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coup plus rarement, il'est vrai) la portion amincie et ramollie faisait suite à une autre partie non moins amincie , mais d’un rouge vif, et successivement plus épaisse. (Obs. 39.) | __ 89. Là où la membrane muqueuse était rouge , épaissie, quelquefois même ramollie, l’inflammation était évidente. Son état mamelonné, joint à la couleur grisé et aux ulcérations , indiquait, comme nous le verrons bientôt (94) ; une lésion de la même nature : en sorte que dans plus de la moïtié des cas, la membrane muqueuse, amincie , ramollie et décolorée , faisait suite à une partie enflammée. Il est naturel par cela même de penser que le ramollissement avec amineissement dont il s’agit , est un des résultats de l’inflammation ; et cela est d’autant plus probable, que les symptômes observés étaient ceux de lagastrite, alors même que la lésion qui nous occupe n’était point accompagnée de lésions accessoires. L’amincissement et la décoloration de la membrane muqueuse n’ont rien d'incompatible avec cette manière de voir; car tousles jours ontrouve, à la suite de l'application, quelquefois peu prolongée, d’un vésicatoire, lapeauamincie et complètement détruite (Obs. 35) , et la pâleur des tissus doit exister à une époque voisine de leur destruction. |
Nous avoris observé plus fréquemment la lésion qui nous.occupe chez la femme que chez l’homme, dans la proportion de douze à sept , et c’est une raison de croire que ses causes excitantes les plus communes ne sont pas des excès de table , les femmes y étant moins adonnées que les Éubnes
66 ANATOMIE A RÉ S. TILL. Rougeur réunte à l'énaissie } gi NA mamelonné ou à une diminution: de consistance de la membrane muqueuse , dans la ox: dorrespon- |
dante à Le bas antérieure de l estomac. À.
90. Huit fois, sur LR HONSUE A suicts , nous avons rencontré cette espèce de lésion: La membrane muqueuse qui en était le siége, était. tantôt unie, tantôt inégale et mamelonnée, presque'constamment couverte d'un muücus très-abondant et très-visqueux. Quand ce mucus n’était pas borné à la face antérieure de l'estomac, il y était plus tenace et en plus grande sd 1 que dans tout autre point. Dans quelques cas , la fermeté de la membrane muqueuse. était ESS et son épaisseur plus considérable que dans l'état naturel. Dans l’un d'eux: toute la portion. rouge et épaissie était couverte par sure fausse membrane molle et jaunâtre, qui ne s'étendait pas au-delà. ,
Cette lésion, évidemment inflammatoire, existait chez des individus de différens âges , dont la maladie avait duré un espace de temps très-variable, de. trois à cinq ans ; et bien plus souvent chez les femmesique chez les hommes, dans.la proportion de ‘sept à un. (Obs. 10, 18, 29.) — Dans le reste de son étendue,
Ja meinbrane muqueuse de: l’estomac était plus ou. moins exactement dans l’état naturekés "ses ù 91e. La position et le’ volume: dé: l'estomac avaient subi des changemens remarquables. Ce viscère était » fort ample , atteignait la crète de l'os des îles chez quatre sujets, était volumineux, sans être fortabaissé chez les autres. Chez tous, il était recouvert , dans À
BSTOM À GEO LA FA 67 uüné jassez grande: largéur , par le! foie , augmenté de volume ou seulement descendu au-dessous de: la
position! qui lui est ; naturelle ; en sorte: qu'il est
presque impossible de ne pas admettre que le foie ait une: certaine: influence sur linflammation de la membrane muqueuse de l'estomac, limitée à sa face antérieure: Loge e influénce une. fois adinise ; on concevrait comment les femmes, dont de foie était bien plus, sonvent ‘augmenté de volume que:celui des hommes ; ont été-beaucoup: plus sujettes à cettesesme -d’'inflammation que les: derniers. ip à Quand nous en serons à l'histoire des symptômes, nous, verrons que:, dans: plusieurs: cas , on. pouvait faire remonter le début. de la maladie X'un , deux et même - trois mois avant Ja mort, C cad à une époque généralement moins reculée qué dans le cas précédent (328).
