‹ Rational, ou, Manuel des divins officesChapitre 19 sur 84 · DE LA RÉVÉRENCE QUE TON DOIT FAIRE APRÈS LA LECTURE DE UÉPITRE · texte numérisé non relu

DE LA RÉVÉRENCE QUE TON DOIT FAIRE APRÈS LA LECTURE DE UÉPITRE

I. Après la lecture de l'épître^ le sous-diacre, accompagné d'un acolyte , s'avance vers le prêtre, pour faire entendre (saint Math., chap. ii) que quand Jean eut appris , dans son cachot, les miracles opérés par le Christ^ il lui envoya deux de ses disciples qui ne croyaient pas que le Christ fût le Messie, pour lui adresser cette question : a Es-tu celui qui doit venir, ou

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<t deyons-nous en attendre un autre? Et Jésus leur répondit : <i Allez raconter à Jean ce que yous avez entendu et ce que (( fous avez tu : les aveugles voient ^ les boiteux marchent^ <^ les lépreux sont guéris , les sourds entendent» les morts res- « sûscitenf , l'Evangile est annoncé aux pauvres^ » comme on ie dira dans là sixième partie, à l'article du Troisième Dimanche de l'Avent. Et, ayant vu les miracles opérés par le Christ, Us connurent qu'il était Celui que leur maître avait prédit en ces fermes : « Celui qui doit venir après moi m'a été préféré , « et je ne suis pas dîigne de dénouer les cordons de ses chaus- « Èiùtéi. y> C^est pourquoi le sousnliacre se penche et botise la Àiule du pontife romain.

ii. En outre, parce que « la droite du Seigneur a fait éclak ter sa puissance, » le sous -diacre, dans certaines églises, baîéë le côté droit de l'atitel. Après avoît lu l'épître , le sous- Aisitté encore présente le livre fermé à l'évêque ; celui-ci pose dessus sa main, que le sous-diacre baise : car l'évêque est la figure du Christ, et le livre ïui est présenté fermé, pour marquer que Seul le Christ a pu ouvrir le livre et briser ses sceaux. Dans ce livre avaient été renfermés le Christ même et ses mystères, jusqu'au jour où le Christ lui-même commença à l'ouvrir par la prédication de l'Evangile. Et le Christ accomplit la loi dans le cercle de laquelle ses actions l'enfermaient, car il ne vint pas pour détruire la loi , mais pour la remplir ; ce que marque l'imposition de la main sur le livre. La main, en effet j symbolise les œuvres, et son imposition signifie le désir et la promesse de croit*e et de pratiquer ce qui vient d'être lu. Mais , comme personne ne reçoit la bénédiction promise dans la loi s'il n'a l'amour que désigne le baiser et s'il ne pratique pas ce qu'il enseigne aux autres, voilà pourquoi le sousdiacre , pour se préparer à recevoir la bénédiction , baise la main de l'évêque.

HI. Et, parce que le pontife (comme on l'a dit ci-dessus) re^ présente le Christ, le sous-diacre et les autres assistants doivent

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lui subordonner humblement leurs actions et lui denaa^der la grâce de sa bénédiction. D'où vient qu'on lit dans l%vi^gile ; <( Quand vousaurez bien fait toutes vos actions , djtes : J^fqus « sommes fies serviteurs. inutiles ^pous avQiis.fait ce que nous « (levions faire. » Et enspite l'évêque pu le prêtre bépit le sousdiacre , jparce que le Christ loua Jean « en disant: <c Qu^^tes-^ « vous allé voir dans le désert? Un prqphèteî Oui, je vous le <c dis , et plus qu'un prophète. Ep .vérité , en v^i^ité , je yous le a dis, qu'entre ceux qui jsont nés des femmes il p'y en a point <c eu de plus grand que Jeap-^ptiste. y> Donc, le ^ps-diacre après avoir terminérépît^re, et le diacre avant de commencer à lire l'évangile, s'approchept du prêtre et lui font la révérence , parce que la loi a fini au Christ et que l'Evangile a commencé à partir de lui ; car la loi et les prophètes vont jusqu'à Jean, et l'Evangile du Christ et, les épitres viennent ^près Jean. A la messe pour les défunts, le sous-diacre, ^près.Jial^ture de l'épître , ne vient pas baiser la main du ççlébrapt, tant parce qu'en cette circonstance la raison susdite est suspepdue , qu^ parce qu'on retranche quelques cérémonies solepnelles de cette messe.

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