‹ Recherches archéologiques en Algerier /par Stéphane Gsell. Avec des planches exécutéesChapitre 64 sur 266 · M III · texte numérisé non relu

M III

Imp{eratori) C[aes{an) M. Aurelio Va[le]rio Mnximiano ou bien

(J\aes[ari) Galer]io Valerio, etc. Il s'agit de Maximien ou de Galère.

= C. I. L., 10393 (Greff et Aublin). L'inscription qui figure au Corpus est indiquée comme gravée sur une colonne encore en place à Enchir-Abeid, chez les Ouled-bou-Aonn. Ni Wilmanns, ni M. Masqueray, ni moi, n'avons retrouvé à Henchir-el-Abid{= Enchir- Abeid) la colonne en question*. Il est donc très probable qu'il s'agit de la colonne retrouvée par moi en place sur la route de Zana au troisième mille. La distance de ce point à Henchir-el-Abid est de 4 kilomètres environ.

Ligne i : les deux dernières lettres A et V sont liées.

Lignes 4 et 5 :

avgp|art

Lignes 8 et 9 :

PONTMA ]

XPONTMA i (sic)

XMILLVET ] DILREST

Au même endroit, j'ai fait déterrer les bornes qui suivent :

Colonne. Haut. i"i,6o, diam. 0^,32. Haut, lettres 0^,05.

Imp caes m a^

rellivs severvs

antoninvs pivs

fel avg part mx

brit max germ

max pont max

milvetdilrest Cf. plus haut, n" 12.

1. C'est donc ^r'^isnmljlablement par erreur que Renier (n°' 4340 et 4341) la place au même endroit que le u" 10394 du Corpus, qui est bien à Henchir-el-Abid, où je l'ai retrouvé.

Colonne grossière. Haut. i™,7o, diam. om,33. Haut, lettres o™,o.>.

I iSP • C A E S L-DOMITI VSAVRELI ANVS-PIVS FELIX-AV G V S T V S

Haut. i",i)o, larg. o°',33, épaiss. o'",34. Haut, lettres om,o3. Fruste et d'une lecture très difficile.

PERPETVOG LORIOSISSIM OINDVLGENT I S S I M O I M 5 PRESTIT V TO RBISLD O M I T I O N R E L I A N O^

mmmmTKi

BVNICIE PO TESTATISVC

OJ^S II P P l, (sic) 15 TRIBVNIC lEPOTEST ATIS

Inscription de l'année 274 .

Colonne. Haut. i™,c>^, diam. o"'.'^(î. Haut, moyenne de? lettres on>,o4. — Mal gravée et fruste.

IMP-CAES-M-CLA (.««r) BIVS-TACITVS-IN VICTVS P F AVG MATRIB-P -Il • CO SPP • PROCOXS

Cf. plus haut le n*» .'i. — Ligue 4 : p[ontifex) a ete omis par le graveur. Ligne? '( et ^ : ron)[s{ul]], p(ater) piatriae). Il faudrait ros Tl; rin?oription est de l'année 276.

Haut. im,()o, larg. o^/îa, epaiss. 001,37. Haut, lettres o™,o3. — Extrêmement fruste.

(A-ic)

X S S îf 1 O I N V I C T G G E R M A X I C 5 O M A X I M O PRrsCIPI NOBIL^M OCESARHiV VETVTm (sic)

Cette inscription, pleine d'irrégularités, était d'abord destinée à deux empereurs. — Elle se rapporte à Constance II plutôt qu'à Constance Chlore. La ligne 10 a peut-être été ajoutée quand Constance devint Auguste en 337.

Peut-être identique au Uo 10392 du Corpus (Payen) : le milliaire y est indiqué comme se trouvant à 1 Henchir-Sidi-Amar qui est à

'2 kilomètres de là, à l'est-nord-est. L'inscription de Valentinien, Vaiens etGratien est très fruste, ce (jui expliquerait que M. Payen ne l'ait pas vue. — Colonne. Haut. 2 mètres, diam. 0^,37. Haut, des lettres : première inscription om,on, seconde inscription o^joa.

DDDNNNV

ALENTINIA

NIVALENTI ShTGRATI

AXIStNPE

TI

Première inscription : D(omini) [n{ostri)F]l{avii) C[laudi{i)] lul[iani], vlctoris, etc. Elle se rapporte à l'empereur Julien. — Par dessus on a gravé une inscription aux empereurs Valentinien, Vaiens et Graticn.

Borne avec une inscription de huit ou neuf lignes entièrement martelées. Aux deux dernièi'es lignes on distingue :

Peut-être [comme]an[tibus i]nn[ovavit], fin d'une inscription d'Elagabal ou d'Alexandre Sévère.

Quatrième mille.

Les bornes du quatrième mille ont dû se trouver quelques centaines de mètres à l'ouest de l'Henchir-Sidi-Amar (n» 8 de la carte). Je les ai cherchées en vain : elles ont dû être recouvertes de terre ou détruites. Trois bornes copiées par Greff et indiquées comme se trouvant à l'Henchir-Sidi-Amar appartenaient au quatrième mille : l'une d'elle se termine par le chiffre \\\\. Elles figurent au Corpus sous les n»" 10389, 10390, 10391.

Cinquième mille.

