté qu'elle avait été pour moitié taillée dans le roc et pour moitié bâtie avec des blocs rapportés. Elle avait conservé les éléments lourds de son mobilier, et tout d'abord deux autels réservés dans le roc au moment où la cliapelle avait été édifiée. L un

^^inofinnnnnnnnon'iT

Fifj. 8. — Los ([ualrp lacos <lf' l'aiid'l renlial.

d'eux est placé au centre même de la pièce et il a la l'oi-me des autels ordinaires. Il est liant de i m. ^5 cent, et il a i m. 2 5 cent, de côté à la base. Les (juatre faces en son! r(!j)roduites sur le croquis ci-joint (fig. 8). La face est (pi. CLX), lace principale, est décorée à la gorge d'un rang d'ornements jadis colorés, sur le plan incliné des légendes de Rainsès II placées sous le si;>ne du ciel et enfermées

RAI'POliT Sljli I.KS \|()\U\II-\TS I) II5SA\I150L'^.

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UU

f'^Rn fïffiîn

(liiiis un oadro en forme do trapèze*. I.a face nord ii ;i aucune inscnntion. el

la face smi (jjI. (Jl.Xlj ne |ioitanl qn une hande horizontale d liiérofjlvphes à moitié détruits : f- — -)

^^ r ®1'j^M À T- Enfin la face ouest oiliiiil |)i'imili\emr'nl le même déeoi' que la lace est, mais il ne sufjsiste fjue la première lifrn»! de Tinscription ipii est ainsi conçue : ( »— > )

Le reste a l'té masque- par iiti «'^culicr de quatre marcfies, qui fut établi après coup pour permettre au |)rètn' de monter à l'autel.

Quatre statues de singe, hautes en moyenne de o u). 98 cent., étaient placées sur Faulel, deux la face tournée à lest, deux la face tournée à louest. debout et les deux liras levés en adoration du soleil. Lorsque le prêtre était sur I autel, il se trouvait entre ces quatre gardiens, adorant commi; eux.

Au nord el, au sud de laulel, aux anjjles, du c()té est. se dressaient deux obélisques en grès hauts de 9. m. 98 cent, environ. On v lit sur chacune des faces les formuhîs ordinaires en llionneur de Ramsès 11.

L'obélisque du nord-est n a pas d inscriptions sur ses deux laces ouest et sud. lia face est, lace principale, porte, immédiatement sous le pvramidion* un petit tableau (tlg. 9,, A), où Mamsèsll est représenté debout devant Harmakhis assis ^.

l'ip. 9. — Tabloniii ili>s «loui ohclis<]Ui>>.

à qui il lait rollrande de I eau : un autel l'st entre les deux personnages. Sous ce tableau, ou lil. t'ii une seule bande verticale : (- — «) v^ ^^u i^j4 [3 1^ fo

152 A. BAUSAMI.

L;i lace nord n a point de lahlcau. On \ lil, en une seule lijjiic verticah,' : (-< — -)

i [Miti ^ i ^ A è^ w .^ i * (HD ^ (MEMO

!=XrTM<Af?E^'

Lobélisquo du sud- est est écrit suc les quatre laces, mais il n'a de tableau terminal que sur les trois faces est, sud et ouest : la face nord na point de tableau, comme c'est également le cas sur l'obélisque nord-est. La légende est partout la même et identique à celle qu'on lit sur les deux faces de l'autre obélisque, sauf vers la fin où le nom du dieu ([ui témoigne son affection à Ramsès est Toum. Sui' la face est, le tableau montre le roi olfrant l'eau à Harmakilis (ûg. 9, iî). dont la légende est détruite; sur la face sud, l'offrande

est à Pbtah (lig. 9. G), (^ — -) 9__4^^^- ^'^ ^"'" 1^ '^^e ouest à Amon-Rà,

k Litnitn -^^^r ^^^HB

maître de Karnak (fig. 9, D), (- — «■) Ia~««^ s

Au nord du {;roupe formé par l'autel et par les obélisques, et presque au

^nnrînnnnnnnnrînnnrînr

nnnïïnnnnïïnïïnnr

Deuxièmo autel ot naos.

