‹ Recherches archéologiques en Algerier /par Stéphane Gsell. Avec des planches exécutéesChapitre 139 sur 266 · VII. — Plaine des Righas au nord du Djebel-Bou-Thaleb · texte numérisé non relu

VII. — Plaine des Righas au nord du Djebel-Bou-Thaleb

D'Ain-Azel, un i^assage étroit entre le Djebel-Goulla, au sud, et une chaîne parallèle (se rattachant au Djebel-Skrin), au nord, conduit à la plaine des Righas, arrosée par des cours d'eau qui vont se jeter dans l'Oued-bou-Sellam. Dans ce passage, on reconnaît à diflërents endroits des traces d'une voie romaine. Au débouché, à l'ouest, se trouvent les ruines d'une ville qui a dû être considérable, ruines dont l'aspect est aujourd'hui altéré par la construction d'un grand nombre de gourbis et de murs de jardins. Ce lieu s'appelle Ain-M'âteur (n° i32 sur la carte) ^ Près de la fontaine, il y a une construction rectangulaire laite avec des matériaux ayant servi auparavant à d'autres usages : caissons, fragments de corniches, etc. Elle mesure 25 mètres de long sur 20 de large, les murs sont doubles. C'est sans doute un fort. A 4oo mètres environ au sud-est de la fontaine, il y avait une église orientée au sud-sud-ouest : on

1. Sur Ain-M'iifcur, voir Pelletier, Revue africaine, t. V, 1861, p. 452; Cat, La province romaine de Maurétanie Césarienne, p. 172.

ne voit plus que quatre pierres dressées, qui faisaient partie du tour de labside, et deux bases de demi-colonnes. Il existait une autre église i5o mètres plus bas dans la direction du sud ; il n'en reste aujourd'hui que quelques pierres, appartenant aussi autour de l'abside. Un assez grand nombre de colonnes, la plupart de mauvais travail, ont été employées dans les constructions arabes de ce lieu. — Nombreux pressoirs.

Inscription publiée au Corpus, n° 8772 (Pelletier). — A quelques mètres à l'ouest de la fontaine d'Aïn-.M'àfeur. Haut, de ce ([ui reste o™,6o, larg. o",52, épaiss. o'",43. Haut, lettres, o",o35. D'une lecture assez difficile.

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jLAVDIOCOX STANT'o

5 Irpetvoacvictori

il S S I M O S £ M P E R

]ID1VS V PPPRESES

[viNCIE MAVRETAj

L'inscription est complète en haut. Ligne S : au lieu de VF? qui me semble la lecture la plus probable (quoiqu'un des P soit inutile), on pourrait peut-être lire : vfe, vir.

T'riumforum part(j[rum\ yloriae ac lirtutis [apciori, il[omino) n{oslro) Flavio [C]laudio Constantio, [pe]rpeluo ac victori[os]issimo semper [Au](juslo, Ckiudius [ElpTidius, r(tr) p{erfectissimus), <p> preses ~pro]vincie Maureta[niae SUif{ensis], d](voiU)< [numini maiestalique élus .

D'autres inscriptions présentent aussi la suiie incorrecte de noms Flavius Claudius Constanlius ' : il convient de les corriger, soit en

1. I . l. L., VIU, 8475 (inscriplion de ^^élif), 1017:!. P.illu do Lesserl, Bulletin Ir nestrifl (les antiquités africaines, t. III, 1885, p. lO-i. C. I. L., III, ,i739.

Flavius ClaudiiJS ConsUm'inus, et dans ce cas il s'agit de Constantin II, frère de Constance, soit en Flavius Iulius Conslantiiis, noms de l'empereur Constance II; c'est plutôt celte dernière correction que rinscription d'Ain-iM'âfeur semble demander. — Claudius [Elp?Jidius était gouverneur de la Maurélanie Sitifienne : j'ignore pourquoi il est classé, dans le Corpus *, parmi les gouverneurs de la Césarienne. Rien n'indique que ce personnage ait été investi de fonctions militaires.

A fio mètres environ au nord-est de la fontaine. Fragment de om,38 de haut, 0^,28 de large. Haut, lettres o",o5.

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