PRIX LALLEMAND
(Commissaires : MM. Marey, Ranvier, Potain, Milne-Eilwards; Bouchard, rapporteur.)
La Commission partage le prix entre M. Henri Meunier pour son élude sur le « Rôle du système nerveux dans l'infection de l'appareil pulmonaire » et M. Gustave Durante pour son étude sur les « Dégénérescences secondaires du système nerveux u.
L'appareil respiratoire est largement ouvert aux agents capables de produire une infection par les microbes vulgaires ou par les microbes virulents. Ces agents, ceux-là même dont l'expérimentation fait reconnaître l'active virulence, vivent et prospèrent dans les cavités voisines, dans la bouche, dans le pharynx, même dans les bronches; et cependant l'infection toujours imminente ne se produit pas. Certaines conditions suspendent l'action protectrice qui, dans l'état habituel, empêche la réalisation de cette infection. C'est tout un ordre de ces actions protectrices que M. Meunier a étudié, et son travail, à la fois expérimental, anatomo-pathologique et clinique, montre comment certaines perturbations nerveuses engendrent les infections pulmonaires.
Que la défense soit produite par un réflexe provocateur de toux, ou par les mouvements des cils vibratiles, ou par les changements vasculaires qui rendrontplus active la diapédèse, ou enfin par des changements de la nutrition d'où naissent les matières bactéricides, on conçoit la multiplicité des moyens par lesquels le système nerveux protège le poumon contre l'infection et la multiplicité des perturbations ou des lésions qui rendront possible ou qui provoqueront cette infection.
L'auteur en a donné la preuve expérimentale en éclairant par l'étude bactériologique la question déjà traitée de la pneumonie par lésion du vague et en montrant que l'infection se limite aux régions énervées.
Chez l'homme il montre que si la lésion nerveuse est périphérique la lésion pulmonaire est unilatérale et limitée au même côté où le nerf est lésé; que si la lésion nerveuse est centrale, l'infection pulmonaire est croisée.
Il s'attache plus particulièrement à l'étude des névrites primitives, toxiques ou infectieuses du nerf vague, et aux névriles secondaires causées par les tumeurs du médiastin. A ne considérer que celles qui compliquent l'adénopathie trachéo-bronchique il apporte quatorze observations person-