‹ Réaction de Bordet et Gengou dans les Déterminations rénales d'origine tuberculeuse: Essai de déductions pathogéniquesChapitre 40 sur 45 · OBSERVATION XX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XX

Re. Robert, maçon, 24 ans, salle Saint-Augustin, N° 27.

Néphrite aiguë hydropigène avec séauelles d’hématuries, tantôt microsconiaues, tantôt macrosconiques. Cylin-

DE y toners

drurie. Azotémie élevée. Mauvaise perméabilité rénale. Pleurite légère des bases.

« Rien à signaler dans les antécédents héréditaires.

Personnellement, sujet aux bronchites à répétition.

Fait la campagne. Evacué, en 1915, pour douleurs lombaires consécutives à un ensevelissement par explosion d’obus. Reprend son service vingt jours après. Evacué en juin pour albuminurie.

Le malade présente des phénomènes pulmonaires nets dyspnée vive, douleur thoracique sur la ligne axillaire droite, toux sans expectoration. La respiration est rude aux deux sommets, diminuée à la base droite où l’on entend de gros froissements. Signes de pleurite nets à ce niveau.

Le malade accuse de la céphalée, des fourmillements, des erampes dans les jambes et dans les pieds, le teint est blafard, la face bouffie, les membres inférieurs et les bourses œdématiées. :

: Au cœur, galop diastolique net qui disparaît bientôt pour faire place à un galop présystolique caractéristique. Tension artérielle : 16 — 11 (Riva-Rocci). :

Urines rougeûtres et abondantes. Meyer positif. Avec l'acide ritrique, gros anneau d'albumine de couleur gris sale. L'hématurie subit des variations nettes sans jamais disparaître.

Analyse des urines : V.: 2600 cc. ; D. : 1015 ; Urée : 39 gr. 52; Chlorures : 5 gr. 56 ; albumine : 13 gr. (sérine : 9,36 ; glo-

SV buline : 3,64) ; Phosphates :’3 gr. 64 de 1.666 = 19233

Urée du sang : 1.60 ; constante d'Ambard, K : 0,400. * La recherche des albumoses est négative. Signes d’azotémie manifestes. Dans le sédiment urinaire, nombreux globules : rouges, cylindres granuleux clairs et opaques, nombreux leucocytes, cellules rénales.

L'épreuve de la glycosuwrie phloridzique est négative.

Après une convalescence, le malade qui a eu de la pollakiurie, des douleurs lombaires, revient au service. Ses urines auraient été troubles. :

Epreuve de la déviation du complément :

Sérum Urines

B. Antigène endobacillaire ...... — + M. Antigène tuberculineux ...... — + RAnticorpse hacillaires:. 2... — +

. L'état général est meilleur. Le malade a engraissé de 2 kilogrammes. La tension artérielle a baissé : 11 1/2 — 7 1/2 (Riva- Rocci). | ; . L’albuminurie est très. légère, l'urée du sang : O0 gr. 55 ;

Fr STE: Lu ne AV TA l'élimination urinaire meilleure : p-— 3.403 — —" 1,77. Si

Il s’agit, à n'en pas douter, d’une néphrite mixte subaiguë. Les réactions sont négatives dans le sérum, l'infection tuber- <uleuse est donc ancienne et il est probable que le traumatisme violent subi par ce malade a pu déclancher l’action des poisons “bacillaires fixés au niveau du rein et dont la présence des, éléments de la réaction dans l'urine seulement révèlent l'origine rénale. Les anticorps sont nets, l’antigène tuberculineux irritant et vaso-dilatateur est en faible proportion, ce qui “explique l'amélioration nette de ce malade. M. Teissier insiste ailleurs sur ce fait que la néphrite aiguë tuberculeuse est relativement moins grave que les autres néphrites aiguës.

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