‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 19 sur 116 · BARBAULD (MRS · texte numérisé non relu

BARBAULD (MRS

A la Vie.

A TOC m* compagne, I» Via!

Xims il vous vu p.-mlaut longtemps

Le vilain !i'iii|i.- vi k' beau temps :

Lorsque l'on est ni bien ensemble

Il est dur de se séparer,

A ce penser dans mon a-il tremble

iri pleur ijiie ne saurais rentrer :

iJuuecnifiit ilunr, et «uns bruit rilc,

l'renils tun temps : — Ne dis point bonsoir,

Mais pbittM dans plus noble asile

Dis-moi: " Bonjour 1 . . Viens! . . An revoir I

BAEBOUE (JOHN).*

L'IxaipEHDAKOK.

L'iNDfcl'KNiMXcE est nue noble chose, Elle rend l'homme humain, et le dispose A tout aimer, avee un coeur ardent :

C'est vivre heureuv ijito vivre ii k1l'| .cmlnn Un noble eccur ne peut être h sou aise, Ni ]iiiii-i'ik'i'i[iiiiii|uc cl .«oit qui pluisc, Si tout d'abord il n'a la liberté, l'o M-iii llanihcau de notre humanité !

Et celui qui toujours a vécu libre (xrâiT rt des luis cm parfait i : i|nilil>re. Ne peut i'i^er du destin malheureux Qui de l'esclave attend les jours «tel.

S'il connaissait cet iiuViiue esclavage,

Et plus que l'or, ô sainte Liberté, 11 priserait ta douce égalité !

Ignorai marqué» aiti-H'ioi a.-iéri-^im iiidirpient JeapoUKunul frtoédt dut la vit— liait dn Traducteur.

BARKEK (JOHN).

SOLTTL'JIE.

Sur la terre il n'ait pas miment de solitude, L'homme, nu fui créé jnsi ;iî«,

Pour cacher Bon petit rogaton d'aptitude

Dans les di-.nts, dans les foret*

L'Unie, le cœur auront toujours la nostalgie

D'un nuire cœur sinctre et vrai :

Mais la nier a sirs bruits, le bois a l'Iiilomêlc, Chacun la voii tpii ilit d'aimer.

Que de ehucliotements qui montent de la terre

Au ciel, — que de diudiuteinmis IJni dfsoomlciu du .-ici. tonifient sur notre sphère

Epaudant des enseignements Tristes,— niiiis viiluntiers se clian-c.iut en sourire?

Nous disant i(ue le vrai bunlienr.

Que la vie et l'amour, dans tout ce qui respire,

C'est un cœur appeUant un cceur I

BARNES (KEV. WILLIAM).

L'Es F ANGE.

An! ouîchel en es tempi là nos jours n'étaient nombreui, Et nos membres menus fiaient en train Se croître, Le monde était nouveau ]iour nous, et merveilleui I,cs i'.-]ii,irs de la vie m liâie de s'accroître!

DOUCE UU BIQUE Bl'R LÀ BBEBE.

De leurs coques le temps ou sortent les bourgeons, Aussi lu fenaison qui vous brûle et vous broie, Ou le temps des mrà.sotis. lempr- si i-lter aux pigeons, Etaient toutes saisons oii s'eVeillait U joie.

Que 1c petit ruisseau noua paraissait énorme,

Que le temps semblait long à nos vceui satisfaits,

Que nos quelques dé ^irs 1er- l'.ucinliiHis sous l'orme :

Quo notre monde a nous avec Sbaftcsbury

Ou le mont Rulbarrow avait III sa limite,

Et que la vie était un long sentier fleuri

Oit quand filaient les jours jouer fait mérite.

Lors rivières, ruisseaux, et les arbres si beaux,

Maïs les jeunes enfants ils sont benranx pendant Qu'ils ont îles grands par.'iits l'anmiir L|ui les protège, L'amour des grands parents, cet amour transcendant Qui sait leur épargner et l'hiver et sa neige : Pareils aui arbrisseau* quo préservent du vont Los arbres, leurs aines, dont crâne est le feuillage, Leur servant à la fois d'éventail et d'auvent Contre les feux du ciel, et le feu do l'orage.

