Rayons du ciel
Lorsque le nom de Jésus fut prononcé pour la première fois sur la terre, il était accompagné d’un autre nom
qui empruntait à celui de Jésus toute sa beauté et sa douceur :
c’était le nom de Marie !
Ces deux noms
issus d’un même éternel amour, destinés à faire la joie des humains et à exprimer ici-bas la miséricorde divine et la tendresse maternelle, étaient faits pour être ensemble chantés et prononcés à genoux.
Jésus fit du nom de sa Mère le nom le plus resplendissant de la sainteté et de la toute-puissance qu’exprime le sien.
El Marie fut pour le nom de Jésus l’aurore étincelante qui lui permit de se lever sur le monde
et d’y briller dans tout l’éclat de ses perfections divines.
Oh ! oui, Jésus, Marie, ces deux noms n’en font qu’un dans la pensée éternelle, et ils s’harmonisent tendrement dans le cœur de tous les chrétiens qui ne vont ;i Jésus que par Marie et qui aiment leur Mère en aimant Jésus.
L’ange qui descendit du ciel pour annoncer à la Vierge en prière l’inetfable mystère de l’Incarnation, nomma la future Mère du même nom dont elle était connue dans les deux :
« Et son nom était Marie. »
Dieu le Père l’avait faite sa fille de toute éternité.
Dieu le Fils allait en faire sa Mère, et Dieu le Saint-Esprit s’apprêtait à la prendre pour épouse.
Le plus grand des mystères du temps allait s’accomplir par la puissance quasi divine de l’humble « fiat »
tombé de la bouche de la Vierge d’Israèl. Aussi, l’ambassatleur céleste, en face d’une si sublime grandeur dans une si prufonde humilité, prononce-t-il avec respect le nom béni de Marie qu’il est chargé d’associer pour toujours
au nom du Sauveur du monde :
« Marie '... Vous I.’appellerez Jésus ! »
Depuis lors, le nom de la Mère est inséparable de celui du Fils.
Partout où Jésus est connu, sa Mère s’appelle Marie.
Partout où les crèches rappellent le mystère de Noël,
Marie est près de l’Enfant-Dieu.
Partout où la croix du Sauveur est plantée, Marie, la Mère des douleurs, est à ses pieds.
Partout où s’élève un Tabernacle, l’Eglise nous fait chanter les gloires de Marie à qui nous devons le divin Prisonnier qui s’y est enfermé.
Partout où Jésus est écouté, les âmes recourent à Marie pour Lui rester fidèles.
Partout où Jésus est aimé, les cœurs aimants se plaisent à prononcer le nom de Marie pour charmer leur Bien-Aimé.
Le Nom de Marie
est chanté et acclamé par tout l’univers.
Il est invoqué sur toutes les plages du monde, dans la chaumière du pauvre comme dans le palais des grands, par l’enfant qui balbutie et le vieillard qu’avoisine la mort, par le juste qui prie et le pécheur qui se repent, par les cœurs paisibles et les âmes en détresse, par les familles en deuil et les foules en fête.
VAve Maria est devenu la prière universelle de l’Eglise.
Sur les grains du rosaire où le nom de Marie est mille fois répété avec amour.
comme sur les bords du Gave où les peuples accourent de tous les points du globe et font résonner les montagnes d’alentour du chant rythmé
du salut filial à la Vierge de Lourdes, le nom de Marie
ressemble à une louange perpétuelle à la Vierge-Mère fpie toutes les nations du moiuh' chantent à l’unisson dans les élans et l’enthousiasme de leur ardent amour pour Celle qui nous a donné Jésus et que Jésus nous a laissée [)our Mère.
O Marie, je voudrais avoir une voix angélique pour vous prononcer, un cœur de feu pour vous aimer, une âme de bienheureux pour vous louer,
tous les sentiments du Cœur de Jésus, votre Fils,
pour vous bénir et vous glorifier dans les siècles des siècles.
M. E. de la Croix
Paris. - Avec permission de l'Ordinaire.
Tous droits de traduction et de reproduction réservés.
Rayons du Ciel. — S(^rie de 24 sujets en 2 pochettes. 1“ C'est Jésus. — 2* C'est Marie.
Prix franco de chaque pochette, 2.75 ; étr., 3 fr. La douzaine d'un même sujet, 2 fr. ; étr., 2.25 100 feuillets variés, 13 fr. ; étranger, 14 fr.
Hflaison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Pôreire, Paris
Rayons du iîiEL
C’est Marie
Marie I
Sa Conception Immaculée,
c’est son privilège
Parler de Jésus,
^ c’esl parler de perfection et de sainteté. Ht Parler de Marie,
c’est parler d’innocence et de pureté.
^ Jésus est le Verbe divin
^ par qui tout a été fait.
Marie est la créature la plus pure qui soit sortie de ses mains.
Toute la beauté qui réside en Jésus rayonne en Marie.
Toute la pureté qui prend sa source en Jésus
se reflète dans Tâme de Marie.
Tout l’amour qui, en Jésus,
se confond avec sa sainteté
se retrouve en Marie Tlmmaculée.
Jésus, le Saint des saints, et Marie conçue sans tache et sans péché, quel sujet d’adoration, de louange et d’amour,
pour les âmes qui, à l’école de la Mère, ne vivent que pour glorifier son Fils !
Lorsque Dieu créa Tâme de Marie, il la voulut toute pure et toute belle.
Mais hélas ! jusque-là tous les enfants des hommes portaient en eux la tache du péché originel.
Par un acte de sa toute-puissance et un mouvement de sa tendresse infinie, Dieu insuffla l’âme de la Vierge brillante comme le soleil et toute rayonnante des splendeurs de la justice originelle.
Seule, de toutes les créatures humaines, Marie apparaît dans l’état de sainteté où le premier homme sortit des mains du Créateur.
Seule, elle conservera ce privilège qui en fait une créature unique dans l’humanité, placée en quelque sorte entre le ciel et la terre et portant en elle le sceau indélébile d’une pureté quasi divine.
Marie est immaculée !
Le ciel est en fête et la terre tressaille d’allégresse.
Dieu se penche sur l’humanité t il y reconnaît son image et sa ressemblance. Il aime d’un amour infini cette âme totalement pure, en laquelle il vient de renouveler l’œuvre de sa création première et où il se mire avec complaisance.
Chef-d’œuvre divin qui fait déjà entrevoir l’aurore du grand mystère
en vue duquel il existe et qui annonce au monde la venue du Sauveur promis.
Jésus doit venir parce que l’homme a péché et qu’il a besoin d’un Libérateur.
Marie l’immaculée vient pour Lui préparer les voies ; et déjà Jésus la fait Libératrice avec Lui.
A l’avance ses yeux se reposent sur cette Vierge destinée à devenir sa Mère. Son cœur s’émeut à la pensée qu’elle Lui sera un tabernacle et qu’il puisera en elle, parce qu’elle est pure et sans tache, le corps et le sang dont II aura besoin pour se faire le Prêtre de son Père et la Victime du monde.
