HYMNE AU SOLEIL
Pauvre bougre !
Jules Janin.
Là dans ce sentier creux, promenoir solitaire
De mon clandestin mal, Je viens tout souffreteux, et je me couche à terre
Comme un brute animal.
Je viens couver ma faim, la tête sur la pierre,
Appeler le sommeil, Pour étancher un peu ma brûlante paupière ; Je viens user mon écot de soleil !
Là-bas dans la cité, l'avarice sordide
Des chefs sur tout champart :
Au mouton-peuple on vend le soleil et le vide ;