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Chapitre VIE

| SYMPTOMES DE LA PERFORATION DU PARENCHYME PUL- | MONAÏRE PAR SUITE DE LA FONTE D'UN TUBERCULE 1 OUVERT. DANS LA GAVITÉ DES PLÈVRES.

ent Cette espèce de perforation signalée CHE ces | derniers temps par M. Laennec, se présente sous deux

446 LE SYNPTOMES | | formes principales : ‘tantôt l’excavation täbérculeusé, ouverte dans l’une ‘des plèvres, communique !avéc 168 bronches, tantôt cette communication n'a paÿ/iegt Dans l’un et l’autre cas, Je moment de la perforation. est marqué par: des Symptômes rès-oraves et'sufhe sans, quand ils sont bien prononcés, pour ‘en établir \ le diagnostic, ou du moins le rendre très-probable. 1 Cette assertion trouvera sa preuve dans les "observa | tions suivantes (1). 1 es 26 Soi testée

PA de ue" XXXVIIE. Onsravarion.

Un homme, âgé de trente-six ans, d’une petite taille et d'un caractère violent , fut admis à l'hôpital de la Charité le 16 septembre 18952. Il tait sorti depuis quelques jours de la prison de Poissy, où'il avait passé cinq mois par suite de condamnations jü- : diciaires, et contracté , peu après son arrivée, un rhume qui avait fait de continuels progrès. L’amaigrissement avait débuté avec la toux, et depuis deux mois le malade avait des frissons quotidiens, des dou- ” leurs à l’épigastre , des selles liquides et fréquentes.

(1) Les quatre premières observations de ce chapitre font la base du Mé- w' moire que nous avons publié dans le cinquième-volumé des 4rchives de Me decine, intitulé : Observations relatives à la perforation du Parènchyme du poumon , etc., etc. Celles que nous avons recueillies depuis ayant confirmé les conclusions prises dans notre premier travail, nous n’y avons pour … . ainsi dire rien changé ; nous bornant à rétablir quelques détailssupprimés dans les observations, et à leur donner la forme adoptée dans tout le cours | de cet ouvrage. | M ttes

| PERFORATIOX DU :POUMON. 445 Trois jours. avant son, admission à l'hôpital , . il avait été. pris subitement ; à “RM de vomissemens attri- bués à la Yapeur du:charbon d'une violente, douleur au. côté gauche de la poitrine accompagnée d'étoufflemens et d’une profonde anxiété; ces symp- | avaient conservé la même violence pendant . vingt- quatre heures, puis s'étaient un peu affaiblis.

. Au troisième jour de leur apparition, le malade, dont

- l'habitation était distante de trois cents pas de l’hô-

… pital ; ÿ vint à pied, mais en une heure et demie en- viron. Le lendemain de son arrivée, la douleur et . l'anxiété continuant à à un degré dun) on ap- » pliqua vingt sangsues au côté douloureux.

Le surlendemain 19, figure pâle et fatiguée , respirotion haute et fréquente ; orthopnée , douleur . vive, percussion très-sonore dans tout le côté gauche . de la poitrine, plus sonore même que du côté opposé; - dans la même partie on n'entendait pas le bruit » respiratoire , soit dans l'inspiration , soit dans l’expi- * ration, et il n’y avait pas de tintement métallique 5 . saillie, élargissement des espaces intercostaux ; toux rare, quelques erachats pelotonnés, Pouls à cent vingt pulsations par minute, battemens du cœur à . peine entendus à la région précordiale. Bouche pâ- * teuse, soif vive, anorexie presque complète, pesanteur à l’épigastre après le repas, douleur à la pression dans cette partie, comme depuis deux mois. (Saignée de Z x3 viol. av. le sir. deg. 3 pot. g. ; julep. }.

Le 20, les symptômes étant à-peu-près le les mêmes, . nouvelle application de sangsues au côté gauche , + qu'on trouva de trois quarts de pouce plus large que le droit ; le lendemain on y mit un vésicaloire.

D Je eu.