Marie Immaculée est la perle de l’humanité.
Tous les hommes, ses frères, sont dans la jubilation.
Tous les rachetés, ses enfants, exultent d’amour et de reconnaissance.
Il y a une joie liliale à l’appeler du doux nom de Mère.
Il y a un bonheur unique à penser qu’elle est Immaculée.
On éprouve des attraits puissants à se rapprocher de sa pureté et à ne plus vivre, comme elle, que pour grandir en sainteté.
Après Jésus
personne n’est chanté et aimé comme Marie l’immaculée.
0 Marie, conçue sans péché, c’est l’invocation universelle qui tombe de toutes les lèvres.
Les cœurs purs l’invoquent pour garder leur blancheur.
Les âmes tentées soupirent son nom et accourent à elle pour être protégées et sauvées.
Les âmes repentantes se jettent dans ses bras pour recouvrer leur innocence perdue.
Tous ceux qui, ici-bas, veulent vivre d’une vie angélique, prennent Marie comme modèle et ravivent leur amour au contact du sien.
O Marie, ma tendre Mère, vous que l’Eglise a déclaré n’avoir jamais connu
la souillure du péché et qui, sur la terre bénie de France, vous êtes proclamée l’immaculée Conception : je vous bénis d’avoir été ainsi privilégiée.’
Je vous remercie de m’avoir tant aimé.
Je veux vous aimer toute ma vie comme Jésus vous a aimée et j’espère vous louer et vous glorifier au ciel, dans la phalange des vierges et des élus, pendant toute l’éternité.
M. E. de la ('roi.v
Paris. - Avec permission de l'Ordinaire.
Tous droits de traduction et de reproduction rései'vés.
Rayons du Ciel. — Série de 24 «ujets en 2 pochettes. 1® C'est Jésus. — 2® C'est Marie.
Prix franco de chaque pochette, 2.75; étr., 3 fr. La douzaine d'U7i même sujets 2 fr. ; étr., 2.25 100 feuillets variés, 13 fr. ; étranger, 14 fr.
Waison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Péreire, Paris
C’est Marie
Marie I
Sa Maternité divine, c’est sa dignité
Lorsque je prononce le nom de Jésus,
je me sens aussitôt porté à prononcer celui de Marie.
Lorsque je contemple le Verbe de Dieu devenu le Verbe incarné, j’adore le Père qui l’engendre dans son sein de toute éternité et je tourne mes regards vers sa Mère
en qui II a pris notre humanité.
Fils éternel de Dieu le Père,
Fils mortel de Marie sa Mère :
double mystère en lequel s’associent divinement une paternité divine et une maternité humaine pour offrir à nos adorations un Dieu fait Homme.
Alitant est sublime la Majesté divine, autant est élevé l’honneur d’étre la Mère de Dieu.
Rien, dans l’humanité, n’égalera jamais une semblable dignité.
Une simple créature donner la vi»* à son Créateur î
Une fille d’Adam devenir le tabernacle du Dieu Sauveur !
l.^ne créature mortelle engendrer dans le temps l’éternel principe de la vie !
Une humble vierge devenue féconde par l’opération du Saint-Esprit !
Une servante du Seigneur choisie pour être la coopératrice du Très-Haut dans l’œuvre la plus grande de la glorification divine !
N’en est-ce point assez pour tomber à genoux, dans l’adoration de la puissance infinie
d’un Dieu
qui se joue dans ses mystères et se complaît dans sa miséricorde ?
3^ it-
Uh ! qu’elle est belle Marie sur qui s’arrête le regard de l’Eternel pour en faire sa privilégiée parmi toutes les créatures humaines 1 Qu’elle est grande Mario qui, de son obscurité, monte soudain, comme un météore lumineux, jusqu’à la cime de la plus sublime de toutes les dignités î Qu’elle est pure Marie (jui, malgré sa bassesse, se voit divinement associée à la sainteté par essence !
Qu’elle est glorieuse Marie sur qui se concentrent, à l’heure de son ineffable maternité, toutes les sublimités du Paradis !
Qu’elle est captivante Marie dans l’auréole de son incomparable dignité, lorsqu’elle devient la gloire de l’humanité, et l’objet des délices de l’adorable Trinité î
Je l’aime Marie, depuis mon enfance, et son nom m’a toujours charmé.
Je l’admire Marie qui a su par sa pureté attirer les regards du Très-Haut et participer de la sorte à sa sainteté.
Je la chéris Marie, parce qu’elle m’a donné
Jésus
et que si elle n’avait été sa mère, je n’aurais jamais été son frère.
Je ne pourrai jamais trop l’aimer Marie,
parce que mon amour pour la Mère sera en proportion de mon amour pour le Fils,
et que je ne connais qu’un amour :
l’amour de Jésus qui me fait aimer Marie, l’amour de Marie que je puise en Jésus.
Tous les titres sous lesquels j’invoque Marie
me disent quelque chose au cœur : mais aucun n’exprime mieux mon admiration et ma tendresse que celui de sa Maternité divine.
Quand on a appelé une créature la Mère d’un Dieu, quelle dignité plus grande peut-on lui décerner ?
Quand au nom si doux de Marie on peut ajouter le nom trois fois saint de Jésus,
que peut-on dire de plus ?
Quand on invoque Marie comme Mère de Dieu, quel honneur plus grand peut-on lui rappeler ; quel moyen plus puissant de toucher son cœur; quelle assurance plus consolante d’en ^tre aimé et de se voir exaucé ?
O Marie, Mère de Dieu, sovez bénie entre toutes les femmes !
O Marie, Mère de mon Jésus, apprenez-moi à vous aimer tous deux !
O Marie, Mère de Jésus mon Sauveur, soyez mon salut !
O Marie, Mère de Jésus le souverain Prêtre, bénissez et sanctifiez les Prêtres !
O Marie, Mère du Jésus que je possède dans l’Eucharistie,
enflammez mon cœur d’amour pour Lui î O Marie, Mère du Jésus de mes éternelles contemplations, à vous comme à Lui tout mon amour dans le temps et dans l’éternité !
M. E. de la Croix
Paris. -Avec permission oe l’Ordinaire.
Tou$ droits de traduction et de reproduction réservés
fiai/ons dti Ciel. — Série de 24 sujets en 2 pochettes. 1® C'est Jésus. — 2® Cest Marie.
Prix franco de chaque pochette, 2.75 ; étr., 3 fr. La douzaine d'un même sujet, 2 fr. ; étr., 2.26 100 feuillets variés, 13 fr. ; étranger, 14 fr.
Waison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Pereire, Paris
^«(AYONS DU IIIEL
Ccst Marie
Marie !
Sa Virginité, c’est son auréole
Tout, en Marie comme en Jésus, parle de pureté, d’amour et de sainteté. Jésus est la sainteté par essence :
Marie, à son contact, devient dans l’humanité
un foyer d’innocence et de pureté.
