‹ Recherches à l'aide de l'Effet Raman sur les molybdates et tungstates simples et complexesChapitre 31 sur 69 · SR 4 VOS · texte numérisé non relu

SR 4 VOS

c) Spectre Raman des cristaux (Primes monocliniques à six faces). — Nous l'avons obtenu très facilement. Aucune diffi- ‘culté d'ordre technique n'a été rencontrée. Il a été obtenu plus aisément que celui du molybdate neutre de sodium, par exemple. Si ce spectre diffère par une certaine richesse de celui des solutions aqueuses du même sel, les raies et bandes communes sont dues à des fréquences très voisines et leur aspect qualitatif est analogue. Nous constatons un paquet (plus riche) et du côté de la raie excitatrice deux bandes dont l’une est assez forte comme dans le cas des solutions et un certain nombre de raies et bandes assez faible. On peut dire que le spectre des cristaux de paramolybdate d’am. est plus net que celui des solutions. C’est probablement une des raisons pour lesquelles il paraît plus riche. Ainsi le paquet caractéristique comprend quatre raies: la raïe ‘symétrique, très intense, est due à la fréquence 935 cm! ; une raie large et forte, assez nette des deux côtés est donnée par la fréquence 887 cm 1; une raie fine et très faible, limitant le paquet du côté des moindres fréquences, a pour fréquence 863 cm environ ; une raie fine, faible, a la fréquence 912 cm 1. Remarquons que la fréquence 887 cm! des cristaux correspond à la fréquence 892 cmt de leurs solutions aqueuses (c’est le maximum de la bande très large et floue du paquet). Mais la raie des cristaux a ses bords nets ; pas de flou qui masquerait peut-être une raie faible et fine. Tandis que dans le cas des solutions, il y a du flou à cet endroit du spectre. ;

Du côté de la raie excitatrice, comme dans le cas des so- - Autions, il y a une raie large, assez forte, correspondant à la

fréquence 221 cm! et une raie encore large, mais moins

forte donnée par la fréquence 360 cm1. Des bandes et des raies fines, faibles, plus ou moins noyées par le fond continu les accompagnent et en voici des fréquences appro- .chées : 303 cm, 332 cm1, 360 cm1. Citons encore la bande dont le maximum a pour fréquence environ 441 cm”. Discussion. — On voit donc que le spectre des cristaux ne diffère en somme que par des raies fines et faibles de celui des solutions. Il me semble qu'on peut admettre que l'ion,

PA À, ac

paramolyhdique à l’état aqueux n’est pas très différent de: l'ion paramolybdique à l’état cristallin. N'oublions pas que la littérature attribue des molécules d’eau de cristallisation à l'ion cristallin. Ces molécules ne constituent probablement pas une atmosphère d’eau de saturation pour l'ion en solution qui s’entoure d’un plus grand nombre de molécules d’eau encore. Il en résulterait que les raies fines et faibles ne sont pas apparentes comme dans le cas des cris-taux.

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