448 SYMPTÔOMES.! 0 1 Le 25, le pouls était tombé à quatre-vingt-dousé la dyspnée variable, quelquefois ‘excessive; le ‘dé= cubitus comme le premier jour, la saillie du côté! gauche de la poitrine encore augmentée, les résultats de la percussion et de l'auscultation Mrs les. mêmes. GUE 8 POUNE Il n'y eut que de légères variations db@ Je Symp+ tômes les jours suivans ; et à raison de l’indocilité dû” malade, on ne pratiqua de nouveau l’ auscultation que ! le 5 octobre. Alors on entendait du côté gauche: dé: la poitrine, dans son quart supérieur ; ‘un murmure!" confus , et au niveau de l’angle inférieur de 1 mod | plate, pendant l'exercice de la parole, le tintément métallique. Dans le même point et au-dessous, le Son était mat; il était extrêmement clair antérieurement | où le tintement métallique n'existait pas : Ja! douleur avait disparu , le bras gauche était infiltré, = Le 7, on entendait le tintement métallique cinq x PATES au-dessous de l’aisselle, et dans presque toute : étendue de ce côté de la poitrine en arrière. Le 8, il était manifeste immédiatement au - dessous de l’ais- ” selle. Le 153, il existait dans la même région ét au ni- | veau de la mamelle sau-dessous, la poitrine ne ren= dait aucun son. Le 20, elle était très-sonore entre là ” clavicule et la mamelle, il n’y avait de tintement. 4 métallique dans aucun point. Là 34 ai DS La toux fut peu fréquente, les vraolité peu abon- É. . dans; le 21, ils étaient sanieux, semblables à la ma 1 tière qu'on trouye fréquemment dans les’ cavités tuberculeuses. LÉ malade fut pra ien “constamment ässis dans son lit. SD sv om TN ; Jl ÿ. eut de fréquentes alternatives. d’anorexié" et ”

PERFORATION DU POUMON. 419 l'appétit ; l’épigastre fut toujours douloureux à la ression ; les alimens les plus légers, la soupe, etc.

» déterminaient un sentiment dé pesanteur incom- | node : les selles furent plus ou moins fréquentes, es sueurs peu considérables ; la faiblesse gt tous les ours des progrès.

L'œdème du bras gauche persista jusqu’à la mort. 218, un érysipèle s'y manifesta au pli du coude, et arcourut ses périodes comme dans l’état de simpliité ; le 18, on observa un peu de rougeur et de gonlement aux cuisses ; le lendemain, ces symptômes taient plus prononcés. Le 21, illérätion profonde les traits, mort à trois heures de l’après midi, au rente-troisième jour du début des ser de la ration Le

ASE du cadavre , dix-sept heures après la " mort.

. État extérieur. Infiltration considérable des mempres. abdominaux , surtout:du côté gauche, où les landes inguinales étaient plüs rouges et plus volu= nineuses qu’à droite. Au bras gauche, dans le point correspondant au siége de l’érysipèle , la peau était encore un peu rouge, épaisse d’une ligne environ , t immédiatement au-dessous on trouvait une cotene de pus ferme et concret, de plus d'un demi-pouce d’épaisseur , comme déposé au “milieu de la sérosité in. iltrée. |

… Tête. Infiltration médiocre au-dessous de l'arach- LR - trois petites cuillerées de sérosité dans Les. ventricules latéraux du cerveau. |

. Cou. Ulcération superficielle d’un pouce de hauf, sur un demi-pouce de large, sur la portion charnuë et inférieure de la trachée-artère. DT ‘4

Poitrine. Du côté gauche, il y avaitenviron quatre. -pintes d'un pus verdâtre , sans odeur , surronté d’une petite quantité d’air : le poumon offrait quelques adhérences celluleuses à son sommet était re- couvert dans le reste de son étendue par une fausse membrane qui tapissait aussi les plèvres diaphrag= matique et costale. Aplati contre les vertèbres : A il avait deux PARCS et demi de large dans sa portion la plus épaisse, et offrait'en arrière, vis-à-vis l'angle de la troisième côle , une ouverture arrondie de quatre lignes de diamètre, orifice d'un canal de mêmes largeur, d’un pouce et demi de long, dans lequelse ren= dait une des principales divisions des bronches. Ce canal était tapissé par une membrane mince appliquée sur des”granulations tuberculeuses ou sur le parenchyme pulmonaire sain, et avait évidemment succédé à une gavité plus itépia successivement rétrécie par suite de la compression | exercée par Vair el le pus. On voyait encore quelques petites excavations incomplètément vidées au sommet de ce poumon, el dans le reste de son étendue beaucoup de granula tions prises demi-transparentes. Le droit offrait, à sa partie supérieure, une dépression correspondante n. un amas de matière semi-cartilagineuse ‘enveloppée d'une substance noire et aride, etilfiélques tuber: cules suppurés. La membrane muqueuse des bronches était d’un rouge vif. — 11 y avait quelques onces de sérosité dansle péricarde : le cœur et l’ aorte étaient sains, :‘HONANOT VERS

