‹ Rayons catholdiques et rayons de Röntgen: étude expérimentaleChapitre 13 sur 16 · EFFET MÉTAL · texte numérisé non relu

EFFET MÉTAL

1. Définition. — Dans les recherches qui précèdent, je prenais toujours soin d'éviter tonl contact entre les rayons de Rônlgen et les corps chargés. D'une façon plus précise, les rayons ne rencontraient jamais les surfaces, isolantes ou conductrices, qui limitent le gaz contenu dans les tubes de force intéressés.

Quand on ne prend plus celte précaution, la décharge devient souvent plus rapide que les lois précédentes ne l'indiqueraient. J'appelle effet métal ce qui vient alors s'ajouter à ^ effet gaz^ expression qui sera justifiée plus loin.

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Ainsi y effet métal est défini comme étant ce qu'il faut ajouter à Teflet gaz pour obtenir l'effet total.

J'ai étudié cet effet mêlai dans le cas d'un condensateur plan où les rayons entrent perpendiculairement aux armatures, et j'ai pu suivre une méthode analogue à celle qui m'a servi pour l'effet gaz.

2. J'ai d'abord comparé les deux effets par une méthode de compensation.

AA' est un condensateur à anneau de garde semblable à ceux que j'ai déjà décrits, mais où la plaque a^, longue

Fig. i5.

de plusieurs centimètres dans la direction perpendiculaire au plan de figure, a seulement i*^™dans le sens des flèches. Un pinceau de rayons, figuré par ces flèches, traverse le condensateur A A' sans en toucher les armatures, puis entre dans un deuxième condensateur BB', perpendiculairement aux armatures, par une fenêtre KL, percée dans l'armature B' et couverte d'une feuille très mince d'aluminium battu. L'épaisseur du condensateur BB' est exactement égale à a^, soit à i*^™. Enfin, les plaques B et ap, liées d'une manière fixe à l'aiguille de Télectromètre, sont liées au sol et à Tanneau de garde AA par un pont que l'on coupe avant de faire passer les rayons, en sorte cin'elles sont d'abord au potentiel de AA. Soit zéro

BAYOWS CATHODIQUES ET RAYOINS DE ROWTGEN. ^Q

<:e potenlîel ; A'elB' sont portées par une pîle de charge soit à des potentiels de même signe, soit à des potentiels désigne contraire (±: 120 volts), de manière que les quantités d'éiectrîcn'té débitées par B et par a^ s'ajoutent ou se retranchent sur l'électromèlre.

Par conslruction, chaque rayon du pinceau employé est intéressé sur la même longueur par les tubes de force émanés de aj3 et par ceux qui émanent de B. L'effet gaz est donc le même dans les deux condensateurs (*). Soit g cet effet. Soit m l'effet métal produit dans le condensateur BB'; par définition de /;z, l'effet total dans ce condensateur est m -\- g; il est ± g dans le condensateur A A'.

L'opposition des deux condensateurs sur l'électromèlre donnera donc m par lecture directe ; leur addjlion donnera m -f- 2g-, d*où m et g.

3. J'ai ainsi vu que l'effet métal est nul quand, pour chacune des armatures BB', la face tournée vers l'intérieur du condensateur est badigeonnée de pétrole, d'alcool ou d'eau; même il suffit de badigeonner les parties qu'atteignent les rayons, l'état du reste de ces faces n'influant pas : alors tout se réduit à l'effet gaz.

Mais l'effet métal prend une valeur mesurable si Tune des parties atteintes par les rayons sur ces faces internes est, par exemple, une surface propre et sèche d'or, ou, plus généralement, d'un métal quelconque. Ici encore, les parties atteintes par les rayons interviennent seules, et par leur surface immédiatement conliguë au gaz ^ les couches sous-jacenles n'influent pas.

J'ai vérifié que le signe de la charge de B' n'intervient pas. De plus, il est indiflérent qu'on relie à l'aiguille la pla(|ue B' ou la plaque B, réleclricité perdue par l'une étant gagnée par l'autre, comme il était probable.

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