‹ Recherches archéologiques en Algerier /par Stéphane Gsell. Avec des planches exécutéesChapitre 255 sur 266 · XLV VIX ANNI · texte numérisé non relu

XLV VIX ANNI

Autel. Enterré; haut, de ce qui dépasse i"',()7, larg. o",38» épaiss. o'n/iS. Haut, lettres o'n.or). Au-dessus, guirlande.

K- D • M • S C' e VALERIA e- 0 OFEILIA^ •VIX-AN-^C

Ofc[l]lia.

1. Cf. Maxiiiifi lie Mndaure (l>^^tlrj à saint AugusLiii, dans le recueil des leUi'os de rc saint, Lettre 10 § I) : ... nostraa ttfbi.t forum nuiiiinitin frequcnlia possessum nos

ccriiimun Cf. saint Augustin, Letliex, 17, § I. — Apulée, Ajiolurjie, 2i : vt'tera-

tioruni militum nuvo cunUitu xpleiiiltdissiiiia cotuiitd sumiis. — C. 1. L-, 4079 et 4084 : nirntiulis d'aics et de statues.

2. On a [lailé à plusieurs reprises de nionumculs ni'galilliiqucs circulaires qui so

A •?. kilomèlres environ au nord-ouest d'Hencliir-Lala, sur le versant de la montagne, il v a encore quelques ruines : on y voit dos restes de pressoirs.

trouveraient au milieu des ruines de Madaore. J'y vois simplenieot des ruines d'enceiulcs couslruites jadis par des Arabes pour y enfermer leur bétail.

INSGKIPTIONS DE KHAMISSA, DE M'DAOUROUCll, ETC. 415

CHAPITIiE 111

Ksiba-Mraod

De M'daourouch, je me suis rendu àKsiba-Mraou parSidi-nraliim, Ain-Tamatmat, Taoura et SMi-Youcef. — A Sidi-Hrahim (à G kilomètres au nord ouest ('e M"daouroucli), contre la j;are de chemin de fer dite de Dréa', il y a un marabout, orné à rinlérieur de colonnes antiques, dont deux torses et une cannelée. A côté, ruines d'un grand édifice en blocage ; on voit auprès un fragment d'architrave sculptée, en pierre : rangée d'imbrications, suite de rosaces reliées par des rinceaux. On a découvert à Sidi-Brahim quelques inscriptions, dont une bilingue en latin et en grec*. Je ne les ai pas retrouvées. La ruine a beaucoup souiïcrt de la construction du chemin de fer. 11 est possible que Sidi-Brahim représente l'Ad moins de la carte de Peutinger, indiquée à 6 milles de Vasidice, qui est probablement Ain-Tamatmat. De Sidi-Brahim à Ain-Tamatmat la distance est en eiïct de () kilomètres et l'on suit une route antique, bordée de quelques ruines insignifiantes. Vasidice est indiquée comme se trouvant à 5 milles à l'ouest de la ville de Tagura, distance qui correspond avec celle qui sépare Ain-Tamatmat de Taoura '. Au-dessus de la porte du fort byzantin d' Ain-Tamatmat, on voit un relief emprunté sans doute à quelque mausolée : un génie ailé, tourné à droite et s'appuyant sur une torche renversée. Dans finscription publiée au Corpus, n" 4''^7> il ^^^^ l'i'e LXXXXV (non LXXXV).

1. Dréa se trouve à une dizaine de iiilomètres au nord-ouesf.

3. M. Tissot {Géofjraplae de la province romaine d'Afrique, l. II, p. 383) place aussi Vasidice â Ain-Tamatmat. Inscriptions d'Ain- Tamatniat publiées au Corpus : n" 4657, 4658, 4664, 4667.

J'ai visité Taoura* et Sidi-Youcef', mais je n'y ai rien trouve qui soit digne d'être noli'. La deslriiclion des ruines de Sidi-Youcef a été achevée récemment, lors de la con?triulion du liordj tunisien.

Ksiba-Mraou est une ruine importante, peu connue avant ces dernières années. M. le capitaine lîrocliin a publié dans le Bulletin archéologique des Travaux historiques une excellente description de cette ruine, accompagnée d'une carte', et les inscriptions connues jusqu'à ce jour figurent dans le supplément du Corpus, paru récemment*. Il est assez vraisemblable qu'il faut voir dans Ksiba- Mraou la ville antique de ?viraggara, mentionnée dans les Itinéraires entre Tliagaste (Souk-Ahras) et SiccaVeneria (Le Kef) d'une part, Tagura et Sicca Veneria de l'autre' : c'est une opinion exprimée autrefois par Berbrugger • et reprise depuis par M. Goyt % par Reboud', et enfin, mais après plus de réserve, par M. Schmidt'. J'ai visité Ksiba-Mraou à une époque où les blés et les orges qui couvrent les ruines étaient déjà très hauts, aussi n'y ai-je pu faire que peu de découvertes.

Au nord, se trouvent de nombreuses stèles sans inscriptions, où l'on voit des personnages, au-dessous desquels sont représentés des taureaux ou des moutons se dirigeant vers un autel. MM. Brochin et Scbmidt*" pensent qu'il y avait là un cimetière : je crois plutôt que ces stèles étaient des ex-voto à quelque divinité. Au sud et à l'est, se trouvaient les cimetières. Voici des inscriptions que j'y ai recueillies.

i. C. I. I., p. IGOT. — Comptes rendus de l'Académie d'Sippone, t. XXV, 1888, p. xïxii. — Tissot, p. 382.

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