‹ RapsodiesChapitre 38 sur 53 · LE VIEUX MÉNÉTRIER BRETON · texte numérisé non relu

LE VIEUX MÉNÉTRIER BRETON

De ses rameaux couvre vos jeuues ans.

Des Duguesclin gardez bien l'héritage, Car cette terre est vierge de tyrans !

Sur le sommet de ce roc granitique, Gisent, épars, des autels, des dolmeins. Dans ces forêts, le barde druidique, A vos aïeux dévoilait leurs destins !

Farouches mœurs ! peuple tout germanique, Qu'ici César reconnaîtrait encor, Votre langage est ce même celtique Qu'à ses guerriers parlait l'Enfant du Nord !

Mais le jour fuit, et les ombres grandissent, Et la vapeur enveloppe nos toits ; Fuyons ces lieux que les esprits chérissent; Aux noirs sorciers la nuit rend tous leurs droits Fuyons ! je vois au loin, sur les montagnes, Les nains danser à l'entour des peulvans ; Et les huars hurlent en ces campagnes.

Fuyons, Bretons, il en est encor temps !

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