Recueil de Comtantine, t. XVllI, 1876-1877, p
vraisemblable; cependant on pourrait songer aussi aux ruines de Ras-el-Oued •.
Le principal affluent de droite de TOued-el-Ksobest l'Oued-R'dir, près duquel se trouvent deux ruines très étendues : Bordj-R'dir, dans une vallée étroite, mais fertile (n» i48 sur la carte), et les Ouled-Agla, en plaine, près du confluent de TOued-R'dir et de rOued-el-Ksob (n° 149).
Il existe à Bordj-R'dir, à l'intérieur d'un gourbi, une mosaïque intéressante dont la partie supérieure est malheureusement brisée. On y voit, dans un cadre de i",93 de long sur in',62 de large, la représentation d'une chasse au sanglier. A droite, le sanglier en arrêt. Devant, un enfant déjà frappé par lui et tombé à terre; il est vêtu d'une tunique blanche. A gauche, un homme (la tète manque) s'avance rapidement vers le sanglier, en tenant des deux mains sa lance ; il est simplement vêtu d'une chlamyde rouge et porte des chaussures de chasse. Entre cet homme et le sanglier, on voit encore un gros molosse en arrêt, ainsi qu'un bout de lance et un pied couvert d'une chaussure de chasse : c'est tout ce qui reste du personnage représenté à cet endroit. Autour de cette scène, un cadre dont l'ornementation consiste en des combinaisons de palmes et de cercles enfermant des étoiles à huit rayons. Cette mosa'ique, d'un assez bon dessin, est cependant bien loin de valoir celle des Ouled-Agla pour la finesse de l'exécution et la variété des couleurs.
Il y a aussi à Bordj-R'dir un mausolée à un étage, en pierres de taille, mesurant 3^,70 de côté et conservé jusqu'à une hauteur d'environ 5°^,5o: il mériterait d'être classé comme monument historique.
Au-dessus des ruines de la ville antique, dans la direction du sud-est, on voit, sur une colline escarpée, les restes d'un fort carré de 29 mètres de côté, dont les murs, épais de 2m, 20, sont formés de blocs énormes grossièrement équarris : les interstices sont bouchés par de petites pierres. A une cinquantaine de mètres en avant de ce fort, à l'ouest, se trouve un fortin construit de même et me-
1. M. Cat {Essai sur la province romaine de Maurétanie Césarienne, p. 175) rapproche Tamanaana de l'episcopas Tamallumeasis de la liste des évêques de 484 et da limes Thamalloinensis de la Notifia dignitatum (cf. Fallu de Lessert, Recueil de Censtantine, t. XXVI, 1890-1891, p. 30) et cherche cette ville à Ain-Temella. près de Rasel-Oaed : une inscription d'Ain-Temella a été publiée dans le Recueil de Constantine, t. XXII, 1882, p. 321.
surant 8 mètres de long sur G'^jSo de large. Le fortin et le fort étaient mis en communication par des ouvrages aujourd'hui presque entièrement détruits : on ne distingue que deux lignes de pierres de taille.
J'ai copié à Bordj-R'dir, au sud de cette colline, une inscription gravée sur un chapiteau de pilastre.
Larg. o™,66. haut. oni,32. Haut, lettres oni,()6.
ISV-ISAIAV^
Je ne comprends pas cette inscription *.
La construction d'un village européen aux Ouled-Agla, à 14 kilomètres au sud-sud-ouest de Bordj-bou-Aréridj, a amené en cet endroit des découvertes importantes, sur lesquelles je n'insiste pas, car elles ont déjà été signalées par plusieurs archéologues '. Des fragments de la belle mosaïque' trouvée par M. Puech ont été récemment transportés à Constantine.
Voici quelques inscriptions que j'ai copiées aux Ouled-Agla.
Les n"^ 323-327 ont été découverts ensemble et sont aujourd'hui déposés dans la cour du bordj.
Pierre. Haut. o'^jôS (brisée en bas), larg, o'°,48, épaiss. 0^^,17, Haut, lettres o™,o6.
D M s SICINI vsFavs
1. M. Pasqualaggi, adjoint spécial de Bordj-R'dir, qui a bien voulu m'accompagner dans ma visite aux ruines, m'a signalé une inscription découverte il y a plusieurs années, puis mise en pièces. Il y a lu, m'a-t-il dit :