‹ Réaction de Bordet et Gengou dans les Déterminations rénales d'origine tuberculeuse: Essai de déductions pathogéniquesChapitre 28 sur 45 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

M... salle Saint-Augustin, ne Mécanicien, 25.ans. Entré le 30 octobre 1949.

Néphrite albumineuse simple de nature probablement syphilitique

Rien à signaler dans les antécédents hédéritaires directs où collaléraux. Les renseignements donnés sont très vagues. Personnellement, bonne santé. Rougeole à 5 ans,

En 1915, après 10 mois de service, le malade est réformé pour cataracte. Pas de malaises spéciaux à Ce moment, sauf un peu de polyurie et de pollakiurie (3 à 4 litres par jour).

En 1918, on constate fortuitement de l’albuminurie. Pas de symptômes fonctionnels en dehors de quelques vagues maux de reins.

A lFexamen: légère teinte blafarde des téguments. Rien

aux poumons. Le foie déborde de deux travers de doigts. La cataracte est maintenant bilatérale, moins accentuée à droite, Réflexes pupillaires diminués.

Cœur normal, léger éclat du deuxième bruit. Tension arté rielle: 13 — 7 (R. R.). |

L'albuminurie n'est pas influeneée par la station debout.

Pas d'oligurie orthostatique.

Analyse des urines : V: 1400 cc.; Urée: 14, gr. 88; Na Cl: 17 gr. 70; Phosphates: 17,70; Pas de sucre; Albumine: 0,40; AŸ 3058 ; Le = Lee à — 2,29 AUréerdursane"t0 28;

12 1 ÿ > Constante d'Ambard: 0,09. Ù = L'épreuve de la glycosurie phloridzique est positive. Epreuve de la phénolsulfonephtaléine : HAMAE après 12 minutes, 60 LAC après 1 h. 12.

Devant ces symptômes curieux, albuminurie simple sans azotémie, sans œdèmes, sans hypertension, nous soupçonnons la syphilis.

Réaction de Wassermann positive:

Epreuve de la réaction de fixation du a É

Sérüm Urines

PAM ICOrPSAhaCITAIReE ee Meter ee + T, Anticorps antituberculineux .. + an … B. Antigène endobacillaire ...... + IS

Nous venons d'exposer ici plusieurs observations de malades chez lesquels les réactions sont positives el dans le sérum et dans l'urine.

Elles impliquent l’idée d'une infection bacillaire que. lon retrouve d’ailleurs dans le passé du malade ou à son examen clinique. Mais la présence des éléments de la réaction dans l'urine n'implique nullement l’idée d'une localisation rénalà du processus bacillaire. Il s’agit là, sans doute, d'une filtration simple. Ces malades n’en sont pas moins à surveiller .de très près, d'autant qu'à cette intoxinisation tuberculeuse s'ajoutent ‘ des signes de lésions rénales plus ou moins graves. Celles-ci sont-elles de nature bacillaire ? C’est fort probable, et même si ces lésions sont banales nous ne devons pas oublier que les poisons bacillaires ont une tendance très marquée à se fixer au niveau du rein et d'autant plus facilement qu'une néphrite

Ce

légère, quèune infection quelconque (obs. ITT, Rhumatisine articulaire aigu, Obs. IV, grippe, Obs. VII, 5yphilis), qu'ün état spécial de débilité rénale aura rendu la glande rénale plus vulnérable aux toxines à éliminer. Nous devrons redoubler d'attention si, à ces causes favorisantes, s'ajoute l'hématurie dont nous montrerons le rôle dans la pathogénie de la tuberculose rénale. Ex. obs. VI, IIE. Notons en passant que {a présence des propriétés antigéniques dans l’urinerse voit à l’état isolé sans bacillurie’et même sans albuminurie (Ex. obs. IV).

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