‹ Recherches anatomico-pathologiques sur la phthisieChapitre 95 sur 141 · CHEZ LA FEMME · texte numérisé non relu

CHEZ LA FEMME

559. L’évacuation, menstruelle cessait à une époque plus ou moins avancée de la maladie. Une seule “is elle persista jusqu’à la mort, mais irrégulière, peu abondante, et dans les trois derniers mois de l'existence, elle avait lieu tous les dix jours. La - femme qui fait l’objet de cette observation fut malade ‘ neuf mois et demi, et eut pendant tout cet intervalle de temps une toux sèche : à l’ouverture de son corps on trouva beaucoup d'excavations tuberculeuses dans les poumons, et l’utérus petit et sain. Dans d’autres cas, les règles éprouvaient, avant leur suppression totale, des irrégularités plus ou moins considérables, soit pour la quantité , soit pour l’époque de leur refour; et dans tous, à part la diminution plus ou moins marquée de son volume, l'utérus était parfaitement sain : nouvelle preuve de ce que nous avons déjà dit plusieurs fois (259, 340), que le dérangement d’une fonction ne suppose pas toujours l’altération , du “moins sensible, de l'organe qui en est chargé.

360. Quand la phthisie durait moins d’un an, la suppression des règles avait lieu, terme moyen, dans là moitié de son cours. Si elle ne parcourait ses pé-

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riodes que dans l’espace d’une à trois années, © était seulement dans le dernier tiers. Toutefois, on aurait une idée bien imparfaite du symptôme dont il s’agit, si l’on n’indiquait ses limites. Ainsi , une jeune femme dont la maladie dura trois ans, cessa ‘4 avoir ses règles à la fin du treizième mois, tandis « qu une autre à-peuprès du même âge, et dont l'affection ne fut pas de moins longue durée, les eut jusqu’à l’avant-dernier mois qui Priest la mort. art

Dans les cas où la phthisie avait une > marche lente, nous n’avons pu trouver la causeïqui retardait | ou accélérait la suppression du tribut périodique ; mais de elle arrivait au terme fatal en moins d’une année, cette suppression coincidait dans la plupart des

cas, avec le début de la fièvre, c’est-à-dire ayec une | époque à laquelle l'influence de la maladie principale sur les fonctions des différens organes devenait plus évidente et plus réelle. |

361. La menstruation ayant continué dans are cas, avec quelque régularité, jusqu au dernier mois de l existence , On conçoit sans peine que la grossesse puisse avoir lieu et marcher convenablement pendant * le cours de la phthisie : nous en avons observé deux exemples. Le plus remarquable est relatif à une femme qui mourut dans le dernier degré de marasme, vingt jours après être accouchée d’un enfant trésrobuste. Ses poumons présentaient un grand nombre d’excavations tuberculeuses.

362. Nos observations ne nous ont pas mis à portée de savoir si la grossesse est ou non une circonstance capable de retarder la marche de la phthisie; et l’on conçoit que pe avancer , TUE ÏquE chose # pesiil

FONCTIONS GÉNITALÉS CHEZ LA FEMME, 991 à cet égard , il faudrait un nombre de faits consi- Mlérable , et avoir observé plusieurs années de suite dans un établissement destiné aux femmes encein- “tes. Néanmoins, nous remarquerons au sujet de l’influence dont il s’agit, que peut-être il y a erreur Let confusion de la part de ceux qui l’admettent. 11 se pourrait, en effet, que plusieurs des symptômes de la phthisie fussent un peu plus obscurs dans le cours de la grossesse , sans que l'affection en marchât moins rapidement. D'un autre côté, il ne se- | Haitpas impossible qu’à la suite de l'accouchement les progrès de la prise fussent encore plus marqués qu'à toute autre époque de son existence , et la différence observée dans la marche de la Maladie avant ou après cette fonction laborieuse, aurait pu être une nouvelle cause d’illusion. Mais comment croire que la grossesse qui produit la dyspnée , ralentisse le cours de la phthisie dont la dyspnée est toujours un symptôme plus ou moins incommode, pour peu que les malades se livrent au mouvement ?

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