‹ Recherches anthropologiques dans l'Afrique Orientale, ÉgypteChapitre 66 sur 106 · OULED-ALY DE MARIOUT · texte numérisé non relu

OULED-ALY DE MARIOUT

Ces Bédouins devenus sédentaires pour la plupart, depuis un assez grand nombre d'années, vivent surtout dans la Basse-Egypte, et spécialement dans la province de Béhéra. On on compte actuellement 45.261, parmi lesquels 24.253 (12.467 © et 41.78 9) sont disséminés dans des villages indigènes, et 26.041 (13.380 o et 12.661 9)

sont aroupés dans leurs propres villages. Un petit nombre — 3967 individus seulement — (2632 « et 1335 9) habitent des campements. C’est au village d’Ekingiï, dans la contrée de Mariout que j'ai étudié — grâce à l’obligeance de M. Winterstem — une vingtaine d’Ouled-Aly, tous adultes et du sexe masculin, dont il occupe un grand nombre dans ses

propriétés. Beaucoup sont devenus laboureurs, mais la plupart sont encore pasteurs. Ils

possèdent — en outre, des maisons qu’ils se construisent dans les villages — des tentes qu’ils habitent, quand ils conduisent — en hiver — leurs troupeaux de moutons et de

chameaux dans les parties herbeuses du désert. Le costume des Ouled-Aly est celui des Bédouins du Fayoum et des Pyramides. Les femmes portent des robes de teintes sombres, garnies de bandes d’étoffes jaune et rouge.

Elles se voilent à peine devant les étrangers.

MORPHOLOGIE ANTHROPOMÉTRIQUE

Les cheveux et les yeux. — Comme les autres Bédouins, les Ouled-Aly ont les cheveux foncés et rasés, sauf la mèche d'Allah. La plupart portent la barbe. Leurs yeux sont foncé:

28, tandis que celui des Ouled-Harabi est de 31

des indices au-dessus de ce chiffre, et sept n’y arrivent pas.

souvent clignotants, mais non obliques. L'indice bipalpébral moyen est de

. Sept sujets seulement présentent

Le nez, la face, les oreilles et la bouche. — L'indice nasal moyen des Ouled-Aly est bas, 72,34, mais il est des plus hétérogènes. La mise en séries montre que dix sujets

ne l’ont pas atteint; neuf ont mesuré 65; dix l’ont dépassé. On voit aussi quatre sujets ayant plus de 76.

La face est moins courte que celle de la plupart des autres Bédouins. Son indice moyen est de 100. Il est inférieur chez sept sujets, et, par contre, treize dépassent 100 avec des extrêmes allant à 107 et même 111. Les oreilles sont — comme celles des autres Bédouins — rapprochées de la tête et assez grandes. La bouche est normale : son indice est de 51.

La taille et la grande enverqure. — Les Ouled-Aly sont moins grands que les

Fig. 124. — Ouren-Ary pe Mariour.

Harabi. Leur taille n’est que de 170. On ne voit que huit sujets sur vingt qui n'arrivent pas à ce chiffre, tandis que 6 le dépassent.

La grande envergure présente les mêmes particularités que chez les Harahi et les Nagama. La moyenne est de 1"

, et douze sujets dépassent ce chiffre. Chez tous, excepté un, ce diamètre est supérieur à la taille de 2 à 5 centimètres.

La tête et ses diamètres. — Les Ouled-Aly sont moins dolichocéphales que les Houled-Harabi. Leur indice céphalique moyen, longueur-lar:

ur, est de 75,39. La mise en série montre que treize sujets sur vingt présentent des indices inférieurs à ce chiffre, et que 7 seulement le dépassent.

L’indice de hauteur-longueur est de 65,44 et celui de hauteur-lareeur de 86,80.

Par ces derniers indices

+ les Ouled-Aly se rapprochent davantage des Avaideh et des Touarah que des autres tribus.

OULED-MA’'AZEH

ETHNOGÉNIE ET ETHNOGRAPHIE

Ces Bédouins, pour la plupart nomades, occupent surtout le désert montagneux compris entre Keneh, sur le Nil, et Kosseiïr, sur la mer Rouge, puis tout le désert qui

s’étend de Suez à Beni-Souef. Les Ouled-Ma’azeh, dont le nom signifie « chevriers »,

parcourent avec leurs troupeaux les ouady de cette région, dont ils se considèrent comme

les seuls maitres. On sait peu de chose sur leurs origines ; ils ont été considérés cependant ; Ï Ê

comme les descendants des anciens Libyens Maziou, arabisés à une époque relativement

récente.