milieu de la paroi nord, un second autel (fig. 10) avait été réservé dans la [lierre. de même forme que son voisin et décoré sur ses trois faces libres des cartoucbes de Ramsès II, posés, ceux de la face frontale sur les deux signes nmr\ (fig. 1 0, A)

liAI'l'OIlT SI I! I,KS MOiNUMENTS IJ'II'.SAMBOUL.

ceu\ (L'S deux laces latérales sur l(;s si^jiies -^^ (fi};, i o, IJ-Cj. Le (groupe qu.,forment les cartouches est surmonté du sifpe du ciel ^— ^ et serré de dioite et de gauclie entre les deux pousses posées sur le têtard de {jrenoudie et sur- le sceau. Sur l'autel est posé un naos loi nié de dalles en grès rapportées, une pour le sommet et deux pour les faces. Les deux montants de la baie portent les

inscri|)lions suivantes, à droite : ( — ) "]|^2m ŒIHMD jfw ^ M' ^' gauctie : (• — ') | i^— ''^f ® If C^ J^^ v II- 'diacune en une -i-iile ligne verticale. Sur la face ouest (lig. lo, \i), le roi l'iainsès l'ail Toffrande ili' I eau à Harmakliis : (- — ►) j l ] \ %r i ^^tt:^ T 1, et sur la face est il fait la même ofr,a,Kl..àThol-L„„..(fi|;.,o,C):|j^Jl^1|^E = g Ï'JJ ï ({{!!E>

A lintérieur du naos étaient placés, sur la droite, à lest, un cvnocépliale

accroupi, les mains aux genoux et le dis(|ue solaiic sur la tète, à gauche, à

l'ouest, un énorme scarabée, également coiffé du disque (pi. CLXll ).

Paroi and. — La porte était surmontée d'un disque ailé llanqué des deux ura3us, mais détruit eu partie. On v lil au côté ouest, à Textrémilé de lest, la légende : (• — ')^^ • Une colonne verticale d'inscription occupait chaque

monU„U:(^)^|^*j + *(|g;]||f II. ™lé ouest, (^.^1"^^

t^ŒSIÂf

Au côlé ouest de la [lorte. Hamsès II est vu entre Toum et Harniakhis (|ui lui

placent le casque sur la tète. Le haut des ligures et des légendes sont assez fortement endommagés.

liy. II. — ScliiiiiKi d<>s tiil)li<aii\ <lt> la pami psI.

I\inn rsl (^lij;. 11). — Klle coiii[uciiil deux tableaux juxtaposes. Dans celui qui

Trinplfs iti' \ubie, »»

ir.'i A. BARSA.Ml.

touche au su.l. le n.i ^^(¥51 ^î^gCMll A'?'?!!'^ S^f "«i^ ^^ li"^^-^" ,ion ,\ Amon-Rà .le Karnak : (^) 1 f^ 1.C tJ cf^T^lt Z î '^^

devant lui. Dans le tableau du nord. Ranisès II est agenouillé devant Harinakliis

^ ' I J^ I I I XI — I WMÊi ^» ^^ v s I \ '^' "A iii I 1 * \ X X

qui. suivi A\\ génie de l'honzon d'Orient, lui pose le casque sur la tète, aidé de 0.ril-hak„„u : [.^) i i^i,^! JJ,!: " ÎSP"!^"^*!; î S^ »-",,.,^';*l^PT^.a,loTI,o.-Lune:;h ' .^1^

1 AowMv .^,W/,i,m "^^^ lin I J ■^^^' I I ' A«"«~A 'S^TT

Pftm nonl (lig. 19). — Le naos, aujourdliui enlevé, cachait la partie médiane du registre supérieur de cette paroi.