A tout plaisir linivant j'aimii à un- dérober, Au-dessus du noyer puis oit le ruisseau roule

Ses flots d'argent, loin de la foule, Je me glisse sans bruit pour mieui penser :i toi,

Jenny, quant] du haut du beffroi

Do sons plaintifs sur l'aile de la brise.

Qui me venait sur l'aile de la brise.

Et quanti, dans ces temps bienheureux, La Dimanche en sortant tle l'Eglise, tous deux Noua allions nous blottir tous un toit do veriluro

Fait par les mains de la nature, Comme nous écoutions la singulier frisson

Dos peupliers, et leur chanson.

Et la clapotement de l'eau, musique exquise Qui s'dclipssit sur l'aile de la brise.

Et quand l'air folâtre le soir Par un beau clair de lune, et puis laissa pleuvoir D'arbre en arbre des sons de harpe Eolienne,

Que ta voit vient me dire en sa musique exquise : " Au ciel je unis ! Il t'attend ta Promise ! "

BARTKOLOMEW (MES. V.)' Mus Chatkauï en l'Aie.

Sériez-vous donc tombes mes beaux châteaux en l'air De vos murs si pimpants n'est -il donc plus n:Eii-t '■' Oh I non 1 vos nobles tours ont un jispoct trop lier Pour n'avoir point tl'rippiii, ce. serait trop prodige ! Où sont-ils vos jardins ? Ofi sont ces gentes fleur*, Et ces ro.es sans dard florissant orgueilleuse», Que Daine Fantnsie a Août île splendeurs,

Dites mes henni château*, l'iril fraîtl de la raison Vous aurait, il dune faii t. un lie.- ni pâmoison?

ROSSE TIIÉHTEBES,

Ci'jiciulsnt |mr-flfpsns vus mur!' (mit en ruines, La fantaisie on cor, avec nouveaux succès Rebâtit vos splendeurs, vos roseB sans épines, Vos ailles d'apparat sons ee lasser jamais.

E1U- onlouri. ii non verni vos \'tvu\ pur-clins il» lierri-, Elle change vos nuits en un jour radieux, Des oiseaux elle envoie nu ciel bleu la prière, Elle rend sa chaleur au vieil hiver frileux, A]i;iiiv:in[ (-p.- travaux sur la jeune Espérance , . . L* Raison les détruit . . . Vite elle recommence !

Roses Tbéuièheb.(') Salut ,\ von-, Heiiir-s îles rieurs d'Automne 1 Aux nobles robes d'or, et de pourpre et d'arpent; Sur vos fronts Élevés scintille la couronne Qu'à l'aube dn matin la Rosée en personne Vient arranger selon son caprice changeant !

Vous vous tenei avec vos vertes liges M:iii^:i!t!'isi-]iii-iit rbni- vi. [iv i.rgiiL-il lioyal, Des autres fleurs humant les vieux bonunlges-llgea ; Pour les gais papillons vous créez îles vertiges, Et l'nbeillo un vos seins vient puiser un régal.

lïAKTON (BEBNABD).* Aux Vents.

O MÉstsTiîELs invisibles dueiell Ne suis surpris ([ue dans les temps antiques En entendant vos accords magnifiques On vous rendit un culte solennel:

(i) Vf b .Vrits ni 1M8 ru vnvnnl lf (iiWivui <1<| im.ri nnri ( Wv) a l'Exposition do la Société îles Peintres eu Aquarelles.

Il est terrible et grand votre pouvoir!

Quand soulevant les vagues furieuses En pics aigus, en grottes caverneuses, Vous balayez l'air de votre houssoïr, Eveillant en sursaut le marin d'épouvante, El lui montrant l'abîme à la gueule béante I

Us sont charmants et gracieux vos jeux!

Alors qu'autour d'un bosquet do verdure,

Vous chatouiller. In noire chevelure

Do la beauté, dont le talent heureux Sait des nouvelles fleurs se former des guirlandes, Que vous rafraîchit n>/ dti vos donres offrandes.

Mais vous pouvez donner bien autre essor Qu'A ces pensiTi, t.ms i-nfunts île la terre: Vousvenezl . . d'oil? . . L'homme ne le sait guère; Vous allez I . . Où.? . . L'homme l'ignore eutor : Impossible avec vous de lutter h la joute, Lui qui ne peut vous voir ilors qu'il vous écoute I

L'astre des cicux, il en connaît le cours, Pour lui la mer n'a plus aucun mystère, L'étoile luit, il la suit dans sa sphirc,

Vient nous conter parfois un conte bleu, Quel nom peui vous donner un malheureux poète Qui d'un thème si haut ose être l'interprète ?