Jésus descend dans sa création environné de toute la splendeur de ses perfections divines :
Mai •ie Lui donne l’hospitalité dans son sein
et devient, à son tour, le reflet éclatant du Verbe divin qui s’est fait son enfant.
L’amour éternel qui préside au grand mystère de l’Incarnation, verse à flots dans l’âme de Marie, avec les ardeurs infinies de la charité divine, la pureté immaculée
qui, an ciel, brille dans les esprits angéliqn et qui, sur la terre, est l’anrérde de la virginité.
Hc * ♦
Marie est pure, parce qu’elle est immaculée.
Marie est une simple créature, mais sans tache et sans péché.
Marie est Mère, mais elle est Vierge.
Marie a formé le corps du Verbe incarné, mais sans perdre la Virginité du sien.
Marie a donné au monde Jésus son Sauveur, mais elle L’a enfanté dans l’éclat de la lumière divine, tout comme le rayon de soleil qui sort imperceptible de l’astre du jour.
Marie est la Vierge-Mère, dont la chair brille de pureté, comme l’esprit de lumière, le cœur de charité, l’âme de sainteté.
O Marie, dont la Maternité virginale vous a faite Mère d’un Dieu, j’adore le mystère qui vous a rendue Mère tout en vous gardant Vierge.
O Marie, dont la Virginité maternelle vous a rendue féconde au point d’enfanter l’Eternel, j’admir’e la sublimité de votre pureté dont le ciel s’est servi pour sauver l’humanité, n Marie, pour qui la Virginité avait de si puissants attraits que vous avez osé l’opposer comme un obstacle a votre Maternité divine.
jo suis émerveillé de tant d’innocence en face de tant de grandeur et de gloire.
O Marie, dont la foi dans le mystère de votre Maternité éclaira si vivement votre intelligence et enflamma si puissamment votre cœur que le fiat tombé de vos lèvres éleva votre Virginité à la hauteur de votre Maternité, je rends grâce à la fois à la Vierge devenue Mère et à la Mère restée Vierge.
La Vierge Marie est brillamment auréolée de sa Virginité
comme elle est divinement honorée de sa Maternité.
Son front porte le diadème de la Reine des vierges et toutes les âmes virginales font partie de son royaume.
Elle reflète sur elles l’éclat de sa pureté, elle ravive dans leurs cœurs l’ardeur de la charité et elle consacre leurs épousailles avec Jésus l’Epoux des vierges et le fruit de sa Virginité.
(himme elle est belle cette Vierge d’Israël, l’honneur de son peuple et la gloire de l’humanité !
Comme elle est brillante de clarté cette Vierge incorruptible que la Divinité a cachée dans son sein pour en faire l’épouse de l’Esprit d’amour et de sainteté !
Comme elle est remplie de charmes cette Vierge humble et cachée qui a su ravir le cœur de Dieu
et l’attirer jusque dans notre humanité.
Comme elle rayonne l’amour la pureté de celte Vierge immaculée, qui n’est si grande dans sa Virginité que parce que son cœur brûle de charité ! Comme elle aime tendrement cette Vierge ravissante qui n’attire les cœurs que pour se les attacher et leur révéler les joies pures de la virginité î
Comme elle est souverainement aimée cette Vierge d’amour à qui nous devons le Jésus qui fait les vierges et leur lègue sa Mère !
O Marie, ma tendre Mère, j’accours à vous et je me jette dans vos bras ; gardez votre enfant qui vous aime et veut à tout prix vous rester fidèle.
O Marie, Vierge des vierges, je me réfugie sur votre cœur ; conservez-moi pur et sans péché.
O Marie, vous que Jésus a fait Vierge et Mère,
soyez avec Lui l’objet de mon unique amour et de mes louanges éternelles.
.V. R. de la Croia:
Paris. - Avec permission de l’Ordinaire.
Touê droits de traductim et de reprodvetion réservés.
Rayons du Ciel. — Série <ie 24 sujets en 2 pochettes. 1* C'est Jésus. — 2® C'est Marie.
Prix franco de chaque pochette, 2.75 ; étr., 3 fr. La douzaine d'un même sujet, 2 fr. ; étr., 2.25 100 feuillets varies, 13 fr. ; étranger, 14 fr.
Waison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Péreire, Paris
iS^âe.^
^isyOT'
f^AYONS DU fîlEL
C’est Marie
Marie I
Sa plénitude de ^râce, c’est sa sainteté
Marie sort toute pure des mains de l’Eternel.
Elle brille des beautés éclatantes de la sainteté divine et elle apparaît dans le monde comme un être d’une autre création, la création dans l’état d’innocence et de justice originelle.
Dès sa Conception immaculée, ses yeux s’ouvrent à la lumière de la vérité incréée, son coeur s’enflamme des feux de l’éternelle charité, son âme entre en communication directe avec la Divinité et tout son être est baigné dans la sainteté.
Adhérant à Dieu par toutes les fibres de son âme,
elle est livrée et abandonnée
à l’aclion divinisanlo de Celui qui en a fait le chef-d’œuvre de l’humanité.
Le Créateur se complaît dans cet ange terrestre qui reflète sans ombre la splendeur de ses perfections infinies et il y accroît sans cesse la grâce initiale qui en a fait la plus pun* des créatures.
L’âme de Marie devient comme le réceptacle de tous les dons du ciel.
Chaque instant de son existence est pour elle l’occasion de nouveaux mérites. Toutes les vertus trouvent asile dans son cœur ; et la charité divine qui en est le mobile et la fin
prend des proportions presque infinies de perfection et d’intensité.
C’est pourquoi l’ange de l’Annonciation, en saluant Marie pleine de grâces, exprime jusqu’à quel éminent degré de sainteté
était déjà parvenue
cette Vierge d’Israël destinée à devenir la Mère de son Dieu.
Pleine de grâces, non d’une plénitude essentielle qu’elle aurait tirée de son sein, mais d’une plénitude reçue en abondance en vue des mérites infinis de Celui qui tout à l’heure va devenir son Fils et l’appeler .sa Mère. Aucune créature ne pouvait être davantage
aimée de Dieu,
puis(|u’il en faisait la coopératrice nécessaire de son œuvre rédemptrice, et par conséquent plus agréable à ses yeux.
Aucune mère ne pouvait être comblée de plus de faveurs divines que celle dont le Fils était Lui-même le principe et la source de la grâce.
Aucune âme ne pouvait être plus pure et plus parfaite que l’âme d’une Vierge-Mère, dont la Virginité était nécessaire à la Maternité
et dont la Maternité l’associait inelfablement
à la Divinité.
Oh ! qu’elle est grande, Marie dans sa dignité !
Qu’elle est pure et pleine de grâces dans sa sainteté !
La grâce en Marie s’est accrue avec sa charité.
Il n’y a pas d’état de grâce sans amour, ni d’accroissement de la grâce sanctifiante sans une augmentation de charité.
