‹ Recherches archéologiques en Algerier /par Stéphane Gsell. Avec des planches exécutéesChapitre 103 sur 266 · MY · texte numérisé non relu

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^LIX AVC- 5 BSTV:

Lignes 0-7 : [mil{iaria)] o[r]bi[s sui restituit] ?

Hencliir-Akliob, petite ruine sans intérêt sur le bord de la route (n» 6a sur la carte). Il y avait là un fortin sur un mamelon d'où l'on domine toute la plaine d'Ain-Beida.

Sur la gauche de la route, à environ 2 kilomètres et demi au nord-est de cette ruine, restes d'une ferme romaine (n" 63). — Près de là et toujours probablement sur la gauche de la route (n» 64), Kherbet-el-Msil, ruine sans importance. Pressoirs. Des fragments architecturaux semblent avoir appartenu à une église chrétienne : base de colonne, partie supérieure d'une demi-colonne, morceaux d'une corniche recourbée qui devait décorer la partie extérieure de l'abside.

Kherbet-Tenia, probablement sur la roule même, à 7 kilomètres à l'est d'Henchir-Akbeb (no (J5) : petite ruine ne présentant pas d'intérêt.

C'était vraisemblablement vers cet endroit (un peu plus à l'ouest?) que la route de Lamasba, venant d'Henchir-el-Hassi, devait rencontrer celle de Zarai à Diana.

Kherbel-Tamarit, 3 kilomètres plus loin à l'est et à 1 kilomètre au sud-sud-ouest de la source d'Ain-Beida. Ruine assez grande, entre le Djebel-Zana, le Djebel-Agmerouel et le Djebel-Messaouda. La position est importante au point de vue stratégique, car elle se trouve \ers la jonction de plusieurs voies naturelles (voir la carte). On y trouve les restes d'un fortin de basse époque (14 mètres de côté), et, au sud de ce fortin, une église, dont je donne le plan (fig. 22). L'abside était vraisemblablement flanquée de deux corps de bâtiments : en tout cas, il y en avait un à droite. En avant de l'abside, trois petits piliers (A, B, G), présentant des encoches, indiquent la place de la barrière {cancelli) qui isolait le chœur. Ils sont surmontés d'amortissements en forme de pommes de pin. La nef était séparée des bas-côtés par deux rangées de colonnes. Il n'y avait qu'une porte. Le monument est enterré d'un mètre environ : peutêtre des fouilles y donneraient-elles des résultats intéressants. — Trois inscriptions de Kherbet-Tamarit sont déjà publiées, ce sont les x[.°^ 4446, 4626 et 4627 du Corpus '. Les deux dernières, gravées sur de beaux cippes, ont été bien copiées : Tune d'elles (le n" ^G^S^) mentionne un certain Sex. Aelius Ladibelus qui fut successivement questeur, édile et duumvir : il dut exercer ces magistratures à

i. Ces inscriptions devront iHrc réunies et la note addiliounelle insérée dans le Corpus, p. 950, est à supprimer.

Diana, ville sur le territoire de laquelle se trouvait Kherbet- Taniarit*.

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Fig. 22.

= C. /. I., 4446. Caisson. Haut. on»,45, long. om,93. Haut, lettres 011,035. — Lignes 6-7 :

JFLAVSPRI [sic) IvVSFILIO

Plav(iu]s Prilmyus, etc.

1. J'ai fait remarquer plus haut (inscription n" 181) 'lue le territoire de Diana s'étendait à l'ouest au moins jusqu'à l'Henchir-Tifelouin.

Ruines d'un gourbi établi dans l'église. Fragment; long. 0^,79, haut. om,58. Haut, lettres om,o65. Moulures en haut et en bas.

ilTATEGiDD <£> nI MIANI AVGGTC\ FL0FLAVIANVS V I TVIT

[l^ro sainte et inc<Aum\itate d{ominorum) n[ostrorum) [Diodetiani et

Maxd\miani Aug{un)to[rum ] Fl{avius) Flavianus, v{ir) [p{erfectis-

simiis), p{raeses) p{rovinciae) N(umidiae) re^ti]tuit. — Cette inscription a été gravée par-dessus une autre que l'on a martelée : on devine un N de celte première inscription à la quatrième ligne, devant TVIT. — Le gouverneur Flavius Flavianus est déjà connu (voir Fallu de Lessert, Recueil de Constantine, t. XXY, 1888. p. 162i65).

Au sud-ouest du fortin. Fragment large de o"i,52. Haut lettres om,o5 environ,

jS".

A I kilomètre au nord-nord-est de Kherbet-Tamarit, près de la source d'Ain-Beida, il y a quelques pierres taillées; la localité était sans importance (n" 67 sur la carte).

Je n'ai pas suivi la partie de la route de Zarai à Diana comprise entre Ain-Beida et Ain-Zana et passant entre le Djebel-Zana et le Djebel-Mestaoua.

III. — Route de Zarai à Diana passant au sud du Chott-el-Beida,

La route de Zarai à Diana par Ain-Tifelouin était la plus directe. Il y en avait une autre, plus facile à suivre mais beaucoup plus longue, qui, au lieu de s'engager dans les monts des Ouled-Sellem, les longeait au nord-ouesl et au nord et passait au sud du Ghott-

cl-Beida. Le tracé de cette route est encore reconnaissable sur plusieurs points, en particulier à l'est et à l'ouest de Khcrbet-bou- Addoul'en (n" 69 sur la carte). Elle passait par rilenchir de la Mechta-Si-Salali, Klierbet-bou-Addoufen, Henchir-el-Cherat, Henchir- Tassa et devait rejoindre la voie directe de Zarai à Diana vers Kherbet-Tenia (n" 65 sur la carte), probablement à l'endroit même où venait aboutir la voie parlant de Lamasba et passant par Henchir-el-Hassi. La route que nous étudions en ce moment peut être considérée, dans la section comprise entre Kherbet-Tenia et la Mechta-Si-Salah, comme le prolongement de cette voie de Lamasba vers le nord-ouest dans la direction de Sétif.

Henchir de la Me.chta-Si-Salah. — Ruine considérable sur les dernières pentes des monts des Ouled-Sellem {n° 68 sur la carte)*. L'endroit s'appelle plutôt Bir-Ounkel, à cause d'un puits romain encore en usage. Nombreux pressoirs. Église dont le plan peut être encore reconnu : voir les figures 23 et 24 et l'explication de ces figures dans le texte, plus loin. Il ne faudrait guère creuser plus de o"',8o pour arriver au sol antique. Je n'ai trouvé dans cette vaste ruine que trois inscriptions, mal gravées et sans intérêt.

A quelques mètres au sud de l'église. Caisson. Haut. o™,55 larg. om,44, long. o«>,92. Haut, lettres 0^,04.

Deux busles.

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