‹ RapsodiesChapitre 28 sur 53 · HYMNE AU SOLEIL · texte numérisé non relu

HYMNE AU SOLEIL

Pauvre bougre !

Jules Janin.

Là dans ce sentier creux, promenoir solitaire

De mon clandestin mal, Je viens tout souffreteux, et je me couche à terre

Comme un brute animal.

Je viens couver ma faim, la tête sur la pierre,

Appeler le sommeil, Pour étancher un peu ma brûlante paupière ; Je viens user mon écot de soleil !

Là-bas dans la cité, l'avarice sordide

Des chefs sur tout champart :

Au mouton-peuple on vend le soleil et le vide ;

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