La vertu marche de pair avec l’amour divin.
Partout où il y a l’amour, il y a la vie.
Partout où manque l’amour, il y a la mort.
Pour une âme, vivre c’est aimer ; et aimer, c’set posséder la grâce et pratiquer la vertu.
D’où, Marie a été la plus grande en pureté
et la plus parfaite en sainteté, parce qu’elle a été la plus aimante et la plus héroïque en charité.
Marie pleine de grâces, c’est Marie toute rayonnante des ardeurs de l’amour divin.
Marie, que salue l’ange du Seigneur, c’est Marie que l’amour, comme la pureté,
a préparée à devenir la Mère du Sauveur du monde.
Pour Marie, aimer et être pure c’est tout un ; être pleine de grâces et toute brûlante de charité, c’est posséder
le principe et la fécondité de la sainteté.
O Marie,
modèle d’amour et de pureté, comme vous je veux être pur, à votre exemple je veux vivre d’amour.
Si j’aime, je serai fidèle.
Si je vous aime, vous et Jésus, je marcherai sur vos traces à tous deux et, j’en ai la confiance, votre amour
me conduira à la sainteté.
Avec quelle joie désormais je vous saluerai pleine de grâces, ô ma tendre Mère, vous pour qui le ciel s’est montré si prodigue,
que Jésus a tant comblée et que je vtuix tant aimer î
M. E. de la Croix
PARfs.- Avec permission de l’Ordinaire.
T OMS droits de traduction et de reproduction réservés.
Rayons du Ciel. — Série de 24 sujets en 2 pochettes. 1® C'est Jésus. — 2® C'est Marie.
Prix franco de chaque pochette, 2.76 ; étr., 3 fr. La douzaine d'un même sujet, 2 fr. ; étr., 2.26 100 feuillets variés, 13 fr. ; étranger, 14 fr.
Waison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Péreire, Paris
i^AYGNS DU fîiEL
•"^rV.'
Ccst Marie
Marie I
Sa mission auprès de Jésus c’est son honneur
Marie est grande au ciel et sur la terre.
Les anges et les saints l’acclament comme leur reine et ici-bas toutes les générations l’appellent bienheureuse.
Tous la contemplent dans le rayonnement de Jésus, et la splendeur du Fils fait la grandeur de la Mère.
Marie n’aurait jamais existé, si Jésus n’avait dû venir sauver l’humanité.
Marie n’aurait point été créée immaculée,
si elle n’avait été prédestinée à devenir la Mère du Verbe incarné.
Marie n’aurait point été vierge dans sa Maternité
ni parfaite en sainteté, si elle n’avait été la privilégiée du Très-Haut
pour remplir auprès du Sauveur du monde la divine mission qui lui a été confiée.
La seconde Personne de la sainte Trinité se dispose à descendre dans rhumanilé et elle se choisit une créature que le péché n’a jamais souillée, pour accomplir avec elle le grand mystère de ses miséricordes et de son infinie charité :
honneur unique et incomparable qui associe Marie aux décrets éternels de la Divinité.
Le Verbe de Dieu s’incarne et Marie devient son tabernacle :
privilège sans nom qui élève jusqu’au ciel la créature jugée digne d’en faire descendre le Créateur.
Jésus naît et Marie Le donne au monde : dignité sans égale qui fait rayonner sur la Mère
tout l’éclat de la majesté du Fils.
Jésus s’ofTre à son divin Père
et, avec Lui, 11 ollTe Marie
(pie Dieu Lui a donnée pour Mère :
oblation qui confond presque
dans un même sacrifice d’agréable odeur
la Mère avec le Fils.
Jésus se présente à l’humanilé
comme son Sauveur,
mais c’est dans les bras de Marie
et sur son cœur :
Il fait de sa Mère un ostensoir
<1ont Lui est le fover
et .Marie la gloire.
La mission de Marie auprès de Jésus est une mission qui prend naissance dans l’éternité ; divine dans son origine, réalisée dans le temps et inséparable de la mission même du Verbe incarné.
Dieu le Père s’associe Marie pour le remplacer auprès de son Fils dans la chair ;
et, à cet effet, il embrase son cœur des mêmes ardeurs divines dont il brûle pour le Fils de ses éternelles complaisances.
Mission divine qui confère à Marie le droit et le devoir de veiller sur Jésus
et de se tenir sans cesse à ses côtés, comme une mère auprès de son enfant, comme la Vierge immaculée devenue la Mère d’un Enfant-Dieu.
En contemplant son divin Fils, Marie partage ses sentiments et elle Le suit avec tendresse.
Gardienne du trésor des cieux, elle Le fixe avec amour et ne Le perd point de vue.
Après Lui avoir donné la vie, elle Le nourrit de son lait,
Le réchauffe sur son sein, protège ses premiers pas, essuie ses larmes, calme ses douleurs, L’accompagne en exil et Le ramène dans la solitude de Nazareth.
Puis, dans le secret de l’intimité divine, elle assiste aux révélations ineffables que lui fait Jésus sur sa Divinité et sur ses desseins éternels de l’associer
à sa mission rédemptrice.
Pendant trente ans elle est sa compagne assidue dans le silence et la prière.
A genoux aux pieds du Fils de ses tendresses maternelles, en son nom et au nom de l’humanité qui ne Le connaît pas encore, elle Lui rend les hommages d’adoration et d’amour qui Lui sont dûs.
Quand sonne l’heure des courses apostoliques, Marie réclame de Jésus l’honneur d’en obtenir son premier miracle.
Mais à aucun moment elle n’est plus grande et plus digne que sur la route du Calvaire et au pied de la croix, lorsqu’elle offre son Fils bien-aimé à Dieu son Père
et qu’elle s’immole avec Jésus mourant pour le salut du monde.
Jésus a fait la grandeur de sa Mère et Marie demeure la consolation de son Fils.
Qu’ils soient bénis tous deux et aimés à jamais !
.V. E. de la Croix
Paris. - Avec permission de l'Ordinaire.
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Rayons du CieL — Série de 24 sujets en 2 pochettes. 1® C'est Jésus. — 2® C'est Marie.
Prix franco de chaque pochette, 2.75 ; étr., 3 fr. La douzaine d'un même sujet, 2 fr. ; étr., 2.25 100 feuillets variés, 13 fr. ; étranger, 14 fr.
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-f^AYONS DU fîiEL
Ccst Marie
Marie I
Sa missiez auprès des âmes, c’est sa seconde maternité
Le nom béni de Marie résonne à nos oreilles comme une harmonie divine qui respire la douceur et la suavité.
Marie est un nom divin prêté à la terre pour apprendre aux hommes à prier Dieu
et à se souvenir des cieux.
Marie emprunte sa beauté à Jésus devenu son Fils, et elle la rayonne ensuite sur les mortels dont elle est la Mère. Pour l’honorer dignement, il n’y a qu’à lui rappeler sa Maternité divine.