Fig. 125. — Ouren-Ma'azen DE BENI-Souer.

Le dernier recensement officiel compte 7686 Ma’azeh, 4006 hommes et 3680 femmes. C’est dans la province de Minich (2381), de Girgeh (1050), et dans celle de Beni Souef (2572) que se trouvent surtout les Ma’azeh. Un certain nombre habitent également à Suez et dans la région.

Un très grand nombre d'individus de cette tribu sont chameliers, et forment des cara— vanes pour le transport des marchandises entre Keneh et Kosseïr. On sait que c’est entre ces deux points que le désert qui sépare le Nil de la mer Rouge est le plus étroit. En attendant qu'une route où un chemin de fer relie ces deux villes, importantes au point de vue commercial, tout le trafic est entre les mains des Ma’azeh.

Les Ouled-Ma’azeh de Beni-Souef et de Bouch ou Bayad sont les convoyeurs entre L'Ecypre. 28

ces points et la mer Rouge, en passant par les couvents coptes de Saint-Antoine et de Saint-Paul. Cest dans cette région qu’ils ont eu jadis de sanglants combats avec les Beni-Ouassel. À Beni-Souef, où réside le grand cheikh du Ma’azah, Rochaïed, j’ai pu

mesurer et photographier, grâce à son obligeant

intermédiaire douze hommes et six femmes.

AS J'avais précédemment étudié, à Keneh, vingtdeux hommes.

J'ai constaté parmi ces gens des traces manifestes de mélanges avec des Soudanais, mais chez ceux que j’ai mesurés et photographiés, non sans de très grandes difficultés, le type arabe parait dommer.

Les Ouled-Maazeh sont musulmans, mais

sans fanatisme, comme le plus grand nombre

de leurs voisins. Ils en ont les coutumes et sont,

comme eux, très pauvres. Ceux qui possèdent

uelques chameaux passent pour fort riches et achètent assez souvent des esclaves pour les aider

dans leurs travaux de caravanes.

Quoique pour la plupart nomades, beaucoup

Fig. 126.— Rocmaren, cuir pes Oucen-Ma'azen. (le familles tendent à se fixer sur certains points,

urant une partie de Pannée au moins, et commencent à cultiver le sol à la manière des Fellahin. L’armement des Ouled-Ma’azeh est simple : contrairement à ce qui se passe chez les

Touarah du Sinaï qui portent le sabre et rarement un fusil, ils sont tous armés, sinon d’un fusil, le plus souvent à mèche ou à pierre, tout au moins d’une paire de pistolets de

fabrication plus ou moins récente. Ils se taillent avec les rejets du T'amarix mannifera très

‘commun dans certaines parties du désert, des bâtons qui ressemblent absolument au sceptre

des anciens Egvyptiens. Ceux qui habitent le Galalla-el-Kibbieh se fabriquent avec le calcaire siliceux de louady Oum—Damarana des pipes sans tuyaux, dans lesquelles ils fument le tabac vert qu’ils récoltent”’.

MORPHOLOGIE ANTHROPOMÉTRIQUE Véritables enfants du désert, ces Bédouins présentent une physionomie bien spéciale, qui se rapproche plus de celle des Touarah que de celle des autres Bédouims. Comme eux, is passent la plus erande partie de leur existence sur des déserts rocheux, et ils sont, commeeux, chameliers. Durant leurs voyages continuels entre la mer Rouge et le Nil, ils ont à subir les rigueurs du climat ainsi que des fatigues et des privations nombreuses. Les cheveux et les yeux. — Tous les Ouled-Ma’azeh sont brun foncé; le peu de

! Fourtau, Voyage dans la partie septentrionale du désert arabique (Bull. Soc. Khed. de Géographie Ve série, n° 9, 1900).

san

Fig. 127. — Ouren-MA’azem DU DÉSERT DE KosskiR.

cheveux qu’ils ne rasent pas et leur barbe clairsemée sont d’un beau noir. Leurs yeux, petits et brillants, parfois léoèrement obliques et clignotants, sont toujours noirs ou mar— ron foncé. Ils sont assez rapprochés, car la moyenne du diamètre bipalpébral interne est de 28 millimètres. Le diamètre bipalpébral externe étant de 95 millimètres, indice de ces diamètres est de 29,42. On remarque toutefois, dans la mise en série, que sur quarante individus, vingt-trois présentent des indices de 30 à 34,9, mais que dix-sept en ont de 25 à 29,9. La mise en série verticale donne la moyenne de fréquence entre 29 et 31.