Un seul vraiment: "Les Messagers des Cieui !'' Vous furetez par les monta, par les plaines, Tar les vallons, les hosquots, les fontaines, Par Icb sentiers les plus silencieux :

Et quand, comme à prirent votre vois immortelle Je l'entends il minuit,— ji; m« rtin : " Dieu m'appelle I"

1 DU MHUOl DE NUIT.

BATLT (CHARLES).

A us Papillon De Nuit.

Oh 1 que de mon flambeau la trop vive I-mii-'iv N'ai! pouvoir te leurrer beau Papillon rie Nuit, Car pour mon ceeur, vois-tn, ce serait peine am-'iv To voir ainsi périr toi dont l'aspect séduit. Pour affaiblir soudain l'éclat de ma bougie, .Te vais mettre eur die un vert bonnet de nuit, Mais lia ! je crains encor que ta folle Énergie No te pousse au trépas en ton joyeux déduit.

IViuLant H' ]ir.hîi'i:i' fiitist do bons avia, Tu risquer sans ('moi di- ifs yeux les rosette?. Et nargue du danger roussis tes beaux habits !

Toi l'enfant du Génie nu séjour du tonnerre Par la gloire ébloui s'élève dans les airs, Sans craindre du soleil la trop vive lumière, Ou la foudre qui gronde, ou l'Éclat des Éclairs.

Avec le cœur froissé, roussi, brise, fané, Enterre de l'oubli sous le drap mortuaire, De se* visions d'or désillusionné' !

BATLY (THOMAS HATNES).»

Le Premier Cb:eved qrîb.

Devant son cher iiumir elle M' remémore ....

Sa figure est charmante,— oh 1 oui, charmante encore : Pourquoi donc enti- larme, ni. pourquoi ces soucis? {"r.ft ijll' llt'las ! l'Ile a vu son premier elicveu gris!

I,e Temps a respecté aa taille ai bien prise,

Et son air plus pensif rend sa figure exquise ;

Elle pourrait encor hanter les bals joyeux

Tant elle a de fraîcheur, et tant vifs sont ses yeux.

Les soucis, les chagrins bien plus que les année», Flétrissent la teinté, rident ses destinées; Plus d'une IÈvro en deuil murmure la douleur D'un amour incompris,— et l'œil trahit le cœur- Mais elle,— fnt épouse et digne et vertueuse ; L'amant do sa jeunesse a su la rendre lieunui.se ; Jamais un froid dédain n'a troublé sou sommeil, Et pourquoi donc un pleur? . . . Une tache au soleil ¥

Que lui rappelle doue sa noire chevelure ?

Sont-ce ces nuite de bal oii brillait sa figure ? N';m. suit ']-.'.', ik-i-lts r;ui remontent au temps

Il lui semble sentir le baiser do tendrossa

Que leur donnait sa mire en les rangeai)", en :iv?si'.

Elle croit voir encor son perc simulant

D'eu couper une boucle, elle se rebellant.

Et soudain elle voit ce mtmenio de l'âge,

Un premier cheveu gris— dan? son ciel un nuage 1 —

Un pleur est légitime alors qu'en son déclin

Ou vuit passer beauté, jeunesse . . . Tout enfin I

Sur sa beauté' qui fuit ce n'est pas une larme, La Heur qui se flétrit regrette encor le charme Qu'elle eut le premier jour au sortir du bouton, Bien que fière pourtant d'avoir un rejeton.

Ecoute ton miroir, à mSre de famille,

Et remets ta guirlande lu cheveui de ta fille,

Tu revivras en elle avec ce tact eiquis,

Que donne ht leçon d'un premier cheveu gris !

BEASLEY (T. M.) Le Vin.

A nos verres buvons ! buvons à la bouteille,

'lu plus sain, ninis, rpic le jus de la treille ! Il rajeunit le corps, il réveille l'esprit, Par le sang du raisin on arrive au zénith.

