colonies coliformes
10, 10°, 5, 2, 1 : nappe grumeuleuse opaque. :
Par les milieux d'identification, gélose lactosée tournesolée, tubes Besson et eau peptonée à 1 0/0 pour Indol, nous avons :
400 |\ferment. —-
RSC ete cr
BA LSENR és < F6)
La recherche de l’Indol sur les premières cultures n'était positive que pour les tubes 10 et 1.
Les colonies isolées ne permettent pas de faire une colimétrie précise. La réaction de l’Indol non plus. Notons que l'échantillon semblant contenir le plus certainement du Colibacille (10) ne donne pas de réaction de l’Indol sur le premier bouillon, mais la donne nettement sur le repiquage: Nous reviendrgns ailleurs sur ce fait.
Il nous semble que ces résultats constituent un exemple de perturbation profonde apportée dans la colimétrie par l'introduction d’un antiseptique, 10 ou 200 Colibacilles au litre ?
Sur l'échantillon n° 3 — 1.000 Coli-litre dans les milieux ordinaires et 200 dans les milieux phéniqués — et sur une autre eau nous donnant dans les mêmes conditions 1.000 et 500 B. Coli — nous avons pratiqué la méthode de Vincent des trois passages en milieux phéniqués à 1 pour 1.000. |
Toutes les cultures au deuxième et au troisième passage sont troublées de façon homogène et présentent des ondes et parfois des voiles. Pourtant, repiquant sur gélose et sur milieux différentiels, nous
= HeRt
W’avons pu mettre en évidence la présence du B. Coli : examen des cultures ne décèle pas de colonies coliformes, ne permet pas de trouver sous le microscope de bacilles ayant les caractères morphologiques du Colibacille. Aucune réaction d’indol positive, aucun virage ou dégagement de gaz au tube B. Toujours nous avons retrouvé des cultures abondantes de souillures dont la principale semble être constituée par um bacille du genre Subtilis.
Nous avons perdu par des repiquages successifs un bacille résistant pourtant à l’action de l’acide phènique puisqu'il existait encore abondamment dans le premier bouillon phéniqué — mais toujours nous avons réensemencé les germes que nous voulions
éliminer.
Ceux-ci sont peu sensibles à l’action de l'acide
phénique.
Dans deux séries de tubes contenant 10 cc. d’eau peptonée à 1 pour 100 et, O, IL IV, etc., XX gouttes de solution d’acide phénique à 5 pour 100, on ensemence un Colibacille et une souillure, isolés d’une des eaux précédentes et non encore habitués aux milieux phé-
niqués.
Après 24 heures d'étuve à 41°5, on trouve, à l'examen des tubes, l'absence de pousse du B. Coli au tube VIII; la souillure cultive encore dans le tube XIIT.
Donc, une dose de 1,33 pour 1.000 d’acide phénique a fait disparaître notre Colibacille; il nous a fallu 2,33 pour 1.000 d’antiseptique pour agir sur notre germe banal. ; k Fr
Le résultat de cette expérience vient confirmer ce que nous laissait supposer les expériences précédentes. Pourquoi employer un antiseptique qui nous laisse, après trois passages dans un milieu le contenant, les mêmes souillures que dans une culture en milieu nutritif ordinaire?
Combien il serait vain de vouloir faire le diagnostic bactériologique d’une eau sur la simple existence d’un trouble homogène après deux repiquages successifs en milieu phéniqué. |
Pourquoi donc employer ces trois passages sans utilité apparente et ne pas faire l'isolement (il faut toujours y arriver) dès la première culture ?
Cet emploi d’un antiseptique n’est, en outre, pas sans inconvénient. Rappelons que, sur deux échantil- Jons d’eau, il a éliminé le Colibacille; sur un autre, il a réduit l'étendue de son apparition et que, sur un dernier enfin, son emploi est peut-être la cause de : résultats irréguliers. |
Aux doses employées (1 pour 1.000), l’action inhibitrice de l’acide phénique sur un Colibacillé, ayant
séjourné parfois longtemps dans l’eau et, par ce fait, amoindri dans sa vitalité — et dans ses propriétés biologiques — est certaine. Fe
Ces faits ont été signalés par beaucoup d’auteurs; ils leur ont fait abandonner l’addition de tout antiseptique à leurs milieux de culture.
Nous estimons qu’il est sage de les imiter.