AN
Albumine détruite . . ... . 51 gr. 86 Coefficient azoturique . . ne 79 Acide trique : Urée... #0, 9,88 Phosphore : Azote total . . . 25,97 Soufre total : Azote total . . . 20,94 Soufre conjugué : Soufre total. 6,97 SOIT OYNAS Dr br rer Er 80
OBSERVATION (WaLruer)
(Bulletin Société médicale des hôpitaux de Paris, 6 avril 1911.
G..., 14 ans. Antécédents: Bronchites fréquentes qui duraïent un mois ou plus. Il y atrois ans, ablation des amygdales et de végétalions adénoïdes. Amélioration pendant un an. Depuis, l’enfant a recommencé à tousser.
Examen.— Facies adinoïdien. Hémithorax gauche plus proémiuent que le droit, Pharyngite chronique.
A l'examen du poumon, petite zone de submatité dans la région hilaire droite. À l’auscultation, expiration plus rude à gauche, mais il suffit de faire tousser l’enfant pour modifier l’expiration.
A l’examen du ventre, douleur au point de Mac Burney. La palpation de toute la moitié droite du ventre est douloureuse, Défense musculaire. Le foie est abaissé et déborde de un cen-
timètres les fausses côtes.
dr FOR" “5 -
OBSERVATION (Watan)
(Bulletin de ia Soc. médicale des Hôpitaux de Paris, É 6 avril 1911.)
Mie B... Antécédents : Rougeole. Maladie étiquetée pleurésie droite à onze ans.
En 1907, crise d'appendicite soignée par MM. Quénu et Duval. Après vingt et un jours, reprend ses occupations.
Depuis, amaigrissement, lassitude, anorexie. Pas de symptômes d’entéro-côlite. Depuis 1910, maigrit de 15 livres. Quintes de toux. État général mauvais.
A l’examen, on trouve : respiration faible aux deux sommets, plus particulièrement à droite, où la sonorité est diminuée,
Le cœcum est épaissi, nou douloureux. Défense musculaire,
La malade mise au régime des appendicites voit son état s’améliorer. La toux diminue, mais la sensibilité cœcale et la défense musculaire persistent.
L'opération de l’appendicite est décidée à cause de la persistance des troubles cœcaux et pour permettre à la malade une alimentation plus variée en rapport avec ses occupations d’infirmière.
Après opération, l’état du poumon reste stationnaire. La ma-
lade ne tousse plus.
ÉTIOLOGIE
Essai d’explication anatomique et physiologique
Comment expliquer cette unilatéralité des lésions ? Nous entrons ici dans le domaine des hypothèses. Il nous a semblé cependant qu'il serait intéressant d'exposer une théorie qui paraît vraisemblable.
Différents auteurs ont déjà recherché les causes de certaines réactions morbides à point de départ unilatéral. En élargissant leurs conclusions il semble qu'on puisse trouver une explication plausible.
Jacquet s'est attaché à démontrer le rôle des troubles trophiques dans l’étiologie de la pelade. D’après lui la carie dentaire, en permettant l'irritation des terminaisons du trijumeau, favoriserait la production de troubles trophiques dans tout le territoire dépendant de ce nerf: Au niveau du cuir chevelu et surtout des régions pileuses de la face, du côté où le trijumeau a subi l'irritation causée par la carie, peuvent apparaître des plaques de - pelade. A l’appui de son affirmation, Jacquet apporte un grand nombre d'observations. Il fait remarquer aussi que l’'ablation des dents cariées favorise: singulièrement la
repousse des poils.
rvical inférieur cs ae LMénétoptes s est
‘toujours développée du Hibne côté que la lésion gone
nr 7 ROME PE 0 RAA QE HE DEL A ne
Dans un de ces cas (cas de FETE à l'autopsie, Je |
et cervical inférieur du sympathique futtrouvéen. AS de
| tièrement inclus dans des adhérences pleurales.… d
; Le D: Leuglet | nous à communiqué | l'observation AREA NÉE ‘
pe En d’un malade atteint de lupus érythémateux dedlajous à." in | droite. A l’autopsie, il trouva le ganglion cervical infé-
Naf rieur du sympathique complètement enfoui dans des
adhérences de la plèvre. Jacquet a invoqué cette étiolo-
glie pour certains lupus érythémateux. TE Si une lésion du sympathique cervical peut déterminer des troubles variés au niveau de la face; il semble logique d’admettre qu’une lésion du sympathique abdominal puisse être le point de départ de réactions s’étendant à toute ou à une partie de la moitié du corps. Prenons un exemple. Au niveau de l'appendice enflammé par une lésion aiguë ou chronique, les terminai- ‘ sons nerveuses peuvent subir une irritation qui s'étendra sur tout le trajet des deux nerfs qui arrivent jusqu’à cet organe, le sympathique et le pneumogastrique. Or le sympathique et le pneumogastrique inner vent tous les viscères abdominaux et thoraciques. Le pneumogastri- ‘ que donne, en outre, la sensibilité aux muqueuses de la base de la langue, du pharynx, de l’œsophage, la mo-
tricité de certains muscles du voile du palais. La sym-
— 76 — £ pathique agit sur les vasomoteurs de la moitié homonyme de la fac et sur la motricité de l'iris.