Pour l’aimer comme elle mérite de l’être, il faut considérer sa mission auprès des âmes et l’appeler sa Mère.
Il suffit de pénétrer un instant dans le cœur de Marie pour comprendre que ses battements sont réglés par ceux du cœur de Jésus son Fils.
File vit, mais sa vie, c’est Jésus !
File aime, mais son amour, c’est Jésus !
Avec Jésus, elle possède le ciel et elle se nourrit des suavités divines. Jésus, elle contemple les desseins étermd de la miséricorde infinie et elle se sent éprise pour l’humanité de la même passion de charité qui brûle au cœur de Jésus son Bien-Aimé.
Son amour prend les formes et atteint l’intensité
de celui de Jésus qui, pour les lituiimes, a quitté son ciel et est descendu dans riinmanité.
Fn devenant la Mère du Verbe incarné,
Marie a épousé tous les sentiments et contracté les memes obligations (jue son divin Fils.
C’est pour le salut du monde qu’elle L’a enfanté ; et par cela seul elle est devenue la Mère de tous les humains, comme elle l’est du Sauveur (jui est venu les racheter.
Dans les veines du divin Libérateur coule un sang vermeil dont Marie est la source virginale ; son effusion sauvera le monde et deviendra pour Marie l’occasion d’une seconde maternité.
Jésus ne s’étant donné une Mère que pour avoir une vie humaine à offrir à la sfloire de Dieu son Père en faveur des hommes pécheurs, associe ineffablement Marie à sa mission rédemptrice et réclame d’elle pour tous les hommes,
ses frères,
le même amour maternel qu’elle Lui porte et qui remplit son cœur.
11 ne cesse de lui inspirer des sentiments de miséricorde et de tendresse pour ceux que Lui-même aime d’un amour infini et II n’accepte d’être traité comme Fils qu’à la condition que tous les hommes le soient comme Lui.
Kntin voulant consacrer solennellement à la face du monde cette maternité universelle de Marie,
Jésus la proclame du haut de la croix la mère de l’humanité.
Sa mission auprès des hommes sera jusqu’à la fin des temps une mission maternelle toute faite de bonté, de dévouement et de tendresse.
Mère, voilà votre fils.
Je m’en vais, mais je vous lègue l’humanité. Vous m’avez aimé comme jamais mère ne saura aimer ;
aimez également tous ceux pour qui je donne ma vie, portez sur eux les tendresses dont vous m’avez comblé ; je les fais vos enfants,
soyez leur Mère et je ne cesserai d’être votre Fils
O Marie, que votre mission auprès des âmes est belle !
C’est la même que celle que vous avez remplie auprès de Jésus votre Fils.
O Marie, qu’elle est grande votre mission, car elle est rédemptrice !
O Marie, qu’elle est tendre votre mission, car elle est maternelle !
O Marie, qu’elle est divine votre mission, car elle est éternelle !
Oui, éternellement vous serez ma mère et je serai votre enfant.
Eternellement je vous bénirai et vous aimerai
pour m’avoir protégé et sauvé.
Eternellement je chanterai votre gloire pour m’avoir donné Jésus comme frère et m’avoir appris, à votre exemple, à Le chérir et à L’aimer.
Sans attendre l’éternité, je veux vivre pour Jésus et pour vous, je mettrai tout mon bonheur à vous plaire et à vous consoler tous deux. Je m’attacherai à vos pas, me blottirai près de votre cœur, ne soupirerai que pour vous glorifier et apprendre de vous à vous aimer assez pour en vivre et en mourir.
E, de la Croix
PARIS. - Avec permission de l*Ordinaire.
Tout droitt de traduction et de reproduction rétervét.
Rayons du Ciel. — Série de 24 eujets en 2 pochettes. 1* Cest Jésus. — 2« C'est Marie.
Prix franco de chaque pochette, 2.75; étr., 3 fr. La douzaine d'un même sujet, 2 fr. ; êtr., 2,25 100 feuillets variés, 13 fr. ; étranger, 14 fr.
(Vlaison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Péreire, Paris
^ -Rayons du fJiEL
Ccst Marie
Marie !
Son amour pour Jésus, c’est sa félicité
En créant Marie,
Dieu en a fait le chef-d’œuvre de ses mains.
En la dotant de son intelligence, il l’irradia des lumières et de la sagesse de sa Divinité.
En lui donnant un cœur fait pour aimer, il le remplit du même amour dont il brûle lui-même de toute éternité En lui conservant le privilège de sa Virginité,
il demeura l’unique objet de sa charité.
En l’honorant de la dignité de sa Maternité, il partagea avec elle les tendresses infinies qu’il a pour son Fils éternellement engendré et que Marie porte au Verbe incarné.
0 cœur immaculé de Marie, que je vous trouve resplendissant d’amour et de pureté !
O cœur maternel de Marie, que j’admire les ardeurs qui vous brûlent pour Jésus votre Bien-Aimé !
O cœur divin de Marie, formé par le Père, habité par le Fils, enflammé par le Saint-Esprit :
vous m’apparaissez comme un mystérieux sanctuaire de la sainte Trinité, où l’amour s’alimente à la source même de l’éternelle charité !
Pour connaître votre sainteté, je fixe la Divinité.
Pour mesurer votre puissance d’aimer, je contemple le Fils que Dieu vous a donné et auquel votre cœur a été uniquement consacré. Quand on a été créé pour Jésus seul comme vous l’avez été, il n’y a qu’un amour grand comme Dieu qui puisse remplir le cœur et le vivifier.
O Marie, que je suis heureux de vous honorer comme la mère du bel amour !
Que mon bonheur est grand lorsque je considère l’étendue du vôtre ! Jésus est à vous et vous êtes à Lui !
Jésus vous aime tant qu’il n’aurait existé que pour vous :
et rien n’aurait été été enlevé à votre bonheur si vous n’aviez eu que Jésus à aimer.
En vous Jésus contemple sa Mère et 11 allume dans votre cœur un feu inextinguible de tendresse et de charité. Dans votre Fils vous voyez son Père
qui est dans les deux, et vous empruntez à son ineffable Paternité les ardeurs de votre Maternité divine.
Vous Le connaissez tel qu’il est, ce Jésus qui s’est fait votre enfant : et vous L’aimez
à cause de ses perfections infinies.
Vous savez pourquoi II est venu, ce Jésus qui a pris naissance dans votre sein : et vous Le chérissez à cause de son immense miséricorde.
Vous avez contribué à en faire une victime, ce Jésus qui a emprunté votre chair et votre sang pour en faire la matière de son Sacrifice : et vous brûlez pour Lui du même amour dont 11 brûle pour les hommes.
Vous n’ignorez rien de ce qui fait battre son cœur, ce Jésus dévoré de la gloire de son Père et consumé du désir de sauver le monde : et vous accordez les soupirs de votre propre cœur aux sentiments et aux accents du sien.