Ce registre supérieur est occupé en son entier par la barque solaire, au centre

de laquelle, sous un édicule ouvert, llarniakhis à tète de faucon. ! i? 1 ■• I û Tl J , est assis. Le roi Rauisès casqué est agenouillé devant lui et lui oll're les deux vases à eau. L'équipage ordinaire de la barque solaire entoure ce groupe. A l'avant, l'enfant est accroupi au milieu d'un bouquet de lotus en boutons et en Heurs dont l'extrémité retourne et empiète sur la paroi ouest.

puis viennent deux personnages effacés, ; Il et X u L et la dame de la barque. îJ^, que suit "S^ 0 U , ces deux derniers la face tournée vers

larrière. Deri'ière la cabine se trouvait un dieu effacé, avec les deux pilotes manœuvrant la barque, et au-dessus d'eux un reste de légende : î 1 A'f'

L(,' registre inIV'rieur contient deux tableaux séparés par 1 autel. Le tableau de

r.AIM'OP.Ï SI f, LKS MOiNLMENTS D'I I5S AM liOUL. 157,

I ouc'sl |)()i'L(j (lo'ij\ li}|iirt's liimiaiiic-, iiioiinlifMs IcikiiiI le scr'|)tre ( •• — -j. à savoir :

' " "r --^^'iû- =^ Ci "5^ - *-' ^' " :: " (ma ^ ^^

'i" ', '' F p ^ iloiil li; nom est déiriiil. Le taMeaii (!<• IV;st [)orte deux

autels, avec le vase à eau cl !<■ lotus, puis di-iix divinités seinhlaldes à celles de

rij[. 12. Sclicnia des talileauv ili> la paroi iionl.

laiil rc laldeau, à savoir : i" loiiiii

Paroi ouest (lig. i 3). — Elle se divise en deux registres, dont le premier esl mallieureusemenl très mutilé : une partie des blocs rapportés qui la formaient a disparu, si hien ipie pr('s(|U(' toute la section sud de ce registre est vide aujoiird hui. Il reurciiuail la i(tutinuation du premier registre de la paroi nonl. A stui exlr(''uiil<' nord . on \ voit [)rop'tées en retour trois des liges de lotus qui entonraienl reniant assis à I avant de la harqiie. puis, axançani vers le sud ( •« — -). les trois «liacals (|iii rein(UH|uaienl celle barque. Ils sont \raimenl vivants ol la perfection

lôC)

A. liAllSAMI.

avec laquelle ils sont sculptés contraste à la grossièreté des autres figures. Une insci-iption d'au moins six lignes court au-dessus d'eux, séparée par leurs têtes

en deux {groupes de «luatre et deux lignes : (- — >) i wJjWa i ^ / ^SM(-)

Au delà

des trois chacals, on ne voit plus que les deux jambes d'un homme, le roi probablement, qui marche à leur rencontre (• — >).

Le second registre se divise en deux tableaux juxtaposés, qui sont également

Fig. i3. — Schéma des tableaux dp la paroi ouesl.

la continuation de ceux de la paroi nord. Le lableau nord montre trois momies humaines assises, tenant le sceptre 1 aux mains, le complément de l'Ennéade dont les six autres membres sont figurés sur la paroi nord {< — «). Ce sont :

î1tZîV?^nQ!

mf*^.

On voit, dans le tableau sud, trois figures humaines qui marchent les bras levés en signe d'adoration, ayant chacune devant elle le nom de Ramsès II : elles sont suivies d'un Nil qui apporte un plateau chargé d'offrandes.

RAPPORT SIJI! I.KS MONUMENTS D'IBSAMBOLf.. i:»7

A rL'\tréiiiilé sud. iiiio s(;iil(; coloiiin' il liH'ioch |ilii;s ocrij[)t; U)uU: la liauleur

Bien (jU(! los rochers ((ui sur[)lornl)enl soient en bon étal, jv ai fait fixer, en }juise de témoins, au-dessus du uiur ouest, einq {grosses barres de fer scellées au ciment : au cas où la masse locJH'use lioufjerait, ils nous a\erf iraient du mouvement, et nous |)ournons prendre en hâte les mesures nécessaires d abord pour interdire l'accès (ht la cl)a|)(dle aux visiteurs, ensuite, si cela était possible, pour prévenir un écroulement fatal.

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