ACTE I
M"'^ VERDIER
M"" La Trcmblaio est de Paris aussi... Elle n'habite la Maison verte que depuis le printemps... Tu te souviens de la Maison vertcf
ANTOINE
Si je m'en souviens! Tout enfouie dans lavignt! vierge.,., je la vois d'ici.
La dernière maison du village, avant les bois,
ANTOINE
Oui, de ce côté de la forêt, juste à l'opposé du (^liesnois.
C'est cela.
ANTOINE
A propos de Clicsnois, et monsieur Noël ? Sait-il mon arrivée?
M"" VERDIER
S il la sait!... 11 élait là il n'y a qu'un instant... Il sera allé au-di'vant de Ion père... Mais, j'v pense, tu aurais dû les rencontrer.
Ali! vois-tn, c'est que je n'y pouvais plus teiiir, et, au bas lie Pierrefontaine, j'ai pris par la futaie de Monlavoir pour aller plus vite... Il se porte bien, mon prre, n'est-ce pas? tout à fait bien?
M""» VERDIER
Tout à fait; mais il ne faut pas que la joie de le revoir me fasse oublier mou diner... Tu dois tomber de faim?
ANTOINE
.T'avoue que le grand air m'a ouvert l'appéiit.
M""" VERDIER
Seigneur! et mon couvert qui n'est pas mis!
30 RAYMO.NDE.
ANTOINE
Nt' t'inquiète pas, maman... J'en fais mon affaire... Ça me rappellera le bon temps d'aulrefois.
RAY.MONDE, savançant vers la lable.
Et moi, puisque je suis de la maison, je vous aiderai.
M"" VErtDIER.
C'est trop de peine, mademoiselle... Kigure-toi, Antoine, que M"' llaymonde était dehors par l'orage de tout à l'heure, qui l'avait mise dans un étal!... Tu n'es pas mouillé, toi, au moins?
ANTOINE
Oh! non... Je suis entré un moment chez les charbonniers, en forêt, et l'ondée a passé... Où sont les assiettes, maman ?
Sur le buffet, tout est prêt.
ANTOINE
Don!... Veille au dîner et ne t'occupe pas du reste, ce sera fait.
RAYMONDF.
Et. bien fait!...
^me VERDIER, regardanl à la feniHre.
Ah! voici le soleil qui vient vous tenir compagnie... Tu nous as ramené le beau temps!
(Elle embrasse Antoine et sort.)