NAN EN
. Ch. MONIER
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INTRODUCTION
Après la mise en évidence par CHADWICK [1] de la nature continue de l'émission B et les premiers travaux de FERMI (21 le développement des méthodes d'étude précise des formes de spectres d'émission s'imposait. On peut en effet déduire, de la forme d'un spectre complexe, les énergies et intensités des spectres partiels ; la forme d'un spectre simple donne, d'autre part, des renseignements sur la variation des moments angulaires et sur les changements de parité entre les niveaux
initial et final de la transition.
L'obtention de tels résultats, pour un grand nombre de radioéléments, doit
contribuer à l'établissement de théories sur la structure nucléaire.
Parmi les nombreuses méthodes d'étude de spectres dont on dispose actuellement : absorption, chambre de Wilson, compteur proportionnel, compteur à scintillations, la méthode de déviation des particules $ par les champs magnétique ou électrique est la plus précise et peut être appliquée dans la plupart des cas ; les appareils qui donnent la mesure de l'impulsion des particules sont appelés
spectromètre B magnétiques ou spectromètres B électrostatiques.
La méthode par spectrométrie magnétique exige cependant des sources plus intenses que les autres méthodes puisqu'en un temps donné, on ne détecte que les particules £ qui ont une impulsion comprise entre deux valeurs assez proches ; les sources intenses dont on dispose maintenant permettent un large emploi de ces
appareils.
Les spectromètres conçus pour l'étude des spectres BG permettent également l'étude du rayonnement Y, soit par l'effet de conversion interne, soit indirec-
tement par les effets Compton, photoélectrique et de création de paires.
L'analyse de FERMI L] étant imprécise, les spectromètres classiques ne permettent pas de trouver les spectres partiels de très faible intensité, dont on peut prévoir l'existence théoriquement. Ces spectres partiels aboutissent à différents états excités qui, avec l'état fondamental, donnent lieu à l'émission d'un rayonnement de désexcitation ; lorsque la période de désexcitation est courte, on peut ne détecter que les particules qui sont suivies par un rayonnement de désexcitation : c'est la méthode de spectrométrie en coïncidence qui exige des spectromètres très lumineux, des détecteurs très rapides et des temps de réso-
lution de coïncidence extrêmement courts.
Le travail que nous présentons comprend les points suivants :
- l'étude et ia réalisation d'un spectromètre $ solénoïdal. C'est un appareil particulièrement destiné à l'étude des formes de spectres. Ne contenant pas de fer, sa luminosité est rigoureusement constante. Il est, d'autre part, d'assez grandes dimensions et permet d'utiliser des sources de densité superficielle assez faible. C'est également un appareil de bonne précision pour la détermination de l'énergie maximum des spectres.
- L'étude et la réalisation d'un appareil essentiellement destiné à la recherche des schémas de désintégration par des méthodes de coïncidence, c'est un double spectromètre B à secteurs. Il permet les coïncidences entre particules
chargées et rayonnement Y (BY),(e Y) et également entre deux particules chargées
(ee ),(Be ).
Dans le but d'apporter des renseignements sur les moments angulaires des niveaux, ce spectromètre a été adapté à l'étude des corrélations angulaires f£Y
et peut l'être à celle des corrélations angulaires entre deux particules chargées.
Ces spectromètres ont déjà été utilisés pour un certain nombre de travaux ; parmi ceux-ci, nous citerons, à titre d'exemples d'applications, les études faites sur 1948 (26h).
Enfin, nous avons appliqué les méthodes d'analyse par spectrométrie simple et par spectrométrie en coïncidence, à l'étude des rayonnements des radioéléments
suivants :
12e : 124 : 125 s15P (es 515 (60 ;j) 51 5P (2,7 ans)
Nous exposons les résultats obtenus.
L'ensemble de ce travail a été effectué au Service de Physique nucléaire, Je tiens à exprimer tous mes remerciements à M. A. BERTHELOT, Chef de ce Service, pour m'avoir confié les études relatives aux spectromètres B et pour l'intérêt
qu'il a porté aux réalisations et aux expériences.
Je remercie MM. R. BALLINI et E, COTTON qui m'ont aidé de leurs conseils au cours de ce travail. Je remercie également M. P. FIEHRER et ses collaborateurs qui ont mis au point un appareillage électronique délicat sans lequel les possibilités des spectromètres auraient été très limitées,
D Je remercie, en particulier, Me P, BRETONNEAU pour la collaboration que
nous avons eue dans l'étude et la réalisation du premier appareil.
Je suis heureux aussi de remercier M. P. PRUGNE et ses collaborateurs du Groupe des Techniques nucléaires pour l'intérêt qu'ils ont montré à résoudre les problèmes qui se sont présentés au cours de la réalisation et pour la patience qu'ils ont apportée à la préparation des sources minces. Mes remerciements vont aussi à M. B, PIERRE, pour sa collaboration continue et le soin qu'il a montré
dans la construction des appareils.
Je remercie encore les membres des Services de Mécanique et les membres du Service de Documentation et de Chimie du Centre d'Etudes nucléaires qui m'ont
aidé dans ce travail,
Je remercie enfin M. Francis PERRIN, Haut Commissaire à l'Energie atomique,
qui m'a donné la possibilité de présenter ce travail.
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