A 3 kilomètres des bornes du troisième mille, dans la direction du nord-est (n° 5 de la carte). Colonne. Haut, (bas brisé) o™,62. Haut, lettres o°,o45.

^MPCAESARCe

\ESSIVSQ.VIN ^VSTRAIA\VS

OECIVSPIVSFE riIXAVG

Deux colonnes appartenant aussi à un cinquième mille (le fait est certain pour Tune qui se termine par le chiffre V, et probable pour l'autre) se trouvent actuellement à Henchir-el-Abid (n» i4 de la carte) et ont été publiées au Corpus sous les n°^ 10894 et loSgS. Elle ne sont pas en place'. Elles auraient donc pu être transportées du cinquième mille de la route de Lamasba à Diana, qui se trouve à 3 kilomètres environ à l'est d'Henchir-el-Abid*, mais je suis plus porté à croire qu'elles appartenaient à une roule dont il sera question plus loin, route qui, partant de Lamasba, se dirigeait vers le nord.

Sixième mille.

Les bornes du sixième mille se trouvent dispersées parmi les ruines de l'Henchir-Batha (n" 6 de la carte), M. Masqueray ^ en a déjà signalé trois à cet endroit.

1. Elles ne gisent pas l'une auprès de l'autre, corn ne le laisserait supposer l'indication du Corpus (10395, ibi ubi est 10394), mais sont éloignées d'au moins 200 mètres.

2. M. Masqnerar {Bulletin de Corrapondaice afncaim, t. II, 1384, p. 224) les attribue à la rente de Diana.

3. Masqueray, Bulletin de Cornspondance africaine, t. Il, 1S34, p. 2^.

= Masqueray : « Sur Tune, on distingue ven(M<i. » Haut, (bas enteiT(') o™,6o, larg. o^/iS. Haut, lettres on',04. — Très fruste.

jmmmmm

mAOM

^\XIMIANO IVNIORI NO B I L I S S I M O CES PRINCIPI IVVENTVTIS P F AVG BEN ) S2>

} (sic)

Inscription de Galère.

Restituer : [D{omino) n^ostro) Galerio Vale\rio, etc. — Je crois que la fin de rinscription peut s'expliquer par une erreur du graveur qui aura passé une ligne ; le texte qu'il avait pour modèle se terminait peut-être ainsi :

PFAVGRES LAMASBEN

Cf. plus haut le no 8 et l'inscription suivante, rédigés de même et probablement gravés par le même lapicide.

Au nord-ouest de l'henchir, dans les ruines d'un gourbi. — Haut, (enterrée) i mètre, larg. o-,38, épai.ss. o'n,25. Haut, lettres om.oSS.

FLAVAEIO CON {sic)

STANTIO NO B I L I S S I M O CAES PRI N CI ^ PI IVVENTVTI S P 1- AVG RES P • L A M S B E N V G

Ligne i : Fla{vio) Va{l)e{r)lij Comlantio. etc. — Il s'agit de Constance Chlore. — Lignes 6-8: resp{ublica) Lamasben[s{i!i) A]ug(usta)l

Je rei,'rette vivement que le mauvais temps ne m'ait pas permis de m"engager dans la montagne entre Henchir-Balha et Zana, pour étudier la continuation de cette route. C'est un parcours de quelques kilomètres (18 environ) que l'on peut, je crois, recommander aux personnes qui visiteront Zana : il est probable qu'on découvrira sur le chemin de nouvelles bornes milliaires. M. Masquera}" pense que les bornes C. I. L., io383 et io38/i (n» 7 sur ma carte) appartenaient à cette route de Lamasba à Diana.

Elle est indiquée dans l'Itinéraire d'Antonin * :

Item a Tamugadi Lamasba... mpm LXII

Tadutti XXVIII

Diana veteranoruin ... XVI Lamasba XVIII

A cette route de Lamasba à Diana se rattachent dans le Bellezma deux ruines sans intérêt, l'une petite, Henchir-Sidi-Amar, sur la droite de la route, à la hauteur du quatrième mille (n» 8 de la carte), l'autre plus étendue, Henchir-Batha, au sixième mille (n° 6 de la carte). On y remarque des restes de pressoirs.

J'ai retrouvé à Henchir-Sidi-Amar les inscriptions C. L L., 4461- 44'î4> copiées par Wilmanns. Elles sont gravées sur des caissons.

D M s A ELI A • TERT¥,LA VIXIT • ANNIS • -P • a[ LX EGNATIVS S I LVA N V S • FE CIT MATRI ME K E N T I

Ligne 3 : p{lus) \m{inus)\.

1. Bulletin de Correspondance africaine, t. II, 1884, p. 224.

2. Édition Parthey et Pinder, p. 14-lo. Cf. Tissot, Géographie de la province romaine d'Afrique, t. II, p. 512.

= C. I. L., 4464. A la ligne 2, il y a, non VLP, mais IVL. J'ai déterré à Henchir-Sidi-Amar cette autre inscription :

Caisson. Haut. om,7o, larg. om,48, long, onsgo. Haut, lettres, c", 02. D M s

M • IVLIVS • FROKTO VIX • ANNIS • LX FRATRP MEREN T I I V L I V S V R BANVS TITV LOS INSTITV I T 55

Page 1