$. AV. Rougeur avec ramollissement de la membrane reel qui recouvre le grand. cul-de:sacide l'es: ‘tomucs ti
F ec tr
1192. Cette, lésion existait sur dix-sept des quatrévingt-seize sujets dont il s’agit. La portion dé meifbrane muqueuse qui en était le siége, était d’un rouge ‘ordinairement obscur, RE Na un peu épaissie, et sa mollesse si HAN PRORS qu’on ne pouvait enlever par lambeaux , même les plus petits. | (Obs. 14, 15, 19.) Rarement borné au voisinage du Cardia, le ramollissement occupait une partie plus ou moins considérable du grand cul-de-sac , quelquefois même toute son étendue. Le reste ile la meém-
sn
‘68 : | ANATOMIE PATHOLOGIQUE, brane était dans l'état naturel, ou avait un aspect iné: gal, mamelonné , une couleur grisâtre:, quélquefois rosée. Dans certains cas on y voyait de petites ulcérations. | SN
05. Bien rarement la lésion qui nous'occupe était accompagnée de symptômes qu'on püût lui rapporter. Mais ses caractères nous semblent assgg tranchés pour qu'il ne doive pas y avoir de doute sur sa nature. Car la rougeur intense unie au ramollissement et quelquefois à une augmentation d'épaisseur, ne pouvait être que le produit de l’inflammation ; et l'absence de symptômes, dans la plupart des cas, nous paraît seulement indiquer que cette inflammation se sera développée dans les derniers jours de la vie, comme nous avons vu que cela était si fréquent pour celle du parenchyme du poumon et des plèvres. Sans doute, et nous aurons occasion de le rappeler plus d’une fois, la faiblesse n'empêche pas les maladies de se présenter avec la plupart des symptômes qui leur sont propres; mais elle en altère quelquefois l'expression eten diminue le nombre. Ainsi, la doulcur qui accompagne le ramollissement avec amincissement de la membrane muqueuse de l’estomac disparaît quelquefois plusieurs jours avant la mort ; la péripneumonie, qui survient dans les dernières périodes de la phthisie, donne rarement lieu à des crachats visqueux, jaunâtres, rouillés, demi-transparens ; et dans bien des cas elle est tout-. fait latente. Nous pourrions.en dire autant de: la pleurésie. Mais ce qui a lieu dans l’inflammation du pa-. renchyme pulmonaire et de la plèvre, peut et doit: avoir lieu dans celle de la membrane-muqueuse de l'estomac : nouveau motif de considérer lælésion qui
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nous occupe comme uné FA A AT développéé dans les derhiers jours de la vie. oui ME
Personne, sans doute, ne verra dans w rougeur et mi ramollissement dontils’agit, un simple Rae cadavériques car la stase du sang, ne produit pas le ramollissement des tissus, et:il est impossible, d’attribuer à deux, causes si. différentes une lésion iden- Le | $- Y. er FT AREA didier grisâtre de la mem-
MIE “brane rs Re de l'estomac.
94. Dans ét état que nous avons observé dixhuit fois, indépendamment des lésions précédentes, la membrane muqueuse , au lieu de la surface uniforme et veloutée qui lui est naturelle, offrait, dans une étendue plus ou moins considérable; des saillies de formes et de dimensions variées, ordinairement arrondies , d’une à deux lignes de diamètre, semblables aux bourgeons charnus des plaies, et parfois séparées par des sillons profonds , d’une longueur variable ; d’une ligne ou un peu moins de largeur. Elle était presque toujours grisâtre, et assez fréquemment cette nuance était mêlée d’un rouge pâle. Dans certains cas nous l'avons trouvée plus consistante et plus épaisse que dans l’état naturel. Quelquefois aussi elle offrait de petites ulcérations , au niveau desquelles sa destruction n’était pas toujours complète.
