‹ Recherches archéologiques en Algerier /par Stéphane Gsell. Avec des planches exécutéesChapitre 50 sur 266 · Voir p. 30, n · texte numérisé non relu

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5. 11 est (lu mo:iie style que les plaquis qui oriiaiciit le socle du sarcophage île sainte Salsa (voir p. 33 et pi. VIII, iig. \-l).

8" Un autre fragment en pierre, présentant la partie supérieure d'une croix monogrammalique ;

()° Dos fragments d'une stèle en tuf représentant un disque surmonté d'un croissant, le haut et le bas d'une petite colonne ionique (faisant sans doute partie de l'encadrenient du sujet central);

lo" Le haut d'une stèle de type phénicien, en tuf, où l'on voit un croissant surmontant un disque et flanqué à droite et à gauche du symbole dit de Tanit; par-dessous, sous un fronton, la tête d'une femme (hauteur de la tète o'",!?.); le reste de cette figure est perdu '.

11° Une dalle de pierre, brisée dans sa partie supérieure, et portant une inscription payenne (haut, de ce qui reste de la pierre o™,4i ; larg. on',/i5; épaiss. o^.iS. Haut, des lettres : o"'\o6 pour la ligne I ; o'",o45 pour les lignes suivantes) :

D M^ TVRPILIAE SERVANDAE V A XXIIIl

i9.o Un fragment de pilastre (larg. o-^jSS; épaiss, o°',4o; haut, de ce qui reste o'",74) présentant sur le devant un cadre rectangulaire qui enferme une baguette striée obliquement;

i3° Un fragment d'un chapiteau de pilastre en pierre (peut-être du même) de style corinthien;

14° Une petite base ovale avec un socle rectangulaire (haut. o°',2i ; larg. o^j.io; long. o",73);

i5° Pierre qui provient probablement dun de ces murs (larg. o™,35; haut. 0^,17 : épaiss. o"", 20; haut, des lettres o",5o) :

G • PÎT

Le point est douteux. Cette inscription semble appartenir à la même série que celles qui ont été publiées au Corpus, n"* 9296, 9307, ainsi que par MM. Gavault, 'Revue africume, t. XXVII, i883, p. 479> n"» 1-4, et Poinssot, Bulletin des Anliquités africaines, t. II, 1884, p. 214, n»* 487-490.

16° Pierre ayant servi de jambage de porte et semblant avoir été employée ensuite dans le mur qui barrait la nef entre les

1. 11 existe à Tipasa, chez MM. Tréiiiaux et roiilomlicl, lilusitiiis stèles de ce style — Cf. aussi Doublet, Musée d'Alger, pi. IV, (ig. 'J (stclc qui prmiciit de Tipasa).

sixièmes piliers. Sur la partie exlérieurede labande en saillie contre laquelle s'appuyait la porte oq bois, ce bout d'inscription (haut. des lettres o^joSS).

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xy» Des fragments d'une corniche en pierre; la coupe de cette corniche est représentée planche VII, figure lo bis.

i8° Enfin un très grand nombre de claveaux.

Ces claveaux, comme le prouvent leurs dimensions', ont appartenu à la basilique elle-même, et comme nous avons trouvé très peu de claveaux dans la partie orientale de l'édifice, c'est sans doute dans cette partie qu'ils étaient auparavant placés. Les murs en question sont donc certainement postérieurs à la destruction partielle de la basilique. Je ne pense pas cependant qu'ils aient été construits par des Arabes qui, s'ils avaient voulu approprier cette partie de la nef à de nouveaux usages, l'auraient débarrassée des monuments qui l'encombraient, en particulier du socle. Au contraire, la disposition régulière de ces murs autour du lieu le plus vénéré de l'église indique une œuvre chrétienne. Il est probable qu'après la première invasion arabe et avant la conquête définitive du pays, les derniers chrétiens de Tipasa ne voulurent pas abandonner la relique de leur sainte patronne sous les ruines que les infidèles venaient de faire. A la hâte et comme ils purent, ils lui construisirent un abri. Humble chapelle d'abord, puis grande basilique à partir du vi* siècle, l'édifice élevé sur les restes de sainte Salsa ne fut plus au vu» qu'un misérable oratoire. Puis vint la destruction totale -; quelques gourbis s'installèrentjdans la ruine ' et le souvenir de la sainte s'effaça. C'est à M. l'abbé Duchesne que revient l'honneur d'avoir montré l'intérêt historique qui s'attache à cette ruine.

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