Filtres optiques
J'ai cherché à approprier les filtres optiques aux différents cas qui se présentaient.
Quand les substances à étudier étaient peu diffusantes, des solutions de nitrite de potassium étaient employées pour absorber en grande partie la radiation 4047 À et le fond continu de l'arc dans la région choisie.
Lorsque les produits soumis à l'étude offraient une diffusion plus grande, le filtre à la Rhodamine, d’après le
procédé Sannié (:), avait la préférence.
Quand les substances étaient très diffusantes et c'était presque toujours le cas des cristaux, je combinais deux filtres : l’un au CC{4 + I, absorbant de la radiation 4358 À, était placé sur le faisceau excitateur ; l’autre, au nitrite de potassium, était mis devant la fente du spectrographe. Comme l'excitation avec la radiation 4047 À exigeait avec mon spectrographe un temps de pose de l’ordre d’une centaine d'heures, j'ai modifié la méthode connue. Suivant les
cas, je faisais varier les quantités d’iode par rapport à
celles de CCI2 de façon à exciter encore avec la radiation
4358 À. Je gaÿnais ainsi en temps de pose qui se trouwvaient réduits de l’ordre du tiers et même du quart. Je.
ne me suis jamais fixé à priori la concentration de l’iode dans CCI, car l'intensité des radiations diffusées par les
substances soumises à l’étude variait sur une gamme très étendue. Je modifiais donc suivant les cas la proportion d’iode. Pour cela, je commençais par faire une évaluation
visuelle de l'intensité du spectre provenant des radiations
diffusées et ensuite seulement je préparais mon filtre
optique.