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(■') IlRCKia., Comptes rendus: 1890.
( '229 ) à l'arrosage. Du reste, grâce à la fermelure hydraulique des cloches à culture, lair étant saturé d'humidité, lévaporation de Teau d'arrosage a été à peu près nulle, et il n'a jamais été nécessaire d'arroser de nouveau pendant la durée de l'expérience.
» Des garanties de pureté spéciales ont été prises pour les sels employés, et des analyses des sols après culture ont fait rejeter toutes les expériences qui avaient été-le siège d'une fermentation ou d'un développement de micro-organismes dans le sol.
u Voici les principaux résultats de cette étude, quia porté sur un grand nombre de composés :
» Les Phanérogames peuvent emprunter l'azote qui leur est nécessaire aux aminés employées sous forme de sels, sans que ces substances aient subi une transformation préalable en sels ammoniacaux ou en nitrates.
M Pour que cette assimilation ait lieu, il fatit que les aminés proviennent de la substitution à l'hvdrogène de radicaux dont la grandeur moléculaire soit peu élevée; c'est ainsi que les méthylamines ont été d'excellents aliments azotés, tandis que la benzvlamine, la pvridine, la glvcolamine. la bétaïne, etc., ont été reconnues inassimilables.
» Les aminés phénoliques sont pui.ssamment toxiques; les sels dammoniums composés et les alcaloïdes sont inassimilables directement.
» De plus, placées dans des milieux nutritifs contenant de l'azote sous forme d'une combinaison basique inassimilable, les plantes ont perdu une quantité notable de leur azote initial. Il convient d'observer que la végétation, dans ces cas, a été prolongée jusqu'à ce que les plantes fussent en plein dépérissement, sans cependant présenter d'altération extérieure, et en l'absence de tout micro-organisme. Il y a donc eu probablement, ici, des phénomènes d'autofermentation.
» Des expériences ont été instituées en vue de chercher sous quelle forme disparait cet azote. L'appareil a été mis en communication avec un tube à boules de Liebig contenant du réactif de Xessler, et le sublimé formant feriBeture remplacé par du mercure. L'examen du réactif de Nessler, suivi de l'analyse des plantes et du sol, a montré que l'azote disparaissait à l'état çazeux. »
PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE. — Influence de quelques poisons sur le pouvoir antiloxique du sang. Note de ADI. C.-J. Salomoxsex et Th. Madsex, présentée par ]M. Duclaux.
« Dans un Travail inséré en 1897 dans les Annales de l'Institut Pasteur, nous avons cberclié à prouver que l'explicatioa la plus naturelle des phé-
nomènes observés durant rimmiinisalion active contre la diphtérie est d'admettre que, dans l'animal immunisé, il y a production et destruction incessantes de substance antitoxique, en même temps que, sous l'influence de la toxine, certaines cellules subissent une modification durable qui les a douées du pouvoir de sécréter la substance antitoxique. Et, à cet égard, noire théorie avait une double base, savoir : une série de mensurations continues, faites pendant assez longtemps, sur le pouvoir antitoxique du lait et du sang d'une jument, puis quelques observations de MM. Roux et \aillard sur la reproduction, après saignée, chez les lapins, de l'antitoxine tétanique, observations restées d'ailleurs tout à fait isolées à cette époque.
» Dans ces circonstances, il était intéressant d'essayer si les poisons qui exercent une influence stimulante et dépressive sur une série de sécrétions normales de l'organisme auraient une influence analogue sur la nouvelle fonction sécrétoire présumée.
» Pour ces recherches, nous avons choisi {'atropine et la pilocarpine. Comme animaux d'expériences, nous avons employé des chevaux servant depuis assez longtemps à fournir le sérum, mais actuellement réformés en raison de la chute habituelle du pouvoir antitoxique (Salomonsen et Madsen, Nordiskt medicinsk Arkii' Festband; 1897, n''9). Les mensurations furent faites d'après l'ancienne méthode d'Ehrlich, dont nous avions constaté la précision par une série d'observations comparatives.
» Atropixk. — Première expérience. — Avec celle substance, nous n'avons fail qu'une expérience. Le cheval qui nous a servi fil preuve d'un parfait équilibre anlitoxique à chacune des trois mensurations entreprises les 24, 26 et 3i mai; dans ces trois cas, le pouvoir anlitoxique du sang était 3o. Immédiatement après la mensuration du 3i mai, entre i*" et S*", on injecta ro'"?'' d'atropine par doses de 10'^'', ce qui suscita les symptômes d'un empoisonnement très violenl. On reprit les mensurations le 3i, à S"" du soir, ainsi que les i""' et 2 juin, et, chaque fois, on constata que le pouvoir anlitoxique du sang n'avait pas changé et restait à 3o.
» En dépit d'un empoisonnement par l'atropine, assez violent pour menacer la vie du cheval, il ne se produisit donc aucune baisse du pouvoir antitoxique du sang durant les premiers jours qui suivirent l'injection.
» Pilocarpine. — Deuxième expérience. — On y employa le même cheval qui avait déjà servi pour l'expérience à l'atropine. Si, d'une part, le pouvoir antitoxique de son sang baissa peu de temps après la première expérience, il se maintint ensuite assez longtemps sans modification (voir Tableau 1). L'expérience eut lieu le i4 juin, le cheval subissant alors, dans l'espace de deux heures, l'injection intraveineuse de i4o''»'' de pilocarpine par dose^ de lO'S"', opéralion ([ue suivirent très promptement de graves symptômes d'intoxicalion.
1) Voici le résultat des mensurations :
Unités d'imm.
par Date. Heure, centimètre cube. Remarques.
Juin 3 » 25
» i4 ' '^7 ""Injecté lo'''' de pilocarpine
» i4 2,17 3o Injecté eii tout ^o" de pilocarpine
» 14 3,3o Injecté en tout i4o'='= de pilocarpine
>> i4 7 1 15 3o Symptômes toxiques presque disparus
» Troisième expérience. — Elle fut faite sur le même cheval que les deux précédentes : on injecta lOCS'' de pilocarpine, mais le seul résultat fut de constater une hausse insignifiante du pouvoir antitoxique du sang, très inférieure à la modification marquée subie par le pouvoir antidiphtérique dans la deuxième expérience. Nous ne saurions décider si, dans cette expérience, les deux violentes intoxications antérieures ont rendu le résultat moins net que dans la deuxième expérience.
» Quatrième expérience. — On la fit sur un cheval chez lequel on constata, à l'inverse du précédent, une baisse continue du pouvoir anlitoxique du sang durant la période qui précéda immédiatement l'expérience, et cet état de chose rend encore plus nette la hausse suscitée par la pilocarpine, dont nous injectâmes Sc^s^ dans le cours de quinze minutes.
» Voici le résultat des mensurations :
Unités d'imra.
par Date. Heure, centimètre cube. Remarques
Octobre 11 » 45
i> 28 » 3o Immédiatement avant la première injection.