‹ Recherches anatomiques sur les hernies de l'abdomenChapitre 5 sur 85 · Muscle pyramidal e · texte numérisé non relu

Muscle pyramidal e

Ce petit muscle s’attache à la partie supérieure du pubis , derrière le pilier interne de l’anneau inguinal, dont il est séparé par l’aponévrose du petit oblique , et devant le tendon du muscle droit. 11 se trouve isolé de ce dernier par l’aponévrose du transverse ; de sorte qu’il est contenu dans une gaine fibreuse. En haut, il se termine en pointe sur la ligne blanche. Il existe presque constamment. Il m’a présenté , ainsi que la petite gaine qui le renferme, beaucoup de variétés , dont ce n’est pas ici l’occasion de parler.

fortement unis l’un à l’autre jusqu’au niveau du bord externe du tendon du muscle droit; là ils se séparent pour former une gaine complète à la partie inférieure de ce muscle ; le feuillet aponévrotique du transverse passe devant lui, avec les aponévroses du petit et du grand oblique; 1 e fascia transverscilis se glisse derrière pour gagner la ligne blanche : le muscle droit , dans ce cas , n’est pas en contact immédiat avec le péritoine , dans sa partie inférieure.

7®. Fascia transversales a. «pi. i. fig. i. G.

' G. G. fig. 3. c.

PI. II. D

Vers la région inguinale , la face postérieure du muscle transverse est en rapport avec un feuillet aponévrotique plus ou moius prononcé, qui la sépare du péritoine. C’est une expansion fibreuse , quelquefois purement celluleuse , provenant du bord postérieur de la gouttière formée par le tendon du grand oblique , qui semble se réfléchir en arrière , puis en haut , pour lui donner naissance3. Supérieurement, cette aponévrose, que j’appel- b lfî-

lerai fascia transversale , d’après M. Ast. Cooper, qui en a parlé le premier (i), se perd insensiblement en se confondant avec le tissu cellulaire qui couvre la face interne du muscle transverse, et se prolonge jusqu’à la face inférieure du diaphragme. En dedans elle provient du bord externe du tendon du muscle droit de l’abdomen, qui s’amincit peu à peu, pour se confondre avec elle c. C’est dans cet endroit quelle a le plus de force d, et «Pi. i. fig. «. F.

1 * PI II P

qu elle se continue avec la lame postérieure du ligament de pi. ni. c. Gimbernat. Là aussi ses fibres, presque verticales, sont cependant dpl,Lfi°-(i) * 3, • un peu inclinées, en dedans. Quelques fibres transversales, plus faibles, coupent celles-ci à angle droit. En bas et en dehors le fascia transversale provient bien, comme je l’ai dit, du bord postérieur du tendon du grand oblique, mais de plus il reçoit

(i) Inguinal and congénital hernia , pag. 6. Je n’ai pu me procurer l’ouvrage de M. Cooper y mais, d’après les extraits que j’en ai trouvés dans le Treatise ou Ruptures de M. Lawrence , je juge que sa description n’est pas complète. C’est pourquoi j’ai disséqué avec tout le soin possible cette aponévrose sur un trèsgrand nombre de cadavres de différens âges; j’en ai pris des dessins, j’ai noté les variétés qu’elle m’a présentées; enfin j’ai tâché d’examiner sous tous les rapports et de faire connaître exactement cette membrane , qui joue un rôle très-important dans l’histoire anatomique des hernies inguinales, tant internes

qu’externes. Je la décrirai telle qu’on la rencontre chez la plupart des individus ,

et je ne ferai qu’indiquer les plus essentielles des nombreuses variétés qu’elle m’a offertes.

« PI. I. Cg. 3 D.

* PI. I. Cg. 5

» PI. I. Cg. 3

<*P1. I.Cg. i PI. II. E.

* PI. I. Cg. i PI. II. F.

/ PI. II. N

dans ce sens un feuillet plus ou moins fort de l’aponévrose qui re- D- couvre le muscle iliaque a (i).

Au dessus et vers la partie moyenne de l’arcade crurale, 1 efascia transversales est percé d’une ouverture allongée , dont le grand F‘ diamètre est vertical 1 , et dont le bord interne , plus épais et plus prononcé que l’externe , est soutenu par un faisceau fibreux falci- •G- forme c, qui se détache de l’arcade elle-même. On ne doit pas considérer cet orifice comme un simple trou, mais bien plutôt . i. comme l’entrée évasée d’un canal infondibuliforme d qui , chez l’homme , reçoit les vaisseaux du cordon testiculaire , dont il con- •K- stitue la gaine en se prolongeant sur eux *. Chez la femme, il donne passage au ligament rond de l’utérus ; il est aussi chez elle bien moins large, et souvent même très- difficile à trouver. La gaine qu’il forme autour du cordon est un long tuyau celluleux , facile à isoler , qui descend avec lui en parcourant le canal inguinal , et l’accompagne jusqu’au bord supérieur du testicule. Là il se perd dans le tissu cellulaire extérieur de la tunique vaginale.