Il ne semble donc pas inadmissible qu’une irritation partie de l’appendice, du foie, ou du rein, intéressant surtout le pneumogastrique et le sympathique droit puisse provoquer des troubles trophiques spécialement dans les organes du côté droit. Ces organes se irouvant, par le fait même, en état de moindre résistance, se défendent mal contre l’action nocive des microbes paihogènes ou de leurs toxines. Supposons que l’organisme soit déjà légèrement touché, qu'il soit arrivé, par exemple, à cette période qu'il est convenu d'appeler période prétuberculeuse, le bacille de Koch trouve un terrain tout préparé pour attaquer ces organes déja déficients du fait des troubles trophiques dont ils sont le siège.
Nous signalerons ici simplement certains faits qui sont d'observation courante. La douleur dé l'épaule droite dans les coliques hépatiques est presque constante. On l’explique ordinairement par une irritation des terminaisons nerveuses du phrénique. La congestion de la pommette dans la pneumonie est très fréquente. La rougeur de la joue apparait du même côté que le poumon atteint. Il en est de mème du point douloureux appendiculaire, dans la pneumonie. Kirmisson rapporte quil n’est pas rare de voir des enfants conduits à l’hôpital, avec le diagnostic d’appendicite, alors qu'en réalité ils ont une pneumonie. La douleur de la jambe droite dans l’appendicite a été signalée, Elle aurait pour cause le psoiïtis.
Discussion
On peut donc admettre, d’après ce qui précède, que TA présence d’une épine dans un viscère ou dans un seg-
ment du corps agace et fait réagir un ou plusieurs seg-
ments du même côté. Cette interprétation est d autant
plus possible que les sujets, groupés dans cette étide,
sont des congestifs et des hypersensibles. Ils réagissent très rapidement à une excitation donnée, qu’elle qu'en soit la nature. Un grand nombre présentent aussi des phénomènes d’alternance. f Chez eux une crise de goutte articulaire peut être remplacée par une poussée cutanée ou pulmonaire, d’autres
fois par une migraine ou une autre localisation des ma-
nifestations morbides.
La lecture de nos observations indique ensuite la fré-
quence bien plus grande du type hémiréactionnel droit.
Cela peut et doit s'expliquer par la présence dans cette moitié du corps d'organes particulièrement important en pathologie, l’appendice et le foie, peut être aussi par
ce fait banal en apparence, et qui a peut ètre une im-
| portance plus grande qu on des us sont t des droitiers.
nee
dans sa moitié droite un plus grand nombre d’organes
susceptibles de PRENOquES des réactions, la conclusion 1 paraît s ’imposer. L’ origine ‘des troubles que nos obser- ; : vations mettent en lumière résiderait dans une lésion
des viscères abdominaux. ds PRE MARNE dt
Nous nous deniandons, cependant, si, dans quelques cas très rares, la lésion abdominale né serait pee commandée par les troubles pulmonaires.
Mais nous devons surtout insister sur la fréquence très grande des troubles appendiculaires où cœcaux dans nos observations d’hémiréactionnels droits.
La plupart peuvent ètre classés dans le tableau de l’appendicite chronique qu’a si magistralement décrite Faisans à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris et qui a donné lieu à de si judicieuses remarques.
Nous avons tenu à rapprocher de nos propres obser-
vations pour en montrer les ressemblances les obsër-
vations que Walter a publiées à cette occasion. Notons en passant que dans ces observations d’appendicite chronique le sommet droit est presque toujours cité et nous puisons encorë ici de nouveaux sujets à type réactionnel droit.