“408 PERFORATION DU POUMON. | 451 "+ Abdomen. Estomac médiocrement distendu par unliquide vineux ; samembrane muqueuse; très-molle dans le grand cul-de-sac où elle présentait. quelques taches rouges, avait ailleurs une consistance et une épaisseur conyenables, était détruite dans une surface de. deux pouces à la partie inférieure dù grand -cul-de-sac , et le tissu cellulaire correspondant man- “quait dans quelques points. — Il y avait trois larges -ulcérations annulaires dans le dernier quart de lin- , “iestin grêle, et entre elles beaucoup d’autres fort “petites, et des granulations tuberculeuses parmi lesquelles plusieurs étaient ulcérées à leur sommet. + La membrane muqueuse du gros intestin était : ra- . mollie dans toute son étendue, et offrait quelques “ulcérations dans le colon ascendant. — Le foie et le pancréas dans l’état naturel ; la rate volumineuse et facile à réduire en putrilage. és oQ'

LRRRSRRL ER 22 12. Le 2 1

De PU XX XIXT: OBSERVATION, k: b À $ de

ils : : 2 | » 425. Une couturière, âgée de quarante-cinq ans, d'une constitution assez forte, bien qu'ayant toujours eu des digestions difficiles , était malade depuis quinze “jours quand elle fut admise à l'hôpital de la Charité, “le {juin 1824. L’affection avait débuté par la toux, des crachats ; et une hémoptysie assez abondante qui avait duré huit jours , et s'était renouvelée assez “fréquemment , surtout dans les quatre derniers mois.

tr. 20"

452 10 MPTÔMES. nu Dès-lors la dyspnée était devenue considérable, La malade avait eu de fréquentes douleurs dans les côtés de la poitrine; des frissons et des sueurs presque À continuels, avait maigri, perdu: l'appétit ; et vomi tout ce qu'elle prenait. Depuis trois mois, des douleurs à l’épigastre , de fréquentes coliques, des selles, souventmuqueuses et sanguinolentes s ‘étaient jointes | aux autres à La A La malade n'avait t point gardé “le lit, ni cessé de travailler. : unis Reese «Le 9 juin, maigreur médiocre, teint un peu jau+ nâtre, céphalalgie , douleurs dans les membres; crachais mousseux, blancs ou verdâtres , et incomplète ment opaques. Sous la clayicule gauche, où existaient depuis trois mois des douleurs presque continuelles , la poitrine ne rendait aucun son , la respiration: était trachéale , la pectoriloquie parfaite dans la hauteur: de trois pouces; on entendait un peu de: gargouillez ment au-dessous. Du côté droit, la respiration sem= blait se faire comme dans l’état naturel. L’appétit était faible , la langue humide et d’une bonne couleur , les boissons froides insupportables; l'épigastre. était très-sensible à la pression , et offrait une rénitence qui se continuait le long des fausses côtes droites. (Polygs sir. de g. ; julep. ; 3 cr. de riz.) 11 yeut les jours suivans un dévoiement assez: considérable, et du 18 au 20 , des nausées continuelles: avec anorexie complète. Oh prescrivit: une potion: gommeuse : avec le, sirop diacode, et: au troisième. jour de son usage les symptômes se modérèrenths l'appétit revint , et bientôt les alimens furent succes sivement portés au ARE de: portion sans produire. d'autre incommodité qu'un peu de pesanteur à l'épi

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FERFORATION DU POUMON. 453 gastre : la percussion et l’auscultation donnaient à-peuprès le même résultat que le premier jour. ? 2 Le 20 juillet, à onze heures du matin, au milieu d’un calme assez profond, douléur près de l'angle inférieur de l’omoplate du côté droit, modérée d'’abord, puis et lout-à-coup AAC NE avec étouffe-, ment, anxiété , toux continuelle, Dan SEAT de se tenir à son séant. Ces symptômes persillirent au même degré péndant la nuit, et souvent la douleur avait semblé se! répandre. en quelque sorte du dos dans toute, la poitrine jusque vers l’ombilic, pour revenir ensuite à son point de départ.

