COS PEN STE À
Pour une pression donnée, ici la pression atmosphérique, la composition de la phase gazeuse est donc déterminée une fois la température fixée.
Nous allons observer les variations de composition de cette phase gazeuse en fonction de la température, la pression restant constante.
Pour faire cette étude vient immédiatement à l'esprit l’idée de réaliser une enceinte de volume suffisant, renfermant le fluorure métallique et la vapeur d’eau, portée à température constante dans toute sa masse et maintenue à pression
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constante. Malheureusement, cette vue de l'esprit est difficile à exécuter pour plusieurs raisons. D’une part, il faut une enceinte de volume suffisant : 50 à 100 cm*, ce qui entraîne la construction d’un appareil de platine extrêmement coûteux. Le platine est, en effet, absolument indispensable, car lui seul résiste à l’action combinée de l’acide fluorhydrique et de la vapeur d’eau. D'autre part, porter tous les points d’une enceinte de 100 em* à la même température est un problème délicat. Des études fondées sur ce principe ont néanmoins été réalisées avec d’autres acides que l'acide fluorhydrique ; nous signalerons les travaux de Moldenhauer (26) sur le chlorure de magnésium. Cet auteur opère dans un tube de porcelaine, il balaye ensuite le mélange gazeux en équilibre par un courant de gaz inerte sec.
Nous avons tenté de construire un appareil à circuit fermé en nous inspirant des travaux de M. Chaudron (3) sur les oxydes de fer. Nous nous sommes heurté à des difficultés d'ordre technique. Il nous fallait un appareil en platine et en bakélite ; nous sommes parvenu à fabriquer une trompe en bakélite ainsi que des robinets tenant parfaitement le vide. Mais nous avons abandonné ces essais en raison du nombre excessif des soudures d’un tel appareil. Nous pensons néanmoins que sa construction est possible.
Nous nous sommes arrêté à une méthode dynamique bien connue, vis-à-vis de laquelle on peut formuler quelques critiques, mais qui a l’avantage d’être assez facilement utilisable en atmosphère fluorhydrique.
Un courant de vapeur d’eau de vitesse donnée est envoyé sur une nacelle chargée du fluorure à étudier, l'acidité du mélange gazeux est dosée volumétriquement. L'expérience étant répétée avec des vitesses de plus en plus faibles, une extrapolation donne la composition du mélange gazeux pour une vitesse nulle, c’est-à-dire à l’équilibre (fig. 1).
En fait, nous ne tendons vers l’équilibre que dans un sens. Il serait souhaitable de faire la même étude en partant de
6 LOUIS DOMANGE
vapeur d’eau renfermant un excès d’acide fluorhydrique, mais la réalisation d’un tel courant gazeux est hérissée de
FRHX 800°C 5h ; No 4 as 700°C se 600 Dale 0 5 10 15 20
É o \ Vitesse en cm
Fig. 1 (Relative au fluorure de cadmium),
difficultés et nous nous excusons de ne l’avoir pas faite dans ce travail.
Cette méthode dynamique a été utilisée par Jellinek et divers collaborateurs (4) lors de l’étude de la réduction par l'hydrogène d’halogénures métalliques, fluorures, chlorures, bromures et iodures. Les résultats donnés par cette méthode concordent avec ceux fournis par des méthodes statiques. C’est cette concordance qui nous a conduit à adopter la méthode dynamique plus longue en raison du nombre de mesures à effectuer, mais du moins réalisable.