‹ Raymonde; comédie en trois actesChapitre 50 sur 69 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Il y a bien du jugement et de la raison sous son apparente légèreté.

CLOTILDE

Vous croyez?

ANTOINE

J'en suis sûr.r Et, puisque vous voulez bien, madame, me parler de M"^ Raymonde, cela va me mettre à l'aise pour vous confier le plus cher de mes rêves.

CLOTILDE, assise à gauche.

Dites, monsieur.

ANTOINE

Je ne rougis pas de vous avouer que je n'ai pas de fortune; mais on veut bien me prédire un avenir brillant et cela m'encourage à vous faire part du projet que j'avais formé... Je voudrais associer à ma vie de savant une amie, une femme, qui me soutiendrait dans la voie où je marche... Si vous ne me croyez pas trop indigne de M"" Raymonde, j'ai pensé...

CLOTILDE, l'inlcrrompant.

Pardon , monsieur, nous serions très flattés, mais Raymonde n'est plus libre.

ANTOINE, consleniu.

Comment?... M"^ Raymonde était fiancée?

CLOTILDE, se levant.

Oui, depuis un mois... Ah! vous ne saviez pas, c'est vrai!... Des raisons de famille ont seulesretardé cette union qui nous rend tous très heureu.\.

ANTOINE, faisant un elTort pour se contenir.

M'est-il permis, au moins, de connaître celui qui m'est préféré ?

CLOTILDE

Certainement... C'est M. de Préfontaine!

ANTOINE, cncoïc incrédule.

Et iM"' Raymonde a donné son cuiisenlement?

(Musique au loin. — Mouveiuei)t d'Antoine.) CLOTILDE.

Tenez, vous êtes au courant des usages du pays?... Cette musicjue vous en dira plus que moi.

ANTOINE, <iouloureusement, ;i pari.

Ah! M. Noël avait raison... Elle mentait!...

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