Buvons, quand éveillés rEvons couleur de rose, La rasade de vin est une apothéose 1 Buvons lorsque l'hiver vient placer nos émois, Par le vin reviendrez nos chaleurs d'autrefois 1

De l'humaine vigueur le vin est le laitage ; ^ Le monde contre nous jicm ioihut sts aigreurs, Mais par liacchus, do lui resterons lus vainqueur! !

Le vrai nang rte ilinvhiis 1*1 pm^imt dans sa lie — Et sait guérir le eccur de la mélancolie ; Buvons donc tous au vin,— buvons uni* nu frinni-nt. Do la Nature c'est le plus beau rudiment 1

liliATTIE (DE. JAMES).» L'EaiiiTE.

A LA chûte du jour quand se tait le hameau

Et que chaque mortel dan a l'oubli se repose,

Quand on entend courir et jaser le ruisseau

Kl nii.irnl (i;ui- U; a bo-quets lo Iîossignol compose,

Du fond d'uue caverne il s'éleva soudain

Au bruit da doui accords, le sublime langage

D'un ermite, u;i-ii'to uticon: faprit mondain,

Mais aujourd'liui pensant u: i'irl:mt comme un Eage :

" Oh ! pourquoi Philomèle, il ta sombre douleur T'abandonnor la nuit en perles cadencées ?

Le retour du printemps, en te dotant du cœur D'un jeune amant, mettra du baume en tes pensées.

.i j ! !:.■ Ci

l'bhuitb.

Mais si c'est In pitié qui cause les soupira. Laisse tomber sur nous, plaintive Philomèle Les larmes rte ta ™ X, pleure sur a os plaisirs Ils passent vite, vite— ainsi qu'une étincelle.

■■ M:i:ji-.i :i.-irLt m- -rlU-ant BUI !■..' rebord rtu ciel La lune nous fait voir son croissant ijiii a'effiUM, Mais naguère, 11 haut, dans son vaste archipel Elle dominait tout, les astres et l'espace.

Roule, bel orbe, roule et décrit i nouveau Ce cercle oïl tu répands Tarant do ta lumière ; Mais la gloire de l'homme est un pâle ilambenu Qui luit !l peine un jour et s'éteint dans la terre !

" Déjà la nuit s'avance et tout s'euiice olweur, l.es vallons, les bosquets, le riant paysage; Mais la nature en deuil dan- un bien court futur Au matin, leur rendra In frniclieur du jeune 'w : Après un dur biver vient un printemps plus beau, Et le bouton vainqueur surgit de 1'opidormc ; Mflis quand doue le ['rintemps dan.- In nuit du tombeau Viendra-t-il éveiller lu cendre qu'il ronfDrmD I

D'un faui savoir, mes yeux fixés sur un ciel sombre. Ne voyaient devant moi que le temps destructeur

Alors, Ô Tout IWant, je m'écriai vers toi:

' Ahl fais mi.-( ; i'ieuvi!e à l'humble créature ■ IJni lai— ant -un orgueil veut vivre sous ta loi ' Le doute l'obscurcit, rends-lui ta clarté pure.'

11 Et le doute importun quitta soudain mon cœur, La triste obscurité fit place a la lumière; Tel aux regards charmés d'un jeune voyageur l.e point du jour se lève en sa splendeur première. Voyez U vérité, l'amour, la charité En triomphe descendre et rajeunir la terre !

Iji mort n'est plus qu'un pas vers l'Immortalité Qui nous rapproche onihi do Très liant, notre Père !"

PAt'VREBSE DU DIMANCHE.

BENNETT (MABY).

Là petit» Pauvresse nu Dimanche.

" f'HÎUK maman, celte petits fille Ne «lit iIodc pas que nous sommes bu jour

Où les enfants se font baux, pour Lire ot s'instruire, et prier en famille.

" Sa joue est sale et sa robe épouvante, Ses bas tachés montrent des trous nombreux,

Et ses cheveux roux sont sfTreui, Won Dieu, maman 1 elle est done bien mfchinte !

" Dans la rigole elle joue et s'amuse Avec garçons et fille* en lambeaux,

Do mes joujoux les plus nouveaux Moi, le Dimanche, à peino si j'en use.

" Moi le matin quand je vais à l'église Je m'y conduis toujours bien sagement,

Des livres sainte j'éconte l'analysa.