Vous pressentez les effusions d’amour du grand soir des adieux, lorsque votre Jésus immortalisera dans le Sacrement de l’Eucharistie sa présence permanente sur la terre :
et par le cœur, brûlant du même amour, vous restez à ses côtés pour Lui tenir compagnie et L’aimer toujours.
Vous voyez déjà s’élever la croix du Calvaire, à laquelle est attaché Jésus, le fruit de vos entrailles, que l’amour a fait descendre du ciel et que l’amour y fait remonter en passant par la mort :
et, avec votre Jésus, vous vous livrez en victime
et vous mourrez d’amour.
Comment n’élre pas heureux d’avoir une telle Mère enfantant un tel Fils ?
C.ornment ne point partager les joies du Fils associant ainsi sa Mère aux mystères de sa vie et de sa mort :
et la félicité de la Mère n’aspirant qu’à ressembler à son Fils et n’ayant de vie que pour Le suivre et mourir avec Lui ?
Ah ! je le comprends :
aimer, tout est là !
Aimer Jésus avec Marie, c’est L’aimer tendrement.
Aimer Jésus comme Marie, c’est L’aimer sans mesure.
Aimer Jésus en Marie, c’est L’aimer ineffablemenl.
Aimer Marie en Jésus, c’est l’aimer divinement.
Aimer Jésus et Marie, c’est le bonheur de la vie et la béatitude de l’éternité.
M. E. de la Croix
Paris. -Avec permission de l'Ordinaire.
Tous droits de traduction et de reproduction réservés
fiai/ons du Ciel. — S»^rie de 24 sujets en 2 pochettes. 1" C'est Jésus. — 2® C'est Marie.
Prix franco de chaque pocliettc, 2.75 ; étr., 3 fr. La douzaine d'uyi même sujets 2 fr. ; étr., 2.25 100 feuillets variés, 13 fr. ; étranger, 14 fr.
Maison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Pôreire, Paris
Jr
f^AYONS DU ^lEL
Cest Marie
Marie !
Sei^ titre de cc-rédemptrice,
c’est sa gloire
Jésus et Marie ! Marie et Jésus !
Deux merveilles divines honorées d’une même mission rédemptrice.
Deux mystères de miséricorde infinie nécessaires l’un à l’autre et destinés à la glorification divine par l’œuvre sublime du salut du monde.
Vous l’appellerez du nom de Jésus, dit l’ange à Marie, et II sera le Fils du Très-Haut.
Vous l’enfanterez et vous deviendrez la Mère du Fils de Dieu.
Sans Marie, point de Verbe divin revêtu de notre humanité.
Sans Jésus, point de Vierge-Mère donnant naissance à un enfant-Dieu.
Autant Jésus s’abaisse et s’humilie pour se faire mortel, autant Marie grandit et s’élève
pour donner au monde le Fils de l’Eternel.
Marie se retrouve en Jésus et Jésus reflète tous les traits de sa Mère. Jésus puise en Marie sa vie du temps et Marie tire de Jésus tous ses droits à sa gloire éternelle.
Jésus n’apparaît à la vie que pour mourir.
Marie ne devient sa Mère que pour avoir une victime à offrir.
Pour accomplir sa mission et opérer son œuvre de salut, il faut au Sauveur du monde une chair fragile qu’il puisse immoler, et 11 charge Marie de la Lui fournir.
Vous m’avez formé un corps, dit-Il à son divin Père, eu entrant dans le monde, me voici pour faire votre volonlé et le sacrifier à votre gloire.
Mais ce corps, pour me le donner, vous avez eu recours à ma Mère.
C’est sa propre chair que je vous otTre, c’est le sang dont elle a rempli mes veines que je viens verser.
Je suis votre Hostie, grâce à ma Mère.
Ma Mère devient par là même votre victime et je l’immole avec moi.
L’état de victime en Jésus est essentiel. Son immolation est l’unique raison d’être
de sa venue.
Marie ne L’a enfanté que pour Le conduire
à la mort.
De concert avec le Très-Haut elle Lui a préparé la matière de son Sacrifice. Ce que la puissance divine
a animé de son souffle créateur, c’est Marie qui le Lui a fourni.
Pour devenir ainsi la Mère du Dieu-Victime, elle participa mystérieusement à la nature du corps adorable de son enfant et à la vertu divine du Sang rédempteur qu’elle inocula dans ses veines et qui fit battre son cœur.
La Mère et le Fils,
destinés tous deux à la même mission, aspirèrent sans cesse au sacrifice et à l’immolation.
Tout le temps que Jésus se tient en oblation devant son divin Père,
Marie s’offre avec Lui pour la même fin et avec le même amour.
Lorsque Jésus s’épuise en supplications pour le salut du monde,
Marie se tient à ses côtés et de son cœur montent les mêmes accents pour apaiser la justice et obtenir miséricorde. Jamais créature ne fut plus étroitement unie
à son Créateur.
Jamais âme humaine ne participa plus pleinement à la mission rédemptrice de son Sauveur. Tout, en Marie, est offert et immolé comme tout, en Jésus, souffre et est crucifié. Ces deux victimes d’un même sacrifice s’appellent l’une l’autre.
Elles sont faites pour vivre d’un même amour et mourir d’une même immolation.
Pour naître, Jésus attend le consentement de Marie qui va devenir sa Mère.
Pour mourir, Jésus réclame la présence de celle qui Lui a donné la vie et à qui II demande la permission de l’offrir pour le salut du monde.
Par son « fiat » à l’heure de l’Incarnation, Marie donne Jésus à la terre ;
par son assentiment à la mort de Jésus au Calvaire, elle rend Jésus au ciel.
Marie est née à la gloire de la Maternité divine en concevant Jésus dans son sein.
Elle naît à la gloire de co-rédemptrice du genre humain, lorsqu’elle offre sa vie avec celle de son divin Fils et qu’elle meurt martyre dans son âme comme Jésus meurt victime sur la croix. A ce moment suprême, la Vierge devenue Mère et la Mère devenue victime est auréolée d’une gloire toute divine.
Avec Jésus elle est acclamée dans les deux et bénie sur la terre.
Elle est aimée des hommes et devient l’espérance de tous les rachetés. Pour aller à Jésus passons par Marie.
Prenons dans son cœur l’amour divin qu’y a déposé son Fils, et aimons-la avec le même amour dont Jésus a aimé sa Mère et la nôtre.
M. E. de la Croix
Paris. -Avec permission de l’Ordinaire.
Tous droits de traduction et de reproduction réservés
Rayons du Ciel. — Série de 24 sujetH en 2 pochette8. C'est Jésus. — 2® CTe.st Marie.
Prix franco de chaque pochette, 2.75 ; étr., 3 fr. La douzaine d'un même sujet, 2 fr. ; étr., 2.25 100 feuillets variés, 13 fr. ; étranger, 14 fr.
