C. R., 189S, i" Semestre. (T. CXXVI. N
» lement qu'autant qu'on saura la Physiologie, je laisse cinq mille frarus n de rente perpétuelle à P Académie 'des Sciences, en priant ce corjjs savant 1) de vouloir bien distribuer de deux ans en deux ans, à dater de mon )) décès, un prix de dix mille francs (loooo fr.) à l'auteur de l'Ouvrage » qui aura le plus contribué aux progrès de la Physiologie. Les étrangers
)i pourront concourir
» Je confirme toutes les dispositions qui précèdent; mais, outre la » somme de cinq mille francs de rente perpétuelle que j'ai laissée à VAca- » demie des Sciences de Paris pour fonder un prix de Physiologie, que je )) maintiens ainsi qu'il est dit ci-dessus, je laisse encore à la même Acadé- » mie des Sciences deux sommes de cinq mille francs de rente perpétuelle, M libres de tous frais d'enregistrement ou autres, destinées à fonder deux » autres prix, l'un pour le meilleur travail sur la Physique, l'autre pour )) le meilleur travail sur la Chimie. Ces deux prix seront, comme celui de » Physiologie, distribués tous les deux ans, à perpétuité, à dater de mon » décès, et seront aussi de dix mille francs chacun. Les étrangers pourront 1) concourir. Ces sommes ne seront pas partageables et seront données en « totalité aux auteurs qui en auront été Jugés dignes. Je provoque ainsi, » par la fondation assez importante de ces trois prix, en Europe et peut- 1/ être ailleurs, une série continue de recherches sur les Sciences naturelles, 1) qui sont la base la moins équivoque de tout savoir humain ; et, en » même temps, je pense que le jugement et la distribution de ces récom- » penses par l'Académie des Sciences de Paris sera un titre de plus, pour ') ce corps illustre, au respect et à l'estime dont il jouit dans le monde » entier. Si ces prix ne sont pas obtenus par des Français, au moins ils » seront distribués par des Français, et par le premier corps savant de )i France. »
I/Académic décernera, dans sa séance publique de l'année 1899, trois prix de dix mille francs chacun aux Ouvrages ou Mémoires qui auront le })lus contribué aux progrès de la Physiologie, de la Physique et de la Chimie. (Voir pages i44 et i54.)
STATISTIQUE
PRIX MONTYON
L'Académie annonce que, parmi les Ouvrages qui auront pour objet une ou plusieurs questions relatives à la Statistique de la France, celui qui, à son jugement, contiendra les recherches les plus utiles, sera couronné dans la prochaine séance publique. Elle considère comme admis à ce concours les Mémoires envovés en manuscrit, et ceux qui. avant été imprimés et publiés, arrivent à sa connaissance.
Le prix est de cinq cents franco.
CHI3IIE
PRIX JECRER.
Ce prix annuel, d'une valeur de dix mille francs, est destiné à accélérer les progrès de la Chimie organique.
L'Académie annonce qu'elle décernera tous les ans le prix Jecker aux travaux qu'elle jugera les plus propres à hâter les progrès de la Chimie organique.