TRAITEMENT
Nous avons vu combien variées étaient les réactions du périloine et du tractus intestinal vis-à-vis du pueumocoque. La conduite à tenir est différente suivant la forme de pneumococcie à laquelle on a affaire.
Quand on se trouve en présence de symptômes évidents de péritonite, qu’elle soit enkystée ou généralisée, : il faut recourir de suite au traitement chirurgical.
Même si l'existence de la péritonite n’est pas bien certaine, 1] ue faut pas hésiter devant l’opération, car l’on connaît la gravité de la péritonite généralisée et l’on sait que la seule chance de salut par le malade est la laparotomie.
Dans le cas de péritonite enkystée, la simple ponction où l’incision de la poche paraissent insuffisantes, car la présence de fausses membraues peut produire uue rétention de pus. Il faut donc faire une Japarotomie suivie de drainage qui doit être surveillée avec soin.
Les autres formes de pneumococcies abdominales nécessitent un traitement médical.
Les pneumonies à forme diarrhéique, ou thyphoïde, ou à début pseudo-appendiculaire peuvent se terminer par
MAT Re
la guérison sans être accompagnées de complications. Mais il n’en reste pas moins que « notre attention doit se porter sur ces faits pour y voir sinon une attaque, du moins uve escarmouche à surveiller ».
Aussi, à côté du traitement local agissant plus particulièrement sur le foyer de pneumonie et consistant en médication révulsive et antiphlogistique (ventouses, bains sinapisés, enveloppements froids), doit-on faire intervenir un traitement agissant sur les pneumocoques épars dans le sang. Ce n’est pas tant. la lésion locale : pneumonie qui doit nous préoccuper. C’est surtout l’élément septicémique que l’on doit combattre.
Pour arriver à ce but, on peut se servir de plusieurs méthodes.
Les piqûres d'huile camphrée sont déjà un moyen commode et rapide. Mais on peut chercher à augmenter la résistance de l’organisme vis-à-vis du pneumocoque en provoquant une hvperleucocytose. Les injections hypodermiques d'essence de térébenthine à raison de 1 centimètre cube semblent arriver à ce résultat. Cette méthode, dont les succès ne sont pas constants, n’a pas seulement un but thérapeutique. Elle peut aussi signaler au médecin l’état de résistance du sujet et, lorsque l'abcès de fixation ne se-forme que tardivement ou même ne se produit pas, on peut porter un pronostic sévère. L'absence de pus au niveau de l'infection annonce la haute virulence d’un microbe évoluant sur un terrain mal préparé à la résistance.
On peut combattre directement le pneumocoque en infectant dans le sang des médicaments qui, tout en étant
nuisibles pour le microbe, « maintiennent les forces individueïles de manière à leur permettre de lutter contre l’action envahissante et destructive du parasite ».
Les métaux colloïdaux semblent remplir cette condition. Le collargol et l’électrargol ont déjà de nombreux succès à leur actif etont fait leurs preuves dans des septicémies graves. Injectés dans le sang, ils font disparaître rapidement les paeumocoques qui s’y trouvent.
Nous avons vu notre maître, le D’ Triboulet, employer le collargol régulièrement dans les cas de septicémie pneumococcique et bien souvent nous avons noté une baisse de la température à la suite de l'injection.
Le collargol peut être injecté dans les muscles, mais |
lorsque l’on veut agir rapidement le mieux est de l’injecter dans une veine.
On l’emploie sous forme de solution étendue à 1 centigramme pour 10 grammes, à raison de 5 ou 10 centimètres cubes par injection. Cette dose pourra être répétée chaque jour, ou de 2 eu 2 jours, ou plus rarement suivant les indications. |
Grâce à la toxicité de ce corps pour le prneumocoque et à l'influence heureuse qu’elle exerce sur les centres leucopoiétiques, on peut, à l’aide de collargol, espérer atténuer l'intensité de linfection et il est permis de supposer que ce moyen thérapeutique est capable de limiter les localisations du microbe et d’enrayer dans une certaine mesure les complications inhérentes à sa réviviscence.
A côté de ce traitement par les métaux colloïdaux, il est certaines précautions à prendre chez les pneumo-
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