RÉSUMÉ ET RÉALISATIONS
Il ressort de tout de qui précède que pour venir en aide aux tuberculeux pulmonaires sortantdu sanatorium, il faut distinguer deux stades dans l'assistance post-sanatoriale : :
1° La réadaptation au travail ;
2° L'assistance post-sanaloriale « proprement dite »;
La réadaptation au travail, n’est, en effet, qu'un prélude à l'assistance post-sanatoriale, prélude indispensable et sur l’importance duquel il n’est pas inutile de revenir.
L'idéal, évidemment, pour un malade sortant du sanatorium, est dé rester quelques semaines chez lui avant de reprendre progressivement son travail, et nous ne pensons pas que beaucoup de‘malades, parmi ceux qui sont en traitement dans nos sanatoriums populaires, soient en mesure de suivre ce programme.
ILest donc indispensable que soit donnée aux malades la possibilité d’un entraînement progressif au travail, tandis qu’ils sont encore en traitement au sanatorium sous la surveillance du médecin qui les suit depuis longtemps déjà, et sera mieux à même que quiconque de suivre leurs réactions lors de la reprise du travail.
PR et
Ï! faut donc qu’à tout sanatorium ou hôpital-sanatorium soient annexés des ateliers d’entraînement, où des malades, sélectionnés par le médecin, et sous sa sur- veillance reprendront progressivement l’habitude et la capacité de travail dont ils auront besoin à leur sortie du sanatorium.
Il est bien évident toutefois que l’on ne peut demander à un sanatorium de s’adjoindre des ateliers pour toutes les sortes de métiers, et là n’est d’ailleurs pas Pimportant.
Ce qu'il faut, c’est réhabituer le malade à travailler, c'est-à-dire, à fournir un effort physique progressivement croissant jusqu’à la possibilité de gagner sa vie à la sortie du sanatorium. Point n’est besoin de varier exagérément les ateliers,et il vaut mieux que ceux-ci soient suffisamment vastes pour pouvoir recevoir tous les malades susceptibles d'entraînement par le travail.
A titre d'exemple de réadaptation au travail, signa- Jons l’organisation existant depuis longtemps déjà à Bli-
gny.
1° Pour les hommes.
Les malades jugés aptes à reprendre un travail léger, sont dirigés suivant leur ancien métier, ou, si la reprise de celui-ci est jugée dangereuse, suivant leur goût, vers une section ou un des ateliers suivants :
JARDINAGE, comprenant : Horticulture, floriculture et arboriculture.
BASSE-couR.