Le lendemain matin ; à l'heure de la visite, respiration extrêmement gênée, haute, répétée cinquantedeux fois par minute ; la malade se plaignait d’étouffer, de ne pouvoir trouver une bonne position; sa figure était altérée sans offrir l'empreinte. d’une profonde souffrance , la douleur du dos vive, et le moin- ‘dre choc sur le côté droit de la poitrine insupportable. La percussion en tirait un son clair, beaucoup plus même qu'à gauche dans le point le plus sonore : on n y entendait pas le bruit EGSRUTALORE , Si ce n’est en arrière , et dans sa partie supérieure ; il n’y avait point de tinlasen métallique. Le pouls était régulier, extrèmement petit et faible, battait cent vingte bit fois par minute. Palpitations D nues hi Les mêmes accidens persistèrent; l'anxiété devint bu considérable encore, les résultats de l’ansculta tion n’offrirent aucun 12. AR A et après les plus «ruelles angoisses, quelquefois interrompues par.un assoupissement de peu de durée, la malade mourut

le 23 à midi, trois jours après le début de la dou leur du dos. ,

Ouverture du cadavre, nihsoïolé Louis après tu! | mort. LÉat Etat extérieur. Rien de remarquable ; deuxième degré de : arasine. | BTE Tête. Quelques granulations arachnoïdiénnés ‘sur les bords de la scissure médiane. Jnfiltration sousarachnoïdienne assez épaisse ; substance Ps ant du cerveau un peu rosée. | | Cou. Le larynx et Ja trachée-artère étaient ts l’état naturel. | ; | | à Poitrine. Une incision faite au côté droit de la poitrine donna issue à un gaz sans odeur qui s'éshappa en siffant. La partie de la plèvre qui tapisse la région dorsale était recouverte par uné fausse nem-brane molle ; que baignaient Œuatre onces de sérosité trouble, Le poumon occupait üuñ peu moins du tiers de la cavité de la plèvre, et adhéraït aux parties ( environnantes dans la hauteur de trois pouces, au moyen d’une fausse méimbrane semi - cartilagineuse d’uné demi-ligne d'épaisseur. Immédiatement au-dessous

de cette adhérence et en arrière, on voyait une ou-

verture arrondie, de trois lignes dé diamètre , orifice d’une petite excavation tapissée par une finisse: mem brane très-mince. appliquée sur le parenchyme pulinonaire Sain. Cette petite cavité ne communiquait ni avec les bronches , ni avec une excavation très-considérable placée au-dessus , laquelle était tapissée par

4 PERFORATION DU POUMON. 455 “une double fausse membranc, l’une molle, intérieure, l'autre semni-cartilagineuse ; les trois quarts inférieurs dé ce poumon ne contenaient que quelques granulations grises demi-transparentes. Le gauche adhérait -à la plèvre costale dans sa moitié supérieure, offrait à son a une large excavation communiquant avec d’autres beaucoup us PERS et avec les bron- -ches ; ét dans ses deux tiers supérieurs une foule de -granulations grises, au milieu d'une matière un peu jaunâtre, humide , demi-transparente , ferme , homo- “gène , et entièrement dépourvue d'air. Le reste de l'organe rouge et hépatisé. — Les bronches d’un rose vif. — Deux onces de sérosité dans le péricarde ; cœur sain. | . Abdomen. Le foie était volumineux, inégal, profondément sillonné à droite du ligament suspenseur, un peu rouge , à sa grosse extrémité surtout , recouvrait l'estomac, et descendait jusque près de l’ombilic. — L’estomac était rétréci; sa surface intérieure , Faite que entièrement couverte de glaires, offrait près du eardia une plaque blanche de ‘quatre pouces de surface, sur laquelle la membrane muqueuse était extrèmement mince , pâle et molle comme du mucus; tandis qu'au pourtour elle était raamelonnée , rose et épaissie à droite , très-amincie et très-rouge à gauche. Près du pylore se trouvaient plusieurs bandes rouges ; d’un pouce de long sur trois lignes de large , au niveau desquelles la membrane muqueuse était mince et déprimée. — Dansl’intestin grèle cette membrane était un peu rouge etänjectée , d’une épaisseur ét d’une consistance convenables. — Dans le colon elle était rouge, ramollie , et offrait de petites ulcérations.