Waison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Pereire, Paris
C’est Marie
Marie I
Sa vie près de l’Eucharistie, c’est sen ciel anticipé
Lorsque je fixai la première fois mes regards sur Marie, j’aperçus Jésus à ses côtés me révélant qu’il en avait fait sa Mère
et qu’il était le divin Libérateur que, par elle, le ciel nous avait donné. Je compris, dès lors, que ces deux existences n’en font qu’une et que pour trouver Marie il me faut la chercher près de Jésus, comme pour aimer Jésus il me faut m’adresser à sa Mère.
Pendant trente ans
je les vis demeurer l’un près de l’autre, vivant dans une douce intimité qui me fit rêver aux ineffables relations
des Personnes divines au sein de l’adorable Trinité.
Les trois années de courses apostoliques
du Sauveur
ne firent que resserrer les liens divins (jue le ciel même avait formés ; et partout où Jésus portait ses pas,
Marie Le suivait en esprit, comme pour tromper le sacrifice de la séparation imposé à sa tendresse maternelle.
Quand sonna l’heure de la suprême expiation et que Jésus, le Fils de Marie, rendit son âme à son Père et disparut du sein de l’humanité, la Vierge-Mère, accablée de douleur, descendit le Calvaire - et s’ensevelit dans son propre cœur où elle vivait encore, avec ses souvenirs, de l’amour qui l’empêchait de mourir.
Qu’allait-elle donc devenir, cette Mère éplorée, tant que Jésus ne lui serait pas rendu et qu’elle n’aurait pas retrouvé, vivant et toujours aimant, le Fils qu’elle avait généreusement sacrifié et dont pourtant elle ne pouvait se passer? C’est alors que Jésus, dont la puissance est sans limite et l’amour sans fin,
réapparut sous les ombres d’un nouveau mystère, où, sans rien laisser voir de son Humanité,
Il demeura quand même dans toute l’intégrité de sa nature de Verbe incarné.
L’Eucharistie se leva sur le monde dans l’éclat des mêmes splendeurs célestes qui avaient brillé au jour de l’Incarnation.
11 fallait encore la présence de Marie pour saluer cette aurore divine de l’amour immortalisé
d’un Dieu qui meurt et qui revit pour continuer de bénir et de pardonner.
Jésus réclame sa Mère pour vivre de nouveau dans sa compagnie et lui prodiguer les tendresses de son cœur. C’est d’elle qu’il veut recevoir les premiers hommages d’amour et d’adoration dûs à sa présence eucharistique :
pensée pleine de logique divine, qu’exprime cette pieuse croyance de la Communion mystérieuse de Marie par Jésus, même avant les apôtres, au moment de l’Institution à la Gène.
C’est de son amour maternel que Jésus veut être entouré et réchauffé : et pendant environ vingt-quatre ans Marie restera encore sur la terre, s’abîmant dans les ardeurs d’une tendresse toute divine au pied du Tabernacle qui contient le même adorable Jésus qu’elle a autrefois possédé dans son sein. C’est plus près encore de sa Mère que Jésus veut demeurer :
c’est dans son cœur.
De sa poitrine Jésus se fait un Tabernacle vivant, et, selon une touchante tradition,
Il y demeure d’une communion à l’autre, rendant ainsi à sa Mère ce qu’II en avait autrefois reçu :
la vie éternelle en échange de sa vie mortelle.
La Vierge Marie est habituée aux mystères.
Elle a cru à la parole de l’ange.
Elle fait plus que croire à celle de Jésus. C’est Jésus qui parle et 11 est la vérité éternelle.
Il dit qu’il est là dans l’Hostie,
Il y est !
Elle Le voit, elle y adhère, elle ne fait qu’un avec Lui.
Sa foi, c’est sa vision.
Sa vision, c’est sa vie.
Son cœur ne la trompe pas ; il vibre à l’unisson des mêmes sentiments
de Jésus,
comme lorsqu’elle Le voyait dans sa chair. Elle L’aime caché et silencieux, humilié et anéanti sous les voiles du Sacrement, et elle s’épuise à L’aimer, ravie de tant d’amour après tant de sacrifices. Haletante d’amour et portant en elle le Jésus de ses tendresses divines,
Marie accourt par la pensée auprès de tous les tabernacles où réside son Fils, et elle trompe ainsi son exil en faisant de l’Eucharistie son ciel
et en ravivant sans cesse son amour
aux sources de l’éternelle et inextinguible charité.
M. E. de la Croix
Paris. - Avec permission de l'Oroinaire.
Toms droits de traduction et de reproduction réservés.
Rayons du Ciel. — Série de 24 sujets en 2 pochettes. !• C’est Jés'tis. — 2® C'est Marie.
Prix franco de chaque pochette, 2.76 ; étr., 3 fr. La douzaine d'un même sujet, 2 fr. ; étr., 2.25 100 feuillets variés, 13 fr. ; étranger, 14 fr.
Maison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Péreire, Paris
::F{AY0NS du “-llfEL
C’csl Marie
Marie !
Sa bienheureuse mort, c’est l’aurore (le sa glorieuse éternité
Marie a éprouvé de grandes joies dans sa vie, mais aussi elle a connu bien des douleurs.
Sortie toute pure des mains de Dieu, elle a su apprécier son immense privilège à la vue des abîmes de corruption dans lesquels le monde était tombé.
Honorée d’une maternité unique dans l’humanité, elle a en quelque sorte participé aux ineffabilités de la Paternité divine ; mais elle a payé par le sacrifice et la souffrance
la gloire d’avoir enfanté le Verbe incarné Auréolée de sa virginité, elle est devenue l’épouse
de l’Esprit de sainteté ; mais pour donner au monde un Sauveur voué à l’immolation.
Son enfant est un Dieu, mais un Dieu crucifié.
Elle ne pourra pas toujours en jouir, car elle ne Lui a donné le jour que pour Le conduire à la mort.
Jésus est mort,
Marie devra mourir.
Le Fils s’est offert en victime, la Mère sera inévitablement associée à son Sacrifice.
La séparation de deux Etres si étroitement unis et si divinement embrasés d’un même éternel amour, ne peut toujours durer.
L’excès même de leur mutuelle cliarité appelle une réunion que les siècles éternels ne sauront jamais briscn*.
En passant par la mort, •
Marie ne subit pas un châtiment personnel, car elle est sans péché ; mais elle suit la voie de toute créature humaine qui échange contre la vie du temps line vie immortelle et éternelle.
Marie n’ayant été créée que pour Jésus,
passe nécessairement par les mêmes phases que son divin Fils.
Elle Le met au monde et L’accompagne du berceau à la tombe.
Jésus renaît dans l’IIoslie et elle se fait sa compagne assidue.
.Mais Jésus est glorieux dans la Patrie et elle a rlroit à sa divine béatitude.
Tout attire Marie vers le ciel :
et la Trinité sainte qui se l’est divinement associée ; et Jésus qui, assis à la droite du Père, lui réserve un siège à côté du sien : et les phalanges angéliques qui se préparent à chanter ses grandeurs et ses gloires ; et les élus qui lui doivent le Jésus de leur béatitude.
