SCENE XI Y RAYMONIlE, GLOTILDE
RAYMONDE, impétueusement.
Ma mère, qu'avcz-vous dit à M. Verdier?
CLOTILDE
J'ai brusqué les choses... Je lui ai annoncé que tu étais fiancée à M. de Préfontaine.
Vous avez fait cela, ma mère ?
CLOTILDE
Allons!... Pas de scène, n'est-ce pas?... C'est inutile!... Uentrons...
RAYMONDE, lui barrant le passage.
Je VOUS avais priée..., suppliée !... Mes larmes ne vous ont pas touchée !...
CLOTILDE
Il fallait en finir... Tu es engagée maintenant.
Et vous avez cru qu'en me jetant, malgré moi, dans cette aventure, je consentirais à un mariage qui m'est odieux ?... Vous ne me connaissez pas !
CLOTILDE
M. de Préfontaine a notre parole.
Il n'a pas la mienne.
CLOTILDE
Ce mariage est arrêté, il se fera.
UAYMONDE.
Je vous jure que uoii !
Je saurai bien l'y forcer !
Je ne crois pas, ma mère !
CLOTILDE
Tu dis?
Je dis que j'aime M. Verdier..., que je me suis promise à lui, là..., tout à riieure..., librement..., je l'aime !
CLOTILDE
Elle l'aime!... Elle ose s'en vanter!
Oui, mou père me comprendra, lui!... Il me défendra contre vous.
CLOTILDE
N'y compte pas!... C'est d'accord avec lui que je t'ai donnée à M. de Préfontaine.
Lui aussi !... Ali!
CLOTILDE
Veux-tu donc épouser ce M. Verdier sans notre consentement ?
HAVMONDE, avec ilé.sespoir.
Oli ! je ne veux plus rien, puisqu'il ne m'aime plus... Je veux mourir !
Ce sont des mots cela!
r.AYMONDE.
Oui, mourir... Dieu merci, ma vie est à moi, à moi