Seuls, les Ouled-Harabi ont un indice bipalpébral inférieur à celui-ci. Chez les autres, au contraire, il lui est supérieur, comme celui des Fellahin et des Coptes qui

dépasse l’indice de 30, lequel est encore dépassé par celui des Berbères et des Arabes en Tunisie.

Le nez, lu face, les oreilles et la bouche.— Les Ouled-Ma’azeh ont le nez réellement court mais non plat; il est fréquemment concave, et la moyenne de sa hauteur totale est de 45 millimètres. Sa largeur maximum moyenne est de 37 millimètres. Aussi son indice est-il de 82,22. La mise en série montre que vingt-trois sujets sur quarante présentent des ; deux offrent un chiffre inférieur à 70. Leur nez est le plus court que l’on ait observé chez des Arabes ou des

indices supérieurs à 80, et dix-sept dés indices variant de 70 à 79,9

Berbères. Tous, à part les Ouled-Harabi du Fayoum et les Ouled-Touarah du Sinaï, présentent des indices de beaucoup inférieurs à 75. Seuls, les Égyptiens actuels, parmi les peuples qui les avoisinent, s’en rapprochent avec des indices de 77.

La face est relativement courte, puisque la hauteur totale (diam. ophrio-mentonnier)

n’est que de 127 millimètres, avec une largeur bizygomatique de 130 millimètres. Aussi

l’indice facial moyen est-il de 102,36. La mise en série montre que dix-huit sujets sur quarante ont des indices allant de 100 à 104,9; huit seulement les ont au-dessous, et quatorze au-dessus.

Les oreilles sont grandes et écartées de la tête. La bouche est moyennement large

(52 millimètres) avec des lèvres fortes.

La taille et la grande envergure. — La taille des Ouled-Ma’azeh est au-dessus de la moyenne, puisqu'elle donne 166 pour l’ensemble. La mise en série montre quinze sujets

dépassant ce chiffre, mais quatorze varient entre 1"65 et 1"69, et onze entre 1"64 et 1"60.

Ces Bédouins ne sont pas plus grands que les Fellahin et les Coptes. La plupart des Berbères de Tunisie, des Arabes du nord de l'Afrique et de l’Asie antérieure ont une taille pourtant un peu plus élevée.

Leur grande envergure est, comme chez les Touarah, assez courte : la moyenne de ce diamètre est de 1"69. La mise en série montre cependant quatorze sujets dépassant 470 ; six se trouvent entre 165 et 1"69, enfin douze entre 1"60 et 1"64.

La tète et ses dimensions. — Les Ouled-Ma’azeh sont dolichocéphales, car leur indice céphalique moyen (diam. ant.-post. max. et transv. max.) est de 75. Mais cette dolichocéphalie est due plus à la longueur antéro-postérieure, qui est en moyenne de 192 millimètres, qu’à la largeur, qui n’est en moyenne que de 143 millimètres.

La mise en série montre que vingt-trois sujets sur quarante présentent des indices inférieurs à 75, et quatorze des indices variant entre 75 et 79,9. Trois seulement touchent

à la brachycéphalie avec des indices supérieurs à 80. La moyenne de fréquence se ren—

contre entre 69 et 75. Sous le rapport de l’indice céphalique, les Ouled-Ma’azeh sont beaucoup plus homogènes que les autres Bédouins d'Égypte. Ils se rapprochent du reste à cet égard, comme la plupart d’entre eux, des Egyptiens actuels et de quelques Berbères de Tunisie. Ils s’éloignent au contraire des Arabes de Syrie, de Tunisie et d'Algérie.

OULED-HAOUATAT

ETHNOGÉNIE ETHNOGRAPHIE

Ces Bédouins sont peu connus et ne sont plus actuellement entièrement nomades que dans la Haute-Egypte, où ils sont peu nombreux. On en compte en tout 10.108, dont

9631, dans la Basse-Egypte, parmi lesquels 3395 sont disséminés dans les villages

égyptiens et 6303 agglomérés dans leurs propres villages, puis 410 dans leurs campements.

D’après Fourtau', le géologue français bien connu par ses travaux sur la géologie et la paléontologie de l'Egypte, les Haouatat, dont il a récemment visité le territoire,

habitent la partie septentrionale de la chaine du Mokattam. Quelques-uns — devenus cultivateurs — ont des terres et des villages dans le bassin de l’Ouady Ramich, au sud

de l'Attaka. Ils ont, du reste, la majeure partie de leur tribu installée à l’est du canal de Suez, entre Suez et l’Ouady El-Arich. Ce sont eux qui, au dire des Touarah, ont

siné Palmer au Gebel Sidr, en 1882. On les rencontre souvent au Caire, et princi-

assas palement aux environs du Marg et de Mattarieh. C’est dans cette dernière localité que j'ai pu étudier sept sujets de ce genre (trois « et quatre @). Ils paraissent être établis depuis très longtemps dans la région ou en dehors des villes; leurs principaux campements sont: Menchachet-el-Foul, Giafra et les environs de l’ancien fort d’Aggerout, au sud du Génefié.

