RÈGLEMENT DES RÉCLAMA- TIONS DES MÉTIS
Un argument populaire employé par M.
Laurier, pour indiquer le nombre de»
Métis qui étaient intéressés à la distribution des scrips, est l’énoncé que le gouvernement a réglé cette question avec deux:
mille d’entre eux. Cet argument est des plus fallacieux. Les réclamations admises, comprenaient le cas des enfants, des personnes décédées et représentées par de» héritiers et des métis précédemment considérés comme sauvages mais qui maintenant se sont retirés des Traités faits. Dans lecas de ces derniers, l’annuité qu’ils recevaient comme Sauvages, ne leur sera plus payée. Voici un sommaire des réclamations admises par la commission durant 1885 et 1886 : —
1885. 1886. Total.
Chefs de familles compris dans les
traités 61 205 .. 266
Enfants compris dans les traités. 131 397 .. 528
Chefs de familles non compris
dans les traités 325 78 .. 403
Enfants non compris dans les
traités 760 212 .. 972
Chefs des familles, décédés 158 85 . . 248
Enfants décédés 251 182 .. 433
Ainsi, le nombre des chefs de familles dans le Nord-Ouest, qui, au temps eu soulèvement, avaient droit à des scrips , était de 403 au lieu de deux mille, comme on le dit habituellement, et de ceux-là, une vingtaine à peine demeurait dans le district où il éclata, ou bien prit part à la rébellion.