95. L'aspectmamelonné dont il s’agit avait lieu dans des circonstances très-différentes , soit que l'estomac fût très -distendu ou très-rétréci.. On ne saurait, par celaimême , l’attribuer à des causes mécaniques : et
l'amincissement de la membraneauniveau dessillons, ses ulcérations, quelquefois son :épaississenent dans une certaine étendue ;'sarïcouleur : presquertoujôurs altérée, sont.autant ide: circonstances: qui indiquent un vérin état pathologique. Les mèmescirconss tances, auxquelles ilfaut'ajouter que l’aspect-iame= loniné existé dans-des'cas où il y-a-évidemmentint flammation de la membrane muqueuse de l'estomac qui en est le siége (quand , par exemple, elle est bor— née à là face antérieure de ce viscère:, comme nous. l'avons vu), semblent indiquer que cet état est le produit de l'inflammation ; d’une inflammation lente , sans doute, comme on peut le conclure de l'absence où A faiblesse extrème des symptômes (359); et de la couleur grisâtre de la membrane ; couleur :si ‘ordinaire dons lés ANS chtoniques et mp see moi rations intestinales. ei ai DUANIIS 00 FIC dir 9 19 #90 50
S: AE. Uloérations dé be cubrientil da deiles- (Etes tomue: AnONTIIO K0s 26d
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06: Nousles avons observées sur: la douzième partie dés sujets, ordinairement petites, peu nombreuses et compliquées avec+quelque autre disposition’ morbide dela membrane muqueuse ; deux fois :seuleinént’dans l’état de simplicité. L'un dé ces:cas offrait l’exeiiple d’une ulcération unique , de deux pouces et demi de surface. (Obs: 58.) Dans l’autre} les ulcérations étaient petites, mais au nombre de quatrevingts. (Obs. 50.) Dans tous, uñ seul ‘éxcepté, Ja membrane muqueuse conservait autour des uléérations l'épaisseur, la consistance et la couleur" qu'elle
D 150 RSEOMACET ILE 2 A 71 avait dans leur intervalle; -èn sorte qu'elles sexnblaient faiteseomme parun emporte-pièce. L'exception indiquée est.relative à un:individu qui avait :dans:de j'a Le du pylore. une ulcération à bords. renyer-
, formés par la, membrane muqueuse épaussie, se et ‘ramollie , les à autres tuniques n ‘offrant rien de remarquable. Li.
he tissu sous-muqueux qui formait le fond des fe a cérations était quelquefois épaissi. Dans un seul Cas, celui où , J'ulcération était unique et considérable, il était détruit dans quelques points. | Quand les, ulcérations n'étaient compliquées d'aucune autre lésion de la membrane muqueuse, on pouyait conclure del ‘histoire des symptômes, qu elles remontaient à une époque déjà éloignée au moment de la mort des sujets. (336. ) ë $. VI. À utres lésions de la membrane muqueuse de { HE l'estomac. |
nr «ee six x individus tes lesquels cette membrane n offrait aucune altération de consistance ou d’é épaisseur , nous l'avons trouvée d’un rouge plus ou moins vif dns toute son étendue. Cette rougeur disparais=. sait après deux ou trois heures de mäcération. Des symptômes gastriques s'étaient manifestés, dans plusieurs cas, deux ou trois jours avant la mort (Obs. 5} en sorte que tout semble indiquer dans là lésion qui nous occupe le produit d’une HASABATOR récente et légère. | |
98. Quätre fois nous avons vu la membrane à muqueuse extrêmement ramollie dans la plus. grande
, L do à
partie de l'extrémité supérieure de l'estomac, sans altération de couleur et d'épaisseur, sans: avoir observé de symptômes gastriques remarquables.
99. Chez un sujet qui mourut le jour même de son arrivée à l'hôpital, la membrane muqueuse de l'estomac offrait sept gros mamelons , à-peu-près uni- formément distribués sur sa surface, de deux à trois lignes de diamètre et de deux lignes de hauteur: Elle était un peu rouge, avait une bonne consistance et environ une ligne d'épaisseur à leur niveau. Un pouce au-dessous de l’orifice cardiaque, elle était légèrement saillante et soulevée, dansla largeur d’un pouce À par un liquide blanc blétätée” un peu visqueux, trèsincomplètement soluble dus l’eau , et contenu dans un certain nombre de petites celles HCPORERES dans le tissu sous-muqueux.
100. Enfin deux phthisiques . nous ont fourni l'exemple, l’un, d’une sorte de cicatrisation de la membrane muqueuse de:lestomac; l’autre, de la transformation de la tunique musculaire de cet organe , dans une petite étendue, en un tissu cartilagineux : lésion rare , et que nous décrirons avec soin
quand nous en serons à l’histoire des symptômes. (Obs. 21, 22.) |
«En résumé, sur quatre-vingt-seize sujets, dont la membrane muqueuse.de l'estomac a été examinée et décrite avec soin, nous l’avons trouvée
pl
Amincie et ramollie. . . . . . . . . . . 19-fois. . f . 0 Rouge et quelquefois. épaissie, mamelon- ‘7 7 . ‘ , née ou ramollie à sa partie antérieure. . . .» 8
ti