III. — ZANTE. y
Et beaucoup plus bas : M. Chiotis , 1 , 213 , lit : [(fjva?
nsv, l7taivg[i], M. Stamatelos, N£a
Hav^copa, t. Z, no 164 : [a(]vaÇ Hav
lizoLiyfl (?). On voit qu'il n'y a point du tout nsv sur la pierre ; du reste je ne sais comment lire Tinscription.
Cette borne a été trouvée à un quart d'heure environ à l'E. ou au N.-E. de Skoulikadho , à l'endroit nommé MaupoYevidî. C'est un chemin creux dans un bois d'oliviers ; on y voit quelques restes de constructions , qui semblent être de l'époque romaine , et qui ont été, paraît-il , plus considérables ; on apercevait , dit-on, autrefois à cet endroit deux bornes semblables à celle de M. Metaxa , un peu plus petites et plus larges , avec des inscriptions , et à quelque distance vers le N. plusieurs autres bornes, plus petites (1).
De l'autre côté de la chaîne de montagnes , à Volymes et à Maries, on a découvert, m'a-t-on dit , des puits (?) ou hypogées antiques; on n'y a remarqué aucune trace de sépultures.
Voici ce que dit M. Chiotis des restes antiques trouvés dans toute cette partie de l'île :
« Au pied de la chaîne de montagnes qui traverse l'île , du côté des villages de Romiri , de Skoulikadho et jusqu'à celui de Volymes , qui est à l'extrémité de l'île , on rencontre des hypogées ou puits , des fragments de colonnes, des lampes, des statues, des bas-reliefs, etc. M. Barbiani garde un fragment de marbre de Zante, des carrières du cap Skhinari, sur lequel est représenté, en bas-relief , un cavalier tenant d'une main un cheval , de l'autre une massue ou un fouet ; à côté de lui s'élève un autel, qui porte au milieu une tête de bélier. Le même Barbiani trouva en 1820 , à l'endroit nommé MaupoYevetdE , une grande plaque brisée avec une inscription. Non loin de là on rencontra aussi une construction enfouie, se dirigeant vers le N. sous des oliviers, et faite de pierres et de ciment. Près du même endroit , on a encore trouvé des tombeaux , des os , de grandes tuiles et des fondations d'autres constructions. »
Au-dessus de la porte du monastère de la Skopiotissa (2) , sur
(1) En 1876» on a aussi trouvé dans les en virons un vase avec des os.
(2) Et non à Melinadho, comme le dit le Corpus.
le mont Skopos, on lit rinscription suivante en caractères byzantins (C. J. 6., 1935):
6 fOcSvoc a^iç lauT&v ioXç ^"kétam SafAoEJ^ei
et au-dessous les lettres :
nKTO ie9W«+ ABKTK
Dans le livre de Barbiani , folio 15 , on trouve la singulière explication que voici :
» Sur le Skopos il y avait autrefois deux villages , qui s'appelaient tous les deux Lambetti. Ces deux villages n'existent plus maintenant , et la tradition veut que par jalousie ils se soient fait la guerre jusqu'à s'entre-détruire. Les lettres inscrites sous le vers ô (pôovoç auToç laurov éotç peXseffcrt SafiwxÇet seraient les initiales des noms des principaux chefs de famille des deux villages. D'autres toutefois racontent que les deux villages furent ruinés , soit par la peste , soit par les incursions des Sarrasins. «
M. Chiotis dit avoir vu , au-dessus de la même porte de la Skopiotissa, rinscription 'ApTefxt^i. Je ne Tai point vue, et le papas de l'église , qui est né au monastère , ne se rappelle pas l'avoir vue non plus.
Dans le monastère de la Skopiotissa on conserve de curieuses broderies byzantines , faites en grande partie avec des fils d'or ou d'argent :
lo Un dspaç , où est brodée une descente de croix ;
2o Des manches brodées; on y lit la date ÇptÇ (?) (7117 après la création du monde , c'est-à-dire 1609) ; le sujet représenté est l'Annonciation ;
3® Une fo|x(pa{a également brodée, et qui semble du même travail que les manches : sous un trône , où est assise la Vierge avec l'enfant , entourée d'anges , on voit différents martyrs ou saints , entre autres Constantin et Hélène.
Dans la même église on montre aussi :
Une croix en bois de cyprès avec des sculptures sur les deux faces, représentant douze scènes tirées de la vie de Jésus (les douze
grandes fêtes de l'année) ; on lit en haut, d'un côté —, de l'autre — ;
Enfin un calice en argent doré avec des bas-reliefs, ayant servi