Les Haouatat — comme les Ma’azeh — ont des moyens d’existence assez peu productifs : c’est l'élevage des troupeaux, la culture des céréales, et le transport des marchandises. Mais, comme ils ne les pratiquent que sur une petite échelle, il s’ensuit que — pour vivre — ils doivent ajouter à leurs occupations ordinaires pas mal de rapines et de vols, et surtout beaucoup de contrebande : celle-ci a principalement pour objet le sel, le tabac et le hachiche. Leurs usages sont peu différents de ceux des Ouled-

Touarah et des Ouled-Maazeh.

MORPHOLOGIE ANTHROPOMÉTRIQUE

Les cheveux et les yeux. — Les Ouled-Haouatat ont la barbe et les cheveux foncés. La tête est le plus souvent rasée chez les hommes, moins la mêche d'Allah; les

femmes portent leurs cheveux en petites tresses.

1 Voyage dans la partie septentrionale du désert arabique /Bull. Soc. Khéd. de Géographie, V° série, n° 9, 1900).

Les yeux toujours foncés sont petits, oénéralement clignotants comme ceux des Touarah et de quelques autres Bédouins. Is sont plus rapprochés chez les hommes que chez les femmes. Le diamètre bipalpébral interne moyen est de 30 millimètres chez les premiers, et de 28 chez ces dernières. L'indice bipalpébral moyen est de 29,29.

Le nez, la face, les oreilles et la bouche. — Le nez est étroit chez ces Bédouins.

L'indice nasal moyen des hommes est de 86,63, avec une hauteur moyenne de 47 milli-

mètres et une largeur moyenne de 38 millimètres. Il est, chez les femmes, de 86,36, avec {4 de hauteur moyenne et 38 de largeur. L'indice nasal moyen est de 84,44. La face est à peu près celle des Ouled-Touarah et des Ouled-Ma’azeh, mais plus courte. L'indice

facial moyen est de 105,13, avec des diamètres ophrio-mentonniers moyens de 123 milli-

mètres, et des diamètres bizigomatiques moyens de 133 millimètres. Les oreilles et la

bouche offrent les mêmes particularités que les autres tribus bédouines.

La taille et la grande envergure. — La taille est de 1 m. 68 chez les hommes, et de 4 m. 58 chez les femmes. La grande envergure donne chez les premiers 1 m. 78 et 4 m. 61, chez les secondes.

La tête et ses diamètres. — Les Haouatat sont dolichocéphales avec un indice céphalique moyen (longueur-largeur) de 74,21 (trois o 75,75 et quatre 9 72,97). L'indice de hauteur-longueur est de 62,63 ( trois 9° 60,60 et quatre ? 64,32). L'indice de hauteur-largeur est de 84,39 (trois o’ 79.89 et quatre ? 88,14).

OULED-KHAW AZI

A côté des Bédouins se rattachant de près ou de loin à telles ou telles tribus arabes, on trouve dans la haute Egypte un certain nombre de familles nomades, métis de Tziganes et de Bédouins. Ces familles, que j'ai rencontrées surtout à Minieh, à Siout, à Keneh et aux environs du Caire et de Lougsor, à Karnak, se livrent pour la plupart à des occupations autres que celles des Tziganes en général. Dans la haute Egypte, au lieu de montrer des ours ou de faire le métier de chaudronniers ambulants,-ils sont chanteurs, danseurs et tatoueurs. Allant de village en village, ils ne se mélent pas à la population ;

ils habitent sous leurs tentes, en dehors des bourgs, et n’y pénètrent que pour y exercer

leur art. En partie d’origine arabe, ils ont tous les usages des Bédouins de la région, et fréquentent plutôt ceux-ci que les Fellahin, quoique aux yeux des uns et des autres ils I à

passent pour des parias. Ils sont connus sous le nom de Khawazi et appartiennent à la peuplade errante des Ghagar. Ils se donnent comme de purs Arabes et prétendent avoir émigré d’abord vers l'Afrique occidentale, d’où ils seraient venus depuis des siècles".

La statistique officielle accorde à cette population le chiffre total, hommes et femmes

réunis, de 5,266.

1 Alfred von Kremer, Egyptien.

J'ai pu mesurer et photographier cinq hommes et sept femmes d’un groupe de ce

gens campé à Karnak.