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-XL°. OnservarroN. EOAETENRS

426. ‘Une femme , âgée de trente-deux ane eran del et forte, fut admise®à l'hôpital de la Charité le 18 septembre 18253. Elle toussait et crachait sans inter. ruption depuis onze mois, avait eu plusieurs hémop- | tysies, de fréquentes douleurs entre les épaules, des. frissons suivis de chaleur et de sueur , et dès le com-" mencement de la toux des douleurs à l’épigastre. Sa. respiration était gènée depuis long-temps. … : 4

Le lendemain de son admission à l'hôpital, figure animée, céphalalgie, parole un, peu brève, parfois k aphonie. Attitude convenable ; respiration naturelle y si ce n’est à droite, en arrière et supérieurement où. elle était un peuffachéale , dyspnée médiocre, cra- . chats verdâtres ; il n°y avait pas de pectoriloquie. Pouls $ légèrement accéléré , chaleur un peu élevée ; langue nette et humide, appétit déprimé , douleur à épi gastre par la pression, selles difficiles. : (Infus. de” lich. ; tis. pector. ; pot. gom. av. sir. diac. ; Jav. à

émoll. ; demi-quart de port.) 4. 1400 Depuis lors jusqu'au 20 décembre, jour de la mort, Voici ce qui arriva : or

Dès les premiers jours d'octobre, la malade accu- …

ra MOT 0 | «

sat un sentiment de chaleur très-prononcé entre les épaules; la voix retentissait , la respiration étais trachéale dans le même point , et sous les deux cla- * | fe

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viculés, à droite principalement; la poitrine réson-

nait bien dans toute son étendue ; les crachats étaient puriformes. Le 4 décembre , pectoriloquie douteuse entre les ‘épaules -et sous la clavicule gauche , gar- gouillemrent dans ce dernier point, dans la hauteur de six pouces. Dans la nuit du 19 au 20, douleurs assez vives-dans le dos. A l'heure de la visite, elles avaient . beaucoup diminué, l'oppression n’était pas sensible- - ment plus considérable que de coutume, La nuit » suivante , douleur violente et subite le long de la colonne vertébrale, accompagnée d’étouffement et

d’arñxiété. Le lendemain matin, la. malade était à son

séant, ne parlait que de sa dyspnée et de sa douleur,

insistait sur son apparition subite ; ses traits étaient

altérés, sa poitrine plus sonore à gauche en arrière et Jatéralement que du côté droit. Dans les mêmes points on n'entendait, au lieu du bruit respiratoire, qu’une “espèce de râle muqueux qui semblait traverser un ‘espace vide avant de parvenir à l'oreille ; il n’y avait pas . de tintément métallique, et en faisant coucher, puis remettre rapidement la male à son séant, on n’entendait aucun bruit particulier. La respiration était | extrêmement fréquente , l'agitation continuelle. La malade mourut le soir du même jour à dix heures, . après d’inexprimables anxiétés,

. La chaleur fut constamment plus ou moins forte , les sueurs considérables pendant la nuit. Elles furent . combattues sans succès pendant près de deux mois ; Mare infusion aqueuse de quinquina, à la dose de deux tasses dans la journée. PACE ” Au commencement d'octobre, l'appétit était peu considérable , la bouche amère , la langue blanchâtre;

parfois il y eut des vomissemens au milieu des quintes de toux. Les mêmes vomissemens existaient, l'appétit

était encore plus déprimé, la langue dans l’état na-"

turel le 4 décembre ; le 10, la soif était augmentée,

les boissons les plus légères causaient beaucoup de pesanteur à l’épigastre; il y avait depuis. plusieurs

jours un dévoiement assez considérable. : 2,

L'amaigrissement fut assez rapide, et dès le 4, dia |

cembre L bras gauche était œdémateux..

Ouverture du cadavre , trente-quatre heures apres la.

mort. LÉ COST

rs

Etat extérieur. OEdème assez considérable du bras

gauche -. rien autre chose de remarquable. "

: T'é ête, Trois petites cuillerées de sérosité dans les |

gentricules latéraux du cerveau. Le reste sain.

Cou. La trachée-artère et le larynx dans, l'état na-

ture.

Poitrine. Le côté gauche ne laissa sat qu'une

très-petite quantité dé gaz, el. contenait environ

trois pintes de sérosité sanguinolente, sans flocons « albumineux. Une fausse membrane d’un rouge cra-

moisi, molle, épaisse d'un demi-millimètre, recouvrait le poumon et les parois A res correspon-

dantes dans toute leur étendue. C 1e poumon adhérait |

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