MISE EN
PROPORTION POUR CENT
d 71 à 76.09 T7 et au-essus luqu'à 70.99 de 71 à 76.99 g œ | Ca œ 1 3 | » 25
77 ct au-dessus
SES 'GIMAIREINES
Les Lesghiens, divisés en un très grand nombre de tribus, sont répandus dans
nt être
tout le Daghestan. La plupart de ces tribus, d’origines fort diverses, parais établies depuis un temps immémorial dans le Caucase, car il est question des Lesghiens dans les anciennes chroniques de la Géorgie, dans Plutarque et dans Strabon.
Il ne m'a pas été possible de visiter moi-même le Daghestan; je n'ai, par conséquent, pas pu étudier les Lesghiens dans leur pays. Toutefois, je dois à lun
de mes compagnons de voyage, M. le commandant Barry, un certain nombre
d'observations ethnographiques et une série de photographies relevées par lui >endant une excursion qu’il fit seul en Daghestan, Cest surtout d’après les beaux ravaux de M. le général Komaroff, de M. le professeur Zagoursky, de MM. Uslar et de M. von Erckert que j'essayerai de donner ici un aperçu sur l’ensemble de ces populations si difficiles à étudier.
Par suite de la grande variété qui existe parmi les peuples du Daghestan, il est esque impossible de déterminer à quelle époque cette région a été peuplée et quelle
est l'origine de ses tribus. Il est certain toutefois que par sa situation géographique,
e Daghestan a dû, de tous temps, être choisi comme lieu de refuge par les peuplades obligées de fuir où d’émigrer. Une fois établies, elles vécurent isolées les unes des
autres et parvinrent ainsi à garder leur physionomie propre.
PEUPLES CAUCASIENS 211 M. le général Komaroff a divisé en trois groupes principaux toute les populations du Daghestan, mais nous ne nous occuperons ici que des déux premiers, c’est-
à-dire des Lesghiens seulement. |
Kig. 34. — Lesghiens en expédition. (Caucase pittoresque.)
Le premier groupe comprend les familles qui habitent la grande vallée du Daghestan arrosée par la rivière Soulak. Cette partie du territoire a la forme d’un |
triangle dont deux côtés constituent la frontière est et sud du district, tandis que le
242 RECHERCHES ANTHROPOLOGIQUES DANS LE CAUCASE troisième est formé par la chaîne de montagnes qui surplombe la rive droite de la rivière Soulak et par la Koïssa Kazikoumouke.
Au point de vue ethnographique, c’est ce premier groupe qui offre le plus de diver-
sité. Il comprenait deux khanats, celui des Avars et celui des Kazikoumouks, ainsi
que plusieurs autres sociétés n’obéissant à aucun pouvoir. C’est aussi ce groupe qui
renferme la population la plus belliqueuse et la plus indépendante dont sortaient
autrefois les bandes de pillards qui venaient fondre sur la Géorgie et le Chirvan. Ils furent les derniers vaincus par les Russes. La langue sénéralement parlée est l’avar, et, fait important à noter, c'est l’arabe
qui est employé comme langue écrite, quoique sur certains points il soit remplacé
par la langue de P'Aderbeïdjan. La superficie de cette partie du Daghestan évaluée à 205 milles carrés, ce qui représente les 0,42 de la surface totale du pays.
Le deuxième groupe est composé des tribus qui habitent les montagnes à l’est jusqu’à la plaine. La superficie de leur territoire est de 170 milles carrés et repré-
ct.
sente les 0,35 de tout le dis
Ces deux groupes principaux se divisent en un très grand nombre de familles. Nous résumerons ici la classification que M. le général Komaroff a faite des Les-
ghiens, et que nous adoptons en partie.
PeupLEs LESGHENS. — Première section. — Avars, — Andiens, — Karatins, — Akhivaks, — Bagoulals, — Ideris, — Tschamalals, — Khvarchins, — Didos, — Kapoutchins, — Gounzales, — Botlikhtzes, — Kazikoumouks ou Lakes, — Artchins.
Seconde section. — Darghiens, — Khaïdaks, — Koubatchins, — Tabassarans, — Agoules, — Kurins, — Routoules, — Tzakhoures.
Au point de vue linguistique, M. Zagoursky a divisé les Lesghiens en Kazikoumouks, en Darghiens, en Kuriniens, en Tabassarans, en Artchins, en Andiens et
en Routoules.
lement établi sa classification d’après les lan-
M. le général von Erckert, qui a é
gues, a divisé les Lesghiens de la manière suivante :
GROUPE pu