Dans le canal inguinal , la gaine membraneuse du cordon est recouverte en avant par les fibres inférieures du muscle petit oblique , qui descendent ensuite au-devant d’elle f en formant le crémaster. On peut , chez la plupart des individus , séparer assez faci-

(i) Assez souvent 1 efascia transverscilis est formé bien évidemment par deux lames aponévroliques qui se réunissent au niveau du bord postérieur de l’arcade crurale. De ces deux lames, l’antérieure vient de cette arcade elle-même , ou de l’aponévrose du grand oblique ; la postérieure n’est que la continuation du fascia iliaca, qui abandonne le muscle iliaque pour se porter sur la paroi antérieure de l’abdomen. Ces deux feuillets, ainsi réunis et adossés, remontent ensemble entre le muscle transverse et le péritoine; ils sont faciles à isoler en dehors de l’ouverture supérieure du canal inguinal, tandis qu’autour et en-dedans de cet orifice ils sont étroitement unis. Quand la disposition que je viens de décrire se rencontre, la lame postérieure passe ordinairement derrière le muscle droit pour se porter à la ligne blanche , tandis que l’antérieure se continue avec le bord externe du tendon du même muscle. L’artère épigastrique est tantôt postérieure , tantôt antérieure , ou bien intermédiaire à ces deux feuillets fibreux.

lement ces parties les unes des autres ; cependant quelquefois la gaine du cordon adhère si fortement au crémaster et au tissu cellulaire qui se détache du pourtour de l’anneau , qu’on ne peut l’en isoler.

Il ne faut pas confondre la gaine membraneuse dont je parle âvec le tissu lamineux qui unit entre eux les vaisseaux spermatiques, et qui vient de la face externe du péritoine (1). Ce tissu cellulaire est uni d’une manière assez lâche à la face interne de la gaine ; en fendant celle-ci longitudinalement , on le détache facilement ; il reste appliqué sur les vaisseaux qu’il entoure : on peut encore , en faisant une ouverture à la gaine , et en y poussant de l’air avec un tube, la distendre, et se convaincre que ces parties sont distinctes , quoiqu’elles aient des connexions tout le long du cordon spermatique (2).

L’artère épigastrique passe entre le fascia transversalis } qui est en avant, et le péritoine, qui est en arrière.

D’après ce qui précède , on voit que le fascia transversalis (3) est

(1) Quelquefois cependant il est très-difficile et même impossible de distinguer cette gaine du tissu cellulaire extérieur au péritoine qui accompagne les vaisseaux spermatiques.

(■--) L'n des cas où il devient facile d’isoler cette gaine membraneuse, c’est

lorsque la graisse s’accumule dans le tissu cellulaire qui réunit les vaisseaux

spermatiques. La gaine , qui conserve ordinairement sa finesse et sa transparence , est alors distendue d’une manière plus ou moins inégale , et en l’incisant elle se détache fort aisément. Je lui ai reconnu une épaisseur remarquable et une texture très-serrée dans deux cas de varicocèles. L’espèce de tube cylindrique qu’elle formait était si dense, si fort, qu’011 11e pouvait au toucher distinguer les nodosités des veines spermatiques , comme cela arrive le plus souvent. Le cordon représentait un cylindre dur, égal, uni, de la grosseur du doigt, lequel, coupé en travers, était rempli d’un tissu spongieux, gorgé de sang, assez semblable au tissu caverneux de la verge.

(5) Cette expansion aponévrotique serait peut-être mieux appelée./À.yeâz longiludinalis ou ascenclens , vu la direction principale de ses fibres, ou fascia reflexa , vu son mode d’origine Mais, pour éviter la confusion , je lui conserve le nom qui lui a été donné par M. A. Cooper.

line aponévrose dont l’épaisseur varie (1) , qui naît du bord postérieur de l’arcade crurale , de l’aponévrose du muscle iliaque , du bord externe du tendon du muscle droit , et qui se continue en haut avec le tissu cellulaire de la face interne des muscles abdominaux ; qu’en bas, et vers le milieu de l’arcade crurale, cette aponévrose donne naissance à un canal membraneux qui commence par un orifice évasé , dirigé en arrière et en dehors , dont le bord interne est plus épais que l’externe ; que ce canal descend autour des vaisseaux spermatiques pour former leur gaîne propre ; que le fuscia transversalis soutient en arrière le péri- <*F1. 1. fig. 1, L. toine a, dont il est séparé par l’artère épigastrique (2); qu’en devant il répond au muscle transverse de l’abdomen avec l’aponévrose , duquel il est souvent uni et comme confondu , et dont on ne peut le distinguer que par la direction différente de ses fibres (3).

(1) L e fascia transversalis , chez quelques individus, est une simple toile celluleuse , quelquefois fort mince ; chez d’autres , près du muscle droit , il est formé de faisceaux fibreux très-forts, laissant entre eux des ouvertures dont la forme et le nombre offrent beaucoup de variétés : ces faisceaux sont alors tendus et comme bridés entre le bord postérieur de l’arcade crurale et le bord externe du muscle droit. Il n’est pas rare de rencontrer deux autres faisceaux fibreux, triangulaires, situés derrière le muscle droit , fixés à la partie la plus reculée du bord supérieur du pubis, et qui se rapprochent l’un de l’autre pour se terminer en pointe à la ligne blanche dont ils forment l’extrémité inférieure.

(2) C’est entre son ouverture (ouverture supérieure du canal inguinal) et le muscle droit, que le fascia transversalis a le plus de force. Dans cet endroit, il répond à la partie postérieure de l’anneau inguinal, dont il n’est séparé que par les fibres très-minces des muscles obliques interne et transverse qui vont se fixer au pubis.

(5) Pour bien voir le fascia transversalis ,et le prolongement qu’il envoie autour du cordon ,il faut disséquer l’aponévrose du grand oblique , et ouvrir ensuite l’abdomen par trois incisions ; la première transversale, faiteà la hauteur de l’ombilic; la seconde verticale , pratiquée le long de la ligne blanche jusqu’au pubis ; la troisième, verticale aussi, mais étendue entre la première et l’épine iliaque an-

Page 1