MORPHOLOGIE ANTHROPOMÉTRIQUE

Ces nomades, assurément fort mêlés, se rattachent aux Bédouins par l’ensemble de leur physionomie. Plusieurs individus de cette catégorie rappellent par leur taille, leur nez et leur face en général, soit les Ouled-Ma’azeh, soit les Ouled-Touarah. Il n’est pas impossible qu’une partie de ces Tziganes soient originaires de ces tribus.

Les cheveux et les yeux. — Tous ontles cheveux et les yeux noirs. Ceux-ci,

Fig. 128. — BÉDOUINE KHAWASI.

assez grands et d’un vif éclat, sont moyennement rapprochés, puisque le diamètre bipal- À pébral interne est de 29 millimètres. Le diamètre bipalpébral externe est, au contraire, assez faible. Il en résulte que l'indice bipalpébral est de 30,88. La mise en série montre que six sujets sur douze ont des indices de 30 à 34,9; que deux dépassent le chiffre de 35, et qu’au contraire, quatre restent en dessous de 29,9. Le nez, la face, les oreilles et la bouche. — Le nez, peu saillant, est droit, souvent concave, mais non aplati. Il est plutôt gros avec le bout rond. La moyenne de sa hauteur totale est de 44 millimètres, et sa largeur maximum de 36 millimètres. Son

indice moyen est de 81,82 et se rapproche de celui des Ouled-Ma’azeh. On constate dans

la mise en série que sept sujets sur douze ont des indices dépassant 80, et que cinq se trouvent autour de 70.

La face est plutôt courte que longue. La hauteur ophrio-mentonnière est de 127 millimètres, de 101,

série confirme cette donnée, car sur douze sujets, quatre présentent des indices supé—

+ sa largeur bizygomatique est de 29 millimètres, ce qui donne un imdice facial

. Ce chiffre rapproche encore ces individus des Ouled-Ma’azeh. La mise en

rieurs à 405, cinq varient de 100 à 104,9 et deux restent au-dessous de 99,9.

La taille et la grande envergure. — Ts sont d’une taille élevée, bien que la moyenne ne donne que 1"66. Ce chiffre ne les classe pas ainsi, en effet, mais on doit remarquer que ce groupe est composé de sept femmes contre cinq hommes. Malgré

“la, on voit par la lecture de la mise en série que quatre sujets sur douze dépassent 170, trois 1"55 et quatre 160. La grande envergure est de 171 et dépasse huit fois a taille. Elle est trois fois égale, et une ois seulement elle lui est inférieur

La tèle et ses dimensions. — Les <hawazi tziganes de Karnak sont dolicho— céphales avec un indice moyen de 74,19.

2e diamètre antéro-postérieur maximum

est faible, puisqu'il est en moyenne de

80 millimètres ; mais le diamètre trans-

verse maximum n’est en moyenne que de

138 millimètres. L’indice moyen de fré—

uence se trouve entre 71 et 67, et la mise

es ER om ones, en série montre que sept sujets présentent

es indices inférieurs à 75, et cingdes indices

variant de 75 à 79,9. Ce dernier caractère vient encore confirmer le rapport qui existe entre cette population et les Ouled Ma’azeh.

De l’ensemble des obsc

rations précédemment exposées il ressort quelques faits qui doivent être actuellement résumés. Plusieurs conduisent à des conclusions qui, pour n’être pas définitives, ne sont pas moins intéressantes à signaler. La comparaison des caractères physiques propres à chacun des groupes de Bédouins répandus en Egypte, montre qu’ils sont aussi peu homogènes dans ce pays que dans les autres contrées où ils ont été étudiés, en dehors de PArabie. Si maintenant on compare ces mêmes caractères avec ceux des Fellahin, des Coptes, des Bédouins de l’Asie antérieure, de la Tunisie et de PAlgérie, et enfin avec ceux des Berbères des mêmes régions, on constatera qu’ils présentent plus d’affinités avec leurs voisins immédiats de l’ouest qu'avec ceux de l’est.

Voyons, par un résumé rapide de leurs divers caractères anthropométriques, com ment se présentent ces rapports et différences.

La taille des Bédouins d'Egypte peut être considérée comme au-dessus de la

moyenne. Elle varie de 169 (trente-quatre Ma’azeh) à 173 (vingt-neuf Ouled-Harabi du Fayoum). La moyenne des cent quatre-vingt-huit sujets est de 1"68. Ce chiffre est

le même que celui trouvé par Collignon chez quelques Berbères tunisiens, tels que les

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