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pas pu commencer avant la paralysie , quoique les douleurs lrè;ii-aiguès de la tête qui avaient précédé celle-ci indiquent le contraire, vous voulez rapporter la paralysie au squirrhe du cervelet uniquement et exclusivement à toute autre lésion, vous paraîtrez ne pas vous souvenir que la paralysie affectait non-seulement le membre inférieur qui était placé au-dessous du squirrhe, mais Tun et l'autre également; ce qui fait que ce que j'ai dit (i) avoir encore besoin d'être confirmé par d'autres observations, ne peut certainement pas l'être par celle-ci. D'ailleurs, d'autres circonstances auraientempêchéqu'ill'eùtétépardeux observations, dans lesquelles j'ai rapporté, dans les deuxième (2) et quatorzième liCttres (3), que l'une dcâ partiesdu cervelet était ou plus ou uniquement lésée par un épanchement de sang danô rintérieur de ce viscère, ou par du pus corrosif. En effet, dans l'une, je ne pus pas savoir s'il exista une hémiplégie, et dans l'autre, il n'en exista certainement pas.
18. Mais direz-vous, l'histoire du cuisinier qui a été décrite , confirmera du moins une chose que des hommes savans avancent maintenant partout contre Willis qui attribuait tant de fonctions au cervelet. En effet , malgré une si grande lésion de ce viscère, la respiration et l'appétit
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étaient naturels sur le cuisinier , et son pouls était tendu, vibrant, du reste médiocre. Quant à moi, comme je n'admets pas tout ce que Willis a écrit sur le cervelet, de même je crains quelquefois que qnelques-uns n'ôtent peut-éfre trop à ce viscère. C'est pourquoi si dans les Lettres (i) que je vous ai écrites , j'ai dit quelque chose en faveur de cet organe, surtout avant que les objections ne se fussent multipliées contre lui à ce point, je voudrais que vous le prissiez dans un sens tel que vous croyez que j'ai eu l'opinion qu'il ne fallait pas contredire tous les autres auteurs, mais procéder avec prudence et pas à pas dans le changement de cette doctrine. Et je n'ai point eu un autre dessein, puisque, lorsqu'il m'a fallu écrire (2) sur les blessures du cervelet, je n'ai point omis ce que vous avez lu alors, ni ce qui a rapport aux lésions du même viscère qui sont produites non pas tout à coup, comme les blessures, mais dans un temps plus ou moins long (3) , comme surtout les squirrhes. Comme vous pouvez le relire, je ne le répéterai pas ici. Ne croyez cependant pas que lorsque j'ai trouvé dans le cervelet cette lésion si considérable que je vous ai décrite avec exactitude et avec franchise , j'aie été moins étonné que vous ne l'avez été en le lisant,
(i) Epi>t :i. 11. 24.
(2) E[nol. 5j, n, 27, (3j IbiU,, n. 26.
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de ce que néanmpins la respiration et le pouls du sujet étaient comme je les trouvai en Jes examinant avec soin. Car j'ai certainement reconnu qu'avant ces derniers temps on accordait à ce viscère plus qu'il ne convenait, et que ces hommes illustres sont dignes d'éloges, qui ont averti qu'il ne fallait pas lui accorder autant. Tl est bien clair qu'il faut/ moins accorder au cervelet que dans les temps antérieurs pour ce qui a été dit, comme il faut moins accorder à certaines autres parties du corps sous d'autres rapports; cependant il faut voir jusqu'à quel point on doit restreindre ses fonctions; or, je crois que nos descendans établiront ce point mieux que nous. Adieu.
FIN DU TOME NETIVliME
TABLE DES M/VTIÈRES