11 Je lis ma bible avec exactitude Moi I— je gazouille ainsi qu'un oisillon,

Mais cette petite souillon Toujours jouer voila sa seule (taie."

— " Ah I chère enfant cesse d'etro vantarde, Que pourrais-tu par toi pour ton soutien?

Mon enfant tu no pourrais rien, A tes parents tu dois ta sauvegarde.

" Ce sont eux seuls qui te tiennent proprette,

A bénir le jour du Seigneur, Tes qualités tu les leur dois fillette 1

" L'oiseau chétif attendant la becquée Impatient, et son œil grand ouvert,

L'agnelet qui sur le pré vert BfLe, a sa mère il brouter appliquée.

" M obi 411e toi sont il s'aider inliabile» ;

Cette pauvre fille jouant Est sans parents et Bans leçons utile»."

BIGG (J. STANYAN).

La ïEiirt Jeakn£.

Dans le salon tout pimpant do soleil

Vient la petile Jeanne îl l'incarnat vermeil.

" Eh bionl qu'en pensez-vous papa?" dit la petite,

" D' Hélène viens do voir creuser le dernier gîte,

D'Hélène la poupée, et maigri; son chagrin, M'a dit en répandant plus d'une larme arrière, Qli.' mul j'étais l'amour et l'orgueil de mon pire !" " Et c'est vrai 1" fit le veuf, en lui faisant accueil : •• Viens ici mon enfant, oui tu fais mon orgueil I"

Oh 1 mais c'est qu'elle avait la douce enfant si Monde De bien cliarmants cheveux, les plus bcaui yeux, du du Et que bob petit» pieds se mouvaient si gaiement ! " Chère enfant, sois allègre et joue incessamment," [Kl le pire, "folâtre ot ne prends de tristesse, Et tu rendras encore heureuse ma vieillesse."

Soulevant sa poupée avec un cri joyeux,

La petite quitta d'un bond impétueux

Le» gcuoux du papa, Balançant jusqu'à terre,

Do soleil sur le sol quand dardait la lumière.

Mais quel est donc celui qui se tient but le seuil

De la porte, et qui guette et dont nul ne voit l'œil V

Qui sans être invite" déjà vînt, et fit taire

Cette harpe qui gît dans ce coin solitaire,

D'un sombre désespoir remplissant il jamais

Un cœur lors h l'amour, maintenant aux reprit* V

Il mit sa froide main sur la tete si blonde,

Puis éteignit sans bruit les plus beaux yeux du moiidi

l'ui* emporta lu L^iii'v tm toill tiuit— là bas,

Omis sa caverne obscur où lui vit le Trépas !

LA MUSIQUE 1>U UQStJll.

Dans 1g passé BO fond lo présent, rit» sur terre Ne peut durer toujours, la vie est épliémùre, L'été fini, l'hiver est proche, et bi forôt Pleut ses fouillée qu'omporte ainsi qu'un far&det K» fohîtraut le vent, tandis que de la nue

De ce inemo salon tout pimpant de soleil, Oh naguère était Jeanne II l'incarnat vermeil, Ijks volets sont formés ; y rogne le silence, Qui' la pluie interrompt on frjijn.iijit en cadence, Du ses humidii.i dards Ici canuaus tout on pleiu's. Quand la mer on colère y crache ses fureurs.

Songeant i ce qui fut, et qui ne peut plus Être, Devons-nous chercher l.\ lu mol itu -rand peut-être V

Le plaisir le plus vif, lo plaisir le plus pur. Lo chant dos gais oiscauï, le ^Laidon des i'ûjuV-, l'euvcut créer un nous iptulquut.u.H du liimlicur. Mais plus douces encor sont de bonnes paroles :

Les bruits harmoniouj do la bonne nature, Qui peuplent lo vallon, le mont, et la forêt, Ce doui frémissement, ce suave murmure Qui caresse le lis, ou le gentil muguet, Me >'.':uii1 lou|i.nrs elu'l-.- ! — M;r.- ui'.- i.!.iim:-< d'util.' Ne n>nl rUhlnra.iu ijiiE cuM'luit au bonheur: L'amour et ses émois, l'amour et tout son rite- C'eat 1ÏL— la musique du cœur I

BLACKMAH (JOHN).

La Musique nu Cauii.

Que découle pour nous, pour

C'est lit — la musique du coeur.

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