‹ Réactions Morbides UnilatéralesChapitre 3 sur 51 · A TOUS MES MAITRES · texte numérisé non relu

A TOUS MES MAITRES

A MON MEILLEUR AMI LE D' CAYLA (de Laguiole) |

ù Kane * présider celle thèse.

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Le D' Ayrignac nous a donné le sujet de cette thèse. Il nous a fourni les observations. Prodiguant son temps et sa peine, il nous a fait profiter de sa grande compétence en pathologie abdominale. Ce travail est beaucoup plus son œuvre que la nôtre. |

Nous avons toujours trouvé auprès de lui le meilleur accueil et nous tenons à lui en exprimer notre vive re-

connaissance.

| (blication, un certain mbre de. faits, cliniques, a se. présentent : avec une fréquence trop grande pour résulter n. seulement du hasard. Ce travail pourrait être considéré

‘comme une contribution à à l'étude de la loi des réactions

morbides, sans aucune prétention étiologique d’ailleurs. Mais nous n'avons pas une telle prétention et notre seul

désir est d’exciter la curiosité et les réflexions de nos

lecteurs ë

. Depuis assez longtemps déjà, nous avions noté la fré-. quence des troubles hépatiques et intestinaux, chez des

malades porteurs de lésions du sommet droit.Nous avions remarqué, en outre, que ces tuberculeux, puisque ces sujets étaient considérés comme tels, jouissaient d’un état général satisfaisant. Nous nous étions habitués à considérer le pronostic de ces malades comme relativement favorable, d'autant plus que les troubles pulmonaires se modifiaient parallèlement aux manifestations

abdominales, pour ne pas dire à leur suite.

Des recherches systématiques nous amenèrent bientôt à constater que certains sujets avaient une tendance très accentuée à réagir toujours du côté droit: Tel malade, chez lequel nous trouvions un cæcum ou un foie altérés par des lésions plus ou moins graves, venait-il à faire une poussée inflammatoire aux poumons, lepoumon droit seul réagissait ; souffrait-il d’une migraine hémicranienne c'était le seul côté droit de la tête qui était en cause ; de même pour les désordres articulaires ou portant sur les yeux ou sur les oreilles.

On aurait dit qu’il s’agissait d’une diathèse du côté droit, faisant des organes, situés dans ce segment, de véritables loci minoris resistentiæ. À telle enseigne, que nous avons trouvé des observations (voir observations) qui groupent ie réactions s'étendant à BEBE tout le côté droit.

Dans ces cas très complets, que l'on peut prendre comme des types de cette diathèse, on observe :

Type unilatéral droit : une réaction de l’appendice ou du cæcum, umæfoie gros, un rein droit abaissé, des troubles du poumon droit, soit au sommet soit à la base, des migraines hémicraniennes droites, des troubles oculaires et auditifs droits, des algies localisées à droite, des réactions articulaires des membres droits, des réactions du testicule ou de l’ovaire droit, enfin CRUE aussi des adénites localisées à droite.

Nous devons ajouter, qu’on ne rencontre ce type complet, que très rarement. Le plus grand nombre de nos malades ne présentent de réactions que sur trois ou qua-

tre organes situés du même côté.

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Type unilatéral gauche.— La recherche de cette uni-

latéralité nous amena bientôt à constater que d’autres malades, plus rares il est vrai, présentaient la même symptomatologie, mais du côté gauche. Dans ces observations, on relève de la sigmoïdité ou des troubles du côlon descendant, des troubles de l'estomac, du poumon gauche, de la moitié guche de la tête et de la jambe ou du bras gauche.

Tels sont les faits que nous avons groupés dans cette étude. Nous avons collectionné les observations des malades ne présentant que des réactions unilatérales et qui donnent l'impression d’être sensibilisés d’un seul côté.

Inutile d'ajouter que nous avons, de parti pris, rejeté les cas bien plus nombreux dans lesquels les réactions morbides se font des deux côtés à la fois.

Nous désirons cependant indiquer, et nous publions une observation à cet effet, que mème chez quelquesuns de ces malades, à lésions bilatérales, on peut retrouver, dans les commémoratifs, la symptomatologie initiale du début. Celle-ci avait été voilée par la réac-

tion symétrique des organes du côté opposé. à

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