Faisans a exposé avec beaucoup de précision la symp-
“vent ésé que lé côté et que l’ a $
moindre course : provoque oke eux une ne ide à | lensé. Is se plaignent de douleurs de la moitié droite FUN du thorax. Parfois, la percussion. dü sommet droit né ist ui peut. pas être pratiquée tellement la sensibilité est vive
à cé niveau. ARIANE | - Le
Ces fiälades- ont hes accès de fièvre VE péxe, Re des io SUN DSSant guère 38. La fréquence du pouls est atgmen- F tée, mais n’ést pas disproportionnée avec la température. te
| Cette fièvre est influencée par le mouvement ét la fati-
gue, inais elle ne disparaît pas complètement pendant le repos. Contrairement aux tuberculeux, és malades « sentent leur fièvre ». Les sueurs nocturnes sont fréquentes. La toux est provoquée par des pharyngites ou des trachés-bronchites accidentellies,
Comme signes physiques on peut observer des pleurésies sèches, des congestions pulmonaires, des broncho- À pneumonies et des splénopneumonies, qui sont des
complications redoutables de l’appendicite aiguë. Les
troubles peuvent persister, à la période chronique et
présenter des recrudescences. Ces malades sont souvent
considérés comme des tuberculeux avec localisations atypiques.
Plus souvent, l’auscultation du sommet du poumon * fait percevoir des anomalies. La faiblesse du murmure
vésiculaire est toujours constatée.
Faisans conclut que, dans ces cas, il ne s’agit pas de
2 BD tuberculose pulmonaire. Les anomalies du sommet sont le fait d’une simple coïncidence. ul L’ablation de l’appendice, toujours enflammé dans ces
cas, doit, d’après les auteurs précédents, faire disparai-
ire les troubles pulmonaires, ces malades seraient de
faux tuberculeux. Nous nous demandons cependant, à
cause de tout ce que nous avons exposé, si nous devons
souscrire à des conclusions aussi radicales.Nous touchons ici à un point bien délicat, celui de la nature des troubles unilatéraux et aussi à la question encore plus délicate des interventions dans l’appendicite chronique.
Nous devons d’abord établir deux catégories de faits d’après leur nature. L'une de ces catégories, d’après nous la plus importante, est constituée par des sujets que nous considérons comme des tuberculeux à évolution lente, mais tuberculeux quand même, au mème titre que les rhumatisants chroniques qu’a étudiés Poncet.
L'autre catégorie, moins nombreuse, groupe des malades chez lesque!s une cause occasionneile a créé des points de moindre résistance qui continueront à réagir sous des influences multiples.
Chez ces derniers l’ablation de l’appendice pourra faire disparaitre les désordres lointains dépendant de la lésion appendiculaire. Mais chez les sujets de notre premier groupe, les plus nombreux, les manifestations pulmonaires persisteront après l’appendicectomie.
D'ailleurs quelques-uns de nos malades à type réactionnel droit ne présentent pas d’appendicite, pas mème de lroubles cœcaux appréciables. Le foie seul semble
commander la réaction du poumon. Nous savons bien
culaire rt io ‘ins à réagie pour son
EUR f
at onstatons ni Nphondiaite Abbiéciahle, ni hépatite, | R let dans lesquels la seule lésion concomitante est. une SAN p 0 à nu ou ‘une sigmoidite ? : 4 |
Enfin et surtout. (voir observations 27, 24, 6) com Rte ENT EUR
| ment expliquer que l'appendice, une fois enlevé, ces “es malades continuent à avoir des crises hépatiques, des
| poussées pulmonaires aussi fortes, aussi fréquentes
qu'avant l’ablation ?
+ On peut toujours répondre que le poumon comme le foie, après avoir été sensibilisés par l’appendice primitivement infecté a continué à réagir isolément. Mais
AE alors il faut résoudre le problème de façon tout à fait radicale et conclure qu'il sera nécessaire d’appendicec-
|. tomiser tout enfant nouveau-né.
Il reste done que dans la pratique nous éohsidérone ces malades comme des tuberculeux suivant la formule de Poncet. La lésion appendiculaire ou hépatique a sensibilisé le poumon droit, chez un prédisposé, et cette opération a pour nous la valeur d'une cutiréaction clinique. Quelquefois il nous est impossible de dissocier la réaction des divers organes, et le poumon, le foie, l’appendice paraissent subir parallèlement l'infection
tuberculeuse.
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