‹ Recherches anatomiques sur l'ombrelle de la MéditerranéeChapitre 1 sur 26 · JAN · texte numérisé non relu

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Par M. Gaston MOQUIN-TANDOA\.

L'embranchement des Mollusques à été dans ces dernières années l’objet d’un grand nombre de travaux. Depuis l'époque où Cuvier renouvela la zoologie et lui ouvrit des horizons jusqu'alors inconnus, en montrant que tout essai rationnel et durable de classification devait être basé sur les études anatomiques, une foule de naturalistes, se pénétrant de celte pensée, se mirent à seruter avec ardeur les mystères de l'organisme. On reconuut qu'il ve suffisait pas comine autrefois de décrire les formes extérieures de l'animal, mais qu'il était nécessaire d'observer avec soin jusqu'aux plus petites particularités de sa structure, et que c'était en combinant les notions ainsi acquises sur l’ensemble des appareils organiques que l’on arriverait à saisir les véritables rapports des êtres et à grouper ceux-ci suivant leurs affinités naturelles.

Les progrès que les sciences zoologiques ont accomplis sous cette impulsion féconde sont une confirmation éclatante de la justesse de ces vues. De nos jours, les travaux se sont multipliés, les recherches ont gagné en précision, mais la manière de procéder est restée la même. Il n'y aurait qu’à citer les noms des naturalistes contemporains les plus distingués pour rappeler les heureux résultats qu'elle a produits. C'est là ce qui explique et ce qui justifie l'importance qu’on attache aux monographies anatomiques soit d'une espèce, soit d’un organe ; et c’est à ce ütre que celle d'un grand Gastéropode marin tel que l'Ombrelle m'a paru offrir une certaine utilité. La forme bizarre de l’animal, la singulière méprise dans laquelle lillustre de Blamville est tombé au sujet de la coquille, enfin le petit nombre de tra-

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