L’heure est venue pour Marie de répondre à l’appel des cieux.
Déjà elle contemple les gloires éternelles et elle vit par le désir tout près de ce Jésus qu’acclament les bienheureux et qui rayonne dans la Patrie, avec l’amour éternel dont II brûle pour son Père, les tendresses filiales qu’il porte à sa Mère. Plus que la vision qui illumine son esprit, l’amour qui enflamme son cœur emporte Marie vers les régions célestes où l’attend Jésus son divin Fils, pour en être éternellement aimé et glorifié.
Une aurore nouvelle se lève pour Marie.
Après celle de sa Maternité qu’avait précédé sa Conception Immaculée et qui s’épanouit, au pied de la croix, en plein amour crucifié ; après cette autre aurore tout étincelante de divine charité qui rayonna, à la Cène eucharistique, au jour des adieux,
et qui projeta, pendant plus de vingt ans, ses rayons de feu dans l’âme adoratrice de Marie
la dernière aurore,
dont les rayons partent directement du ciel, brille d’un éclat éblouissant au déclin de la vie terrestre de la Vierge Mère
qui prend son vol vers la Patrie, où l’on vit sans plus mourir et où l’on aime sans plus finir.
Oui, vivre comme Marie a vécu, c’est toujours mourir ; mourir comme elle est morte, ce n’est point cesser de vivre.
Echange admirable d’une vie qui n’est qu’un passage pour une vie qui est un terme et qui demeure éternellement.
Entrée glorieuse dans le royaume de la béatitude, où Jésus tient en main le diadème dont II se prépare à couronner Marie et où son amour filial aspire à inonder des suavités éternelles l’àme de sa Mère.
O bienheureuse Marie, entendez les acclamations enivrantes de la Patrie où l’on vous attend !
O glorieuse Marie,
votre vie, ce n’est pas la mort mais l’amour qui vous la ravit ; votre gloire, c’est Jésus, t't votre éternité, c’est de L’aimer !
Af. E. dr la ('roix
Paris. - avec permission de l*Ordinaire.
Tou* droit* de traduction et de reproduction rétervê*.
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Maison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Péreire, Paris
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i^AYONS DU fîlEL
C’est Marie
êP
Marie !
Son ccuronnement au ciel,
/ c’est la preclamatiei^ |
4 de son éternelle royauté 4
^îf
Lorsque je contemple le Verbe de Dieu, j’adore sa génération éternelle, et je m’abîme devant la majesté de ce Fils
objet des ineffables complaisances du Père.
Lorsque je vois le Verbe incarné revêtu de notre humanité, j’admire et j’honore la créature privilégiée dont la maternité
a été élevée à une aussi haute dignité. Partout où est le Verbe, le Père qui l’engendre divinement est avec lui.
Partout où est Jésus, la Mère qui L’enfante humainement est à ses côtés.
Par sa Maternité, elle a acquis un droit sacré à se tenir tout près de son Fils et à assister à tous les évènements de sa vie. Son cœur de Mère réclame sa pari de toutes les joies et de toutes les peines qui éclaireront ou assombriront l’âme de son Enfant.
Elle est faite pour Lui et elle en est inséparable :
au point que l’on ne peut adorer et aimer Jésus sans penser au Père qui nous L’a envoyé et à la Mère qui nous L’a donné.
A Bethléem elle tient Jésus dans ses bras et Le nourrit de son lait.
A Nazareth elle Le voit grandir sous ses yeux et elle fait de son intimité son ciel sur terre.
Sur les routes de la Palestine elle Le suit, en compagnie des saintes femmes, dans ses courses apostoliques.
Sur la montée du Calvaire elle s’en va au supplice avec Lui, et au pied de la Croix elle meurt dans son âme avec Celui que son amour maternel sacrifie pour le salut du monde.
Jésus pourtant ne peut être parti pour toujours, abandonnant sa Mère isolée sur la terre d’exil. Il se fait Eucharistie et II y demeure l’objet des sollicitudes maternelles de Marie.
De quelles douceurs célestes et d’ivresse divine Jésus a dû combler l’âme de sa Mère pendant ses ineffables colloques au pied du Tabernacle !
Mais ici-bas tout a un terme.
Jésus a passé sur la terre
et est retourné dans sa gloire.
Marie a la même destinée, et tout le ciel,
depuis que Jésus y est entré, réclame la présence de la Mère pour l’honorer avec son Fils.
Jésus Lui-même a préparé à Marie un trône resplendissant, à côté du sien, et tout glorieux des splendeurs divines dont II irradie sa Mère,
M l’introduit dans la Jérusalem céleste aux acclamations triomphantes des phalanges angéliques et de tous les bienheureux.
Jésus la présente d’abord à Dieu son Père, qui se plaît à couronner lui-même la fille de ses divines complaisances qui il avait confié le dépôt sacro-saint de son Fil S’approchant de l’Esprit d’amour.
Il réclame pour la Vierge bénie dont il avait fait son épouse, une gloire égale à celle dont il l’avait honorée lorsqu’il la féconda divinement pour en faire la Mère du Verbe incarné. Puis, dirigeant sur Marie les rayons éblouissants de sa gloire et les effusions enivrantes de sa charité divine Jésus, heureux d’un bonheur comme il n’y en a qu’en Dieu, établit sa Mère Reine du ciel et de la terre.
Reine de race divine, puisée dans le sein même de Dieu.
Reine par naissance, car elle était sortie toute pure des mains du Créateur et avait acquis par là un droit de royauté sur tous les humains.
Reine par alliance.
le jour où le Saint-Esprit la prit pour épouse. Reine par sa Maternité divine, en enfantant le Roi des rois.
Reine par droit de conquête, en devenant co-rédemptrice du genre humain.
Reine de pureté,
parvenue à la plus sublime sainteté.
Reine d’amour,
di^inement consumée des feux de l’éternelle charité.
Reine d’éternité, destinée à exercer son empire sur les anges et les saints, pour diriger leurs ardeurs et leurs chants et en recevoir des honneurs et des louanges qu’il plait à Jésus, son divin Fils, de partager filialement avec sa Mère.
O Marie, que mon bonheur est grand de vous voir si divinement honorée î Que ma joie est profonde, à la pensée que je suis destiné à vous louer et à vous aimer sans fin ! Soyez à jamais la reine de mon cœur et l’amour de ma vie.
Avec Jésus régnez sur moi dans le temps et dans l’éternité.
M. E, de la Croix
Paris. - Avec permission de l’Ordinaire.
Tout droits dt traduction et de reproduction réserves
Rayoyis du Ciel. — Série de 24 sujets en 2 pochettes. 1* C'est Jésus. — 2* C'est Marie.
Prix franco de chaque pochette, 2.75 ; étr., 3 fr. La douzaine d'un même sujet, 2 fr. ; étr., 2.25 100 feuillet» varié», 13 fr. ; étranger, 14 fr.
Waison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Pôreire, Pari?