Bulletin de Correspondance africaine, t. I. 1883, p
INSCRIPTIONS DE KIIAMISSA, DE M'DAOUISOUCM, ETC. .159
sont des sacerdotcs loris (C. I. L., ifiSjâ), Caeleslis [C. I. L., 4073, /,fi74)', Telluris (notre n° 067), Saturni (nos n°* 552 et 553), IHutonis (C. 1. L., /|()<So, /,r,83, 4687), I?6c?'i Patrh [C. I. L., 4GS1, 4r)8'.>.)*. II y eut des martyrs à Madaure dès l'année 180'; on connaît quelques évèques de cette ville au iv^ et au v^ siècles* et on y a trouvé quelques inscriptions chrétiennes^ : cependant le christianisme triompha tard dans celte ville; au temps de saint Augustin, la plupart des habitants étaient restés païens».
Voici une statistique des âges relevés sur les épitaphes de M'daourouch :
Nombre des individus Années. , . . .
morts a cet âge.
Moins de 10 20
De 10 à 20 (exclusivement) 20
De 20 à 3o 37
De 3o à 40. ..... 28
De 4» à 5o. . . 28
De 5o à fio 3i
De 60 à 70 36
De 70 à 80 43
De 80 à 90 33
De 90 à 100 19
Au-dessus de 100 10
Comme je l'ai noté plus haut, à propos de Khamissa, les âges ne sont pas toujours exactement indiqués sur les épitaphes, surtout pour les personnes mortes dans un âge relativement avancé : les chiffres ronds (55, Go, 65, 70, 75. 80) apparaissent trop souvent pour être exacts. En comparant les deux tables de M'daourouch et de Khamissa, on remarquera que les cas de longévité étaient un peu plus fréquents dans la première de ces villes.
1. Cf. ^ussi à Sidi-Brahim. lieu voisin de M'daourouch : C. I. L., 16Sfi5.
2. Un sacerdo<! sans qualiPicatir dans notre n° 677. — Voir encore C. I. L.. 16S76.
3. Voir à ce sujet Nnumann, Dcr rrimische Staat iinri die allgemeine Kirche, p. 76, et 286.
4. Pour les annc'^os 349, 411 et 484 : voir Morcelli, Africa chrhtiann. t. I, p. 210.
5. En fout quatre : C. I. t., 4762 (= C. I. L„ 16872), 4763, 16907 et notre n" 627. Les inscriptions n" 627 et C. I. /.., 4763 smil. je crois, les plus anciennes et appartiennent au IV' siècle. L'inscription C. T. L.. 16907 serait un peu plu*! récente, et l'